{"id":483,"date":"2021-08-22T13:23:43","date_gmt":"2021-08-22T13:23:43","guid":{"rendered":"https:\/\/mistial.com\/all-articles-fr\/2021\/legypte-ancienne\/"},"modified":"2021-08-22T13:23:43","modified_gmt":"2021-08-22T13:23:43","slug":"legypte-ancienne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mistial.com\/fr\/histoire\/2021\/legypte-ancienne\/","title":{"rendered":"L&rsquo;Egypte ancienne"},"content":{"rendered":"<p>Le terme \u00ab\u00a0Egypte\u00a0\u00bb (Aigyptos) vient du ph\u00e9nicien \u00ab\u00a0Hikupta\u00a0\u00bb &#8211; un \u00e9gyptien d\u00e9form\u00e9 \u00ab\u00a0Hatkapta\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0Temple de Ptah\u00a0\u00bb), le nom de l&rsquo;ancienne capitale \u00e9gyptienne de Memphis. Les \u00c9gyptiens eux-m\u00eames appelaient leur pays \u00ab\u00a0Kemet\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0Terre noire\u00a0\u00bb) en fonction de la couleur du sol noir de la vall\u00e9e du Nil, par opposition \u00e0 \u00ab\u00a0Terre rouge\u00a0\u00bb (d\u00e9sert).<\/p>\n<h2>G\u00e9ographie Et Conditions Naturelles.<\/h2>\n<p>L&rsquo;Egypte est situ\u00e9e au nord-est du continent africain et est reli\u00e9e \u00e0 l&rsquo;Asie occidentale par l&rsquo;isthme de Suez. Dans les temps anciens, l&rsquo;\u00c9gypte \u00e9tait comprise comme une vall\u00e9e form\u00e9e par le cours inf\u00e9rieur du Nil. Du nord, l&rsquo;\u00c9gypte \u00e9tait limit\u00e9e \u00e0 la mer M\u00e9diterran\u00e9e, \u00e0 l&rsquo;ouest &#8211; le plateau libyen, \u00e0 l&rsquo;est &#8211; les hauts plateaux arabiques (orientaux), au sud &#8211; le 1er rapide du Nil. Il s&rsquo;est divis\u00e9 en Haute (la vall\u00e9e du Nil proprement dite) et Basse Egypte (la r\u00e9gion du Delta, la large embouchure du Nil de plusieurs branches, sa forme ressemblant \u00e0 un triangle).<\/p>\n<p>La vall\u00e9e du Nil \u00e9tait une oasis longue et \u00e9troite (de 1 \u00e0 20 km de large), ferm\u00e9e des deux c\u00f4t\u00e9s par deux cha\u00eenes de montagnes et inaccessible au sud (au premier seuil, les cha\u00eenes de montagnes se rapprochaient directement du fleuve) ; il n&rsquo;\u00e9tait ouvert que dans le nord-est. Cela a conduit \u00e0 l&rsquo;isolement et \u00e0 l&rsquo;ind\u00e9pendance relatifs de l&rsquo;ancienne civilisation \u00e9gyptienne.<\/p>\n<p>Le Nil (\u00ab\u00a0Grand Fleuve\u00a0\u00bb), le plus long fleuve du monde (6671 km), est form\u00e9 de la confluence du Nil Blanc, qui coule des lacs d&rsquo;Afrique tropicale, et du Nil Bleu, qui prend sa source dans le lac Tana en les hauts plateaux \u00e9thiopiens ; dans son cours, il passe six rapides et se jette dans la mer M\u00e9diterran\u00e9e avec une embouchure ramifi\u00e9e. Les crues annuelles, qui commencent \u00e0 la mi-juillet et culminent \u00e0 l&rsquo;automne, laissent une couche de limon fertile sur les rives du Nil apr\u00e8s le retrait printanier, ce qui cr\u00e9e des conditions extr\u00eamement favorables \u00e0 l&rsquo;agriculture. Le Nil est la principale art\u00e8re de transport reliant toutes les parties de la vall\u00e9e entre elles et avec la mer M\u00e9diterran\u00e9e. En absence presque totale de pluie (\u00e0 l&rsquo;exception du Delta), c&rsquo;est la seule source d&rsquo;humidit\u00e9. Sans surprise, les \u00c9gyptiens ont divinis\u00e9 leur fleuve et ont appel\u00e9 l&rsquo;\u00c9gypte \u00ab\u00a0le don du Nil\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>L&rsquo;utilisation efficace des bienfaits du Nil \u00e9tait impossible sans le travail collectif et organis\u00e9 de tous ceux qui vivaient dans sa vall\u00e9e. L&rsquo;irr\u00e9gularit\u00e9 des d\u00e9versements (soit une mont\u00e9e des eaux insuffisante, soit une inondation, qui mena\u00e7ait \u00e9galement la r\u00e9colte) a entra\u00een\u00e9 la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;un syst\u00e8me unifi\u00e9 de r\u00e9gulation et de distribution de l&rsquo;eau (son d\u00e9tournement vers des endroits \u00e9loign\u00e9s et \u00e9lev\u00e9s, la construction de barrages, la am\u00e9nagement de r\u00e9servoirs de stockage, drainage des mar\u00e9cages par canaux). Le \u00ab\u00a0Grand Fleuve\u00a0\u00bb, qui a n\u00e9cessit\u00e9 les efforts conjugu\u00e9s de toute la population de la vall\u00e9e du Nil, s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9 \u00eatre le principal facteur de la cr\u00e9ation d&rsquo;un \u00c9tat \u00e9gyptien commun.<\/p>\n<p>Le d\u00e9sert est devenu un autre facteur naturel important dans le d\u00e9veloppement de la civilisation \u00e9gyptienne antique. D&rsquo;une part, il contribuait \u00e0 son isolement, emp\u00eachant les contacts avec les peuples voisins, et lui portait une menace constante, envoyant des tribus hostiles et des temp\u00eates de sable ; Les \u00c9gyptiens ont d\u00fb le combattre tout le temps, cr\u00e9ant des barri\u00e8res \u00e0 l&rsquo;avanc\u00e9e des sables et en reprenant les territoires n\u00e9cessaires \u00e0 l&rsquo;agriculture. D&rsquo;autre part, une colonne d&rsquo;air chaud se formant au-dessus du d\u00e9sert permettait pendant la majeure partie de l&rsquo;ann\u00e9e d&rsquo;acc\u00e9der \u00e0 la vall\u00e9e du vent du nord de la mer M\u00e9diterran\u00e9e, qui l&rsquo;enrichissait de sels nourrissant les plantes et maintenait un climat humide et temp\u00e9r\u00e9 ; ce n&rsquo;est qu&rsquo;en avril et mai que le vent du sud-est dess\u00e9chant du Khamsin s&rsquo;est abattu sur l&rsquo;Egypte.<\/p>\n<p>La flore et la faune de l&rsquo;Egypte \u00e9taient tr\u00e8s diverses. L&rsquo;orge et l&rsquo;amidonnier (un type de bl\u00e9), le lin et le s\u00e9same \u00e9taient cultiv\u00e9s, et les concombres, les poireaux et l&rsquo;ail \u00e9taient cultiv\u00e9s \u00e0 partir de l\u00e9gumes. Des lotus et des papyrus ont \u00e9t\u00e9 collect\u00e9s dans les mares. Dans la vall\u00e9e poussaient un dattier et un cocotier, un grenadier, un figuier, un acacia, un sycomore, et dans le Delta, une vigne et des arbres fruitiers. Cependant, il n&rsquo;y avait pratiquement pas de bois de construction; il a \u00e9t\u00e9 livr\u00e9 de Ph\u00e9nicie, qui est riche en c\u00e8dre et en ch\u00eane.<\/p>\n<p>Les eaux du Nil regorgeaient de poissons, ses fourr\u00e9s &#8211; de gibier. La faune sauvage \u00e9tait repr\u00e9sent\u00e9e par des lions, des gu\u00e9pards, des panth\u00e8res, des chacals, des gazelles, des renards, des girafes, des hippopotames, des crocodiles, des rhinoc\u00e9ros ; certaines esp\u00e8ces ont disparu \u00e0 cause de la chasse intense et du changement climatique. Les animaux domestiques comprenaient les taureaux, les vaches, les moutons, les ch\u00e8vres, les porcs, les \u00e2nes, les chiens et plus tard les mules et les chevaux; de la volaille &#8211; canards et oies, puis poulets. Les abeilles ont \u00e9t\u00e9 \u00e9lev\u00e9es.<\/p>\n<p>L&rsquo;Egypte n&rsquo;\u00e9tait pas riche en min\u00e9raux. Le principal atout de son sous-sol \u00e9tait une vari\u00e9t\u00e9 de roches (granit, basalte, diarite, alb\u00e2tre, calcaire, gr\u00e8s). De nombreux m\u00e9taux \u00e9taient absents, ce qui a conduit \u00e0 l&rsquo;expansion des \u00c9gyptiens dans les directions sud et nord-est: dans la p\u00e9ninsule du Sina\u00ef, ils ont \u00e9t\u00e9 attir\u00e9s par les mines de cuivre, en Nubie et dans les hauts plateaux arabes &#8211; par les gisements d&rsquo;or et d&rsquo;argent. L&rsquo;Egypte et les r\u00e9gions voisines n&rsquo;avaient pas de r\u00e9serves d&rsquo;\u00e9tain et de fer, ce qui a retard\u00e9 le d\u00e9but de l&rsquo;\u00e2ge du bronze et du fer dans la vall\u00e9e du Nil.<\/p>\n<h2>Composition ethnique.<\/h2>\n<p>L&rsquo;ethnie \u00e9gyptienne est n\u00e9e du m\u00e9lange d&rsquo;un certain nombre de tribus s\u00e9mitiques et chamites. Ce type anthropologique se distinguait par un physique robuste, une taille moyenne, une peau fonc\u00e9e, un visage effront\u00e9 avec des l\u00e8vres \u00ab\u00a0n\u00e8gres\u00a0\u00bb bomb\u00e9es, un cr\u00e2ne allong\u00e9 et des cheveux noirs lisses.<\/p>\n<h2>Histoire.<\/h2>\n<p>L&rsquo;histoire de l&rsquo;Egypte ancienne est divis\u00e9e en les \u00e9poques suivantes : la premi\u00e8re (d\u00e9but du 4\u00e8me mill\u00e9naire avant JC) et la deuxi\u00e8me (milieu du 4\u00e8me mill\u00e9naire avant JC) p\u00e9riodes pr\u00e9dynastiques ; Premier Royaume (32-29 si\u00e8cles av. J.-C.) ; L&rsquo;ancien royaume (28-23 si\u00e8cles av. J.-C.) ; La premi\u00e8re p\u00e9riode de transition (23-21 si\u00e8cles av. J.-C.) ; Moyen Empire (21-18 si\u00e8cles av. J.-C.) ; Deuxi\u00e8me p\u00e9riode de transition (fin XVIIIe &#8211; milieu XVIe si\u00e8cles av. J.-C.) ; Nouvel Empire (16-11 si\u00e8cles av. J.-C.) ; Troisi\u00e8me p\u00e9riode de transition (11-10 si\u00e8cles avant JC); Royaume post\u00e9rieur (9-7 si\u00e8cles av. J.-C.) ; l&rsquo;\u00e8re de la domination perse (fin VIe \u2013 IVe si\u00e8cles av. J.-C.).<\/p>\n<p>La vall\u00e9e du Nil a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e par l&rsquo;homme \u00e0 l&rsquo;\u00e8re pal\u00e9olithique. Les sites de chasseurs-cueilleurs primitifs ont \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9s en Haute-\u00c9gypte et dans l&rsquo;oasis du Fayoum. Au Pal\u00e9olithique sup\u00e9rieur (20 \u00e0 10 000 avant JC), ils se sont install\u00e9s dans toute la vall\u00e9e. A cette \u00e9poque, le climat \u00e9tait plus frais et plus humide qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui ; de vastes zones autour du Nil, qui avaient un certain nombre d&rsquo;affluents, \u00e9taient couvertes d&rsquo;herbe et de buissons. Ils \u00e9taient habit\u00e9s par un grand nombre d&rsquo;animaux sauvages, dont la chasse restait la principale occupation des tribus locales menant un mode de vie nomade. Cependant, la fin de la p\u00e9riode glaciaire et un r\u00e9chauffement important ont conduit \u00e0 la d\u00e9sertification de cette zone, qui a pris fin au d\u00e9but du n\u00e9olithique (nouvel \u00e2ge de pierre). Les tribus environnantes, pour la plupart d&rsquo;origine hamitique, ont \u00e9t\u00e9 contraintes de se retirer progressivement vers une bande de terre habitable de plus en plus \u00e9troite le long des rives du Nil. La croissance d\u00e9mographique, associ\u00e9e \u00e0 la diminution des ressources animales et v\u00e9g\u00e9tales, a contraint les chasseurs et les cueilleurs \u00e0 rechercher de nouveaux moyens d&rsquo;obtenir de la nourriture. La pr\u00e9sence de sols fertiles, d&rsquo;herbes sauvages et d&rsquo;animaux apprivois\u00e9s a contribu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9mergence, \u00e0 partir de la fin du VIe mill\u00e9naire avant J.-C., de l&rsquo;agriculture et de l&rsquo;\u00e9levage.<\/p>\n<p>Tribus n\u00e9olithiques 5 mille av. (les cultures Merimd et El Omar dans le Delta, les cultures Fayoum et Tasi en Haute Egypte) ne connaissent pas encore le cuivre et continuent \u00e0 utiliser des outils en pierre. Ils \u00e9l\u00e8vent du petit b\u00e9tail (parfois m\u00eame du b\u00e9tail) et se livrent \u00e0 une agriculture primitive, faisant les premi\u00e8res tentatives pour irriguer le sol ; n\u00e9anmoins, la chasse et la p\u00eache continuent d&rsquo;\u00eatre leur principale source de subsistance.<\/p>\n<p>A la fin du 5\u00e8me &#8211; d\u00e9but du 4\u00e8me mill\u00e9naire avant JC. la vall\u00e9e du Nil entre dans l&rsquo;En\u00e9olithique (\u00e2ge du cuivre). Des objets en cuivre (perles, piercings) se trouvent d\u00e9j\u00e0 chez les Badariens qui vivaient en Haute Egypte \u00e0 la fin du 5e mill\u00e9naire avant notre \u00e8re. Les Badariens obtiennent un grand succ\u00e8s dans l&rsquo;\u00e9levage bovin, passant \u00e0 l&rsquo;\u00e9levage bovin. Le r\u00f4le de l&rsquo;agriculture s&rsquo;accro\u00eet, et de petits canaux d&rsquo;irrigation apparaissent. Cependant, la chasse et la p\u00eache restent importantes.<\/p>\n<h3>Premi\u00e8re p\u00e9riode pr\u00e9dynastique.<\/h3>\n<h3>Premi\u00e8re p\u00e9riode pr\u00e9dynastique (premi\u00e8re moiti\u00e9 de 4 000 avant JC).<\/h3>\n<p>Au d\u00e9but du IVe mill\u00e9naire av. un mode de vie agricole s\u00e9dentaire devient dominant parmi les tribus de la vall\u00e9e du Nil (cultures Amrat et Nigad). Il y a une augmentation significative de la population &#8211; le nombre et la taille des colonies augmentent, elles sont entour\u00e9es de murs. La sph\u00e8re d&rsquo;utilisation du cuivre s&rsquo;\u00e9tend (non seulement pour les bijoux, mais aussi pour les outils); des objets en or apparaissent. La diff\u00e9renciation sociale n&rsquo;est encore qu&rsquo;esquisse.<\/p>\n<h3>Deuxi\u00e8me p\u00e9riode pr\u00e9dynastique.<\/h3>\n<h3>Deuxi\u00e8me p\u00e9riode pr\u00e9dynastique (Gerzei) (35-33 si\u00e8cles avant JC).<\/h3>\n<p>Au milieu du IVe mill\u00e9naire av. L&rsquo;\u00c9gypte entre dans l&rsquo;\u00e2ge avanc\u00e9 du cuivre. Cette \u00e9poque est aussi appel\u00e9e Gerzee (du village de Gerze, pr\u00e8s duquel un site \u00e9n\u00e9olithique a \u00e9t\u00e9 fouill\u00e9). Les Herz\u00e9ens passent finalement \u00e0 un mode de vie s\u00e9dentaire ; le r\u00f4le pr\u00e9pond\u00e9rant dans leur vie est jou\u00e9 par l&rsquo;\u00e9levage et l&rsquo;agriculture, dont les progr\u00e8s conduisent \u00e0 l&rsquo;\u00e9mergence d&rsquo;in\u00e9galit\u00e9s de propri\u00e9t\u00e9 ; le b\u00e9tail est consid\u00e9r\u00e9 comme la principale richesse. La communaut\u00e9 agricole se transforme d&rsquo;un clan en un voisin ; la diff\u00e9renciation sociale s&rsquo;y fait. Une couche de \u00ab nobles \u00bb se distingue, form\u00e9e de l&rsquo;\u00e9lite militaire (les d\u00e9fenseurs de la tribu sont le chef, les guerriers les plus puissants), l&rsquo;\u00e9lite fonci\u00e8re (les membres les plus riches et les plus entreprenants de la communaut\u00e9) et les eccl\u00e9siastiques. Cette strate domine la majorit\u00e9 des agriculteurs et des \u00e9leveurs. Les prisonniers captur\u00e9s \u00e0 la suite d&rsquo;affrontements militaires constants forment encore une petite cat\u00e9gorie d&rsquo;esclaves.<\/p>\n<p>Le besoin urgent de maintenir et d&rsquo;\u00e9tendre les syst\u00e8mes d&rsquo;irrigation locaux a facilit\u00e9 la consolidation des communaut\u00e9s en formations plus vastes. Quelle que soit la mani\u00e8re dont cela s&rsquo;est pass\u00e9 (violent ou pacifique), l&rsquo;une des communaut\u00e9s occupait in\u00e9vitablement une position dominante par rapport aux autres ; c&rsquo;est son \u00e9tablissement qui devient le centre administratif, militaire et religieux de l&rsquo;association, et son \u00e9lite usurpe les principales fonctions politiques, militaires et sacerdotales. Progressivement, le processus d&rsquo;unification a conduit \u00e0 l&rsquo;\u00e9mergence \u00e0 la fin du 34e si\u00e8cle. AVANT JC. grandes formations territoriales &#8211; les nomes, qui se sont av\u00e9r\u00e9s \u00eatre les premiers proto-\u00e9tats de l&rsquo;Egypte ancienne. Au 33\u00e8me si\u00e8cle. AVANT JC. le besoin croissant d&rsquo;un syst\u00e8me d&rsquo;irrigation \u00e9gyptien commun a conduit \u00e0 une tendance \u00e0 l&rsquo;unification politique de l&rsquo;ensemble de la vall\u00e9e du Nil. Le r\u00e9sultat de la lutte des nomes pour la domination politique a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;\u00e9mergence de deux \u00c9tats &#8211; le Bas-\u00e9gyptien avec la capitale en Butoh et le Haut-\u00c9gypte avec la capitale en Nehena (Hierakonpolis). Le culte principal en Basse-\u00c9gypte \u00e9tait le culte de Seth, et en Haute-\u00c9gypte, le culte d&rsquo;Horus.<\/p>\n<h3>Premier Royaume.<\/h3>\n<h3>Premier royaume (32-29 si\u00e8cles av. J.-C.) : \u00ab\u00a0Z\u00e9ro\u00a0\u00bb, I et II Dynasties.<\/h3>\n<p>Les royaumes de Basse-\u00c9gypte et de Haute-\u00c9gypte ont men\u00e9 des guerres constantes pour le contr\u00f4le des territoires frontaliers. La confrontation militaire s&rsquo;est termin\u00e9e par la d\u00e9faite de la Basse-\u00c9gypte par le roi de Haute-\u00c9gypte Narmer env. 3200 avant JC et la cr\u00e9ation d&rsquo;un \u00c9tat \u00e9gyptien unifi\u00e9. Narmer a combin\u00e9 la couronne rouge de Basse et la couronne blanche de Haute Egypte. La dynastie Narmer (\u00ab\u00a0Z\u00e9ro\u00a0\u00bb) est devenue la premi\u00e8re dynastie g\u00e9n\u00e9rale \u00e9gyptienne au pouvoir. Elle a \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9e par la I dynastie, originaire de la ville de Haute-\u00c9gypte de Tin (pr\u00e8s d&rsquo;Abydos). Son fondateur Mina (Gore-Fighter), afin d&rsquo;unir l&rsquo;\u00c9tat, a fond\u00e9 une nouvelle capitale \u00e0 la fronti\u00e8re de la Basse et de la Haute Egypte &#8211; Memphis. Le r\u00e8gne de la Premi\u00e8re Dynastie devint une p\u00e9riode de relative stabilit\u00e9 intra-\u00e9tatique, qui permit \u00e0 l&rsquo;un de ses repr\u00e9sentants, Jerus, de mener avec succ\u00e8s un certain nombre de campagnes hors d&rsquo;\u00c9gypte. Peu \u00e0 peu, le contr\u00f4le a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli sur la p\u00e9ninsule du Sina\u00ef. Cependant, sous le r\u00e8gne de la II dynastie, le mouvement s\u00e9paratiste en Basse-\u00c9gypte s&rsquo;intensifie. Dans un effort pour le supprimer, les rois ont eu recours \u00e0 la fois \u00e0 des r\u00e9pressions (r\u00e9pression sanglante du soul\u00e8vement dans le Delta par le roi Hasekhemui) et \u00e0 une politique de r\u00e9conciliation (certains rois acceptent avec d\u00e9fi le nom de Set ou \u00e0 la fois Set et Horus). Apparemment, \u00e0 la fin du r\u00e8gne de la II dynastie, la Basse-\u00c9gypte a finalement \u00e9t\u00e9 conquise.<\/p>\n<h3>Ancien royaume.<\/h3>\n<h3>Ancien royaume (28-13 si\u00e8cles av. J.-C.): III &#8211; VI dynasties.<\/h3>\n<p>Form\u00e9 par le 28\u00e8me si\u00e8cle. AVANT JC. le syst\u00e8me social \u00e9tait une pyramide claire, au sommet de laquelle se trouvait le roi, qui poss\u00e9dait le pouvoir absolu (l\u00e9gislatif, ex\u00e9cutif, judiciaire) et \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme un dieu (l&rsquo;incarnation du dieu Horus, fils du dieu Ra). Il \u00e9tait le dirigeant autocratique de l&rsquo;\u00c9gypte, le propri\u00e9taire supr\u00eame de la terre et de tout ce qui y vivait et poussait. La base mat\u00e9rielle du pouvoir monarchique \u00e9tait la vaste \u00e9conomie tsariste (\u00ab\u00a0la maison du roi\u00a0\u00bb), qui consistait en d&rsquo;immenses domaines dispers\u00e9s dans toute la vall\u00e9e du Nil. Son nom m\u00eame \u00e9tait sacr\u00e9 et il \u00e9tait interdit de le prononcer ; c&rsquo;est pourquoi il s&rsquo;appelait Pharaon &#8211; \u00ab\u00a0per-o\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0grande maison\u00a0\u00bb).<\/p>\n<p>Au-dessous du pharaon se trouvait l&rsquo;aristocratie, dont le devoir \u00e9tait de servir le dieu pharaon (courtisans), de l&rsquo;aider \u00e0 gouverner l&rsquo;\u00c9gypte et d&rsquo;accomplir sa volont\u00e9 (fonctionnaires), de l&rsquo;honorer ainsi que ses parents c\u00e9lestes (pr\u00eatres). En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, les repr\u00e9sentants de la noblesse remplissaient simultan\u00e9ment les trois fonctions. L&rsquo;appartenance \u00e0 la classe sup\u00e9rieure \u00e9tait h\u00e9r\u00e9ditaire. Dans la composition de la noblesse, deux groupes principaux se distinguent &#8211; l&rsquo;aristocratie des dignitaires de la capitale et les dirigeants des nomes (nomarques), entre lesquels il n&rsquo;y avait pas de ligne claire: souvent les nomarques occupaient des postes dans l&rsquo;appareil central et les hauts fonctionnaires gouvernaient des r\u00e9gions s\u00e9par\u00e9es. . Les nobles poss\u00e9daient de vastes propri\u00e9t\u00e9s fonci\u00e8res, qui consistaient en une \u00ab maison personnelle \u00bb (terres et biens, h\u00e9rit\u00e9s ou acquis), et une possession conditionnelle fournie par le pharaon pour la dur\u00e9e de l&rsquo;exercice de certaines fonctions. En tant que pr\u00eatres, ils prirent le contr\u00f4le de vastes possessions du temple. Les domaines appartenant aux nobles et aux temples \u00e9taient soumis \u00e0 des imp\u00f4ts et des taxes ; en de rares occasions, le pharaon leur lib\u00e9rait un dignitaire ou un temple pour un m\u00e9rite particulier.<\/p>\n<p>La strate inf\u00e9rieure se composait de paysans communaux (nisutiu, hentiushe) et d&rsquo;ouvriers agricoles (meret, hemuu). Nisutiu \u00e9tait assis par terre, poss\u00e9dait des outils et des biens personnels, payait des imp\u00f4ts et supportait des droits au profit de l&rsquo;\u00c9tat. Hemuu a effectu\u00e9 divers travaux dans les m\u00e9nages royaux, temples ou priv\u00e9s, utilisant des outils et des mati\u00e8res premi\u00e8res de la cour du ma\u00eetre et recevant des v\u00eatements et de la nourriture pour leur travail ; vivaient dans des \u00ab\u00a0villages\u00a0\u00bb dans les domaines. Les Hemuu \u00e9taient organis\u00e9s en d\u00e9tachements ouvriers, dont les dirigeants \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9s comme des fonctionnaires. Les d\u00e9tachements ouvriers des temples et des fermes priv\u00e9es \u00e9taient \u00e9galement utilis\u00e9s pour effectuer des t\u00e2ches gouvernementales (construction de pyramides, installations d&rsquo;irrigation, routes, transport de marchandises, etc.). La position des Hemuu diff\u00e9rait peu de la position de la cat\u00e9gorie sociale la plus basse de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e9gyptienne &#8211; les esclaves (bak), qui se composaient principalement de prisonniers de guerre (l&rsquo;\u00c9tat avait une attitude n\u00e9gative \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de l&rsquo;esclavage des \u00c9gyptiens indig\u00e8nes). Durant cette p\u00e9riode, ils ne formaient pas encore une couche sociale significative et leur r\u00f4le dans l&rsquo;\u00e9conomie et la soci\u00e9t\u00e9 \u00e9tait modeste.<\/p>\n<p>La fonction principale de l&rsquo;\u00c9tat \u00e9gyptien antique \u00e9tait de mobiliser les forces de la soci\u00e9t\u00e9 pour accomplir d&rsquo;importantes t\u00e2ches \u00e9conomiques, politiques ou religieuses (entretien du syst\u00e8me d&rsquo;irrigation, organisation de campagnes militaires, construction d&rsquo;\u00e9difices religieux), ce qui a conduit \u00e0 l&rsquo;\u00e9mergence d&rsquo;un syst\u00e8me de comptabilit\u00e9 prudente. et la r\u00e9partition de toutes les ressources en main-d&rsquo;\u0153uvre et en mat\u00e9riel. Elle \u00e9tait sous la juridiction d&rsquo;un appareil d&rsquo;\u00c9tat vaste et ramifi\u00e9 qui exer\u00e7ait ses activit\u00e9s \u00e0 trois niveaux &#8211; central, nominal et local. L&rsquo;administration centrale \u00e9tait dirig\u00e9e par un dignitaire supr\u00eame (chati) qui dirigeait les activit\u00e9s des institutions ex\u00e9cutives et judiciaires ; en m\u00eame temps, l&rsquo;arm\u00e9e est retir\u00e9e de sa sph\u00e8re de comp\u00e9tence. Divers d\u00e9partements lui sont subordonn\u00e9s : contr\u00f4le du syst\u00e8me d&rsquo;irrigation, \u00e9levage, artisans, organisation des travaux publics et perception des imp\u00f4ts, \u00ab six grandes cours \u00bb (tribunaux). Chacun d&rsquo;eux \u00e9tait divis\u00e9 en deux divisions &#8211; pour la Haute et pour la Basse Egypte. Un d\u00e9partement militaire sp\u00e9cial (\u00ab maison des armes \u00bb) \u00e9tait charg\u00e9, si n\u00e9cessaire, de la convocation de la milice g\u00e9n\u00e9rale \u00e9gyptienne et du syst\u00e8me de forteresses dispers\u00e9es dans tout le pays ; l&rsquo;arm\u00e9e se composait de d\u00e9tachements de fantassins \u00e9gyptiens, arm\u00e9s d&rsquo;arcs et de fl\u00e8ches, et de d\u00e9tachements de mercenaires auxiliaires (\u00ab Nubiens pacifiques \u00bb). L&rsquo;administration d\u00e9sign\u00e9e, dirig\u00e9e par des nomarques, a copi\u00e9 la structure de l&rsquo;administration centrale. Les conseils (dzhajat, kenbet) qui r\u00e9gissaient les \u00e9tablissements communautaires lui \u00e9taient subordonn\u00e9s ; ils supervisaient les syst\u00e8mes d&rsquo;irrigation locaux et les juges.<\/p>\n<p>Sous le r\u00e8gne de la III dynastie (28e si\u00e8cle av. r\u00e9alis\u00e9e, un culte sp\u00e9cial du dieu-pharaon est instaur\u00e9 (tombeau g\u00e9ant &#8211; pyramides). Les pharaons cherchent \u00e0 s&rsquo;\u00e9lever au-dessus de l&rsquo;aristocratie et \u00e0 la rendre totalement d\u00e9pendante. Tout d&rsquo;abord, ils essaient d&rsquo;\u00e9tablir un contr\u00f4le sur l&rsquo;administration des candidats en \u00e9liminant le pouvoir h\u00e9r\u00e9ditaire des nomarques. Cependant, cela ne peut \u00eatre atteint que par la IVe dynastie (28-27 si\u00e8cles avant J. : la pratique de nommer des nomarques par le gouvernement central et leur mouvement constant de nome en nom est approuv\u00e9e, les postes de direction dans l&rsquo;appareil central sont entre les mains de repr\u00e9sentants de la maison r\u00e9gnante. Le culte du pharaon devient exceptionnel ; d&rsquo;\u00e9normes ressources de travail et de mat\u00e9riel sont mobilis\u00e9es pour la construction de pyramides g\u00e9antes. L&rsquo;agressivit\u00e9 grandit en politique \u00e9trang\u00e8re ; ses trois directions principales sont finalement d\u00e9termin\u00e9es &#8211; sud (Nubie), nord-est (Sina\u00ef, Palestine) et ouest (Libye). En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, les campagnes sont de nature pr\u00e9datrice (capture de prisonniers et de minerais) ; dans le m\u00eame temps, l&rsquo;\u00c9gypte cherche \u00e0 \u00e9tablir un contr\u00f4le syst\u00e9matique sur un certain nombre de territoires pour leur d\u00e9veloppement \u00e9conomique (Sina\u00ef, Nubie).<\/p>\n<p>La construction des pyramides et l&rsquo;expansion de la politique \u00e9trang\u00e8re conduisent \u00e0 une surextension des forces de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e9gyptienne et \u00e0 une crise politique, \u00e0 la suite de laquelle la 4e dynastie est remplac\u00e9e par la 5e (26-15e si\u00e8cles avant JC) ; son fondateur est le pharaon Ouserkaf. Ses repr\u00e9sentants r\u00e9duisent l&rsquo;\u00e9chelle de construction des pyramides et font des concessions \u00e0 la noblesse de la capitale (les postes les plus \u00e9lev\u00e9s cessent d&rsquo;\u00eatre le monopole de la maison r\u00e9gnante). Afin d&rsquo;unir la soci\u00e9t\u00e9, le culte du dieu R\u00e2 est dot\u00e9 d&rsquo;un caract\u00e8re national (le concept de l&rsquo;origine des pharaons de R\u00e2 est approuv\u00e9). La stabilisation de la situation politique int\u00e9rieure permet la reprise d&rsquo;une politique \u00e9trang\u00e8re active : les campagnes pr\u00e9datrices en Asie et en Libye se poursuivent, au sud les Egyptiens atteignent le troisi\u00e8me seuil, des exp\u00e9ditions sont organis\u00e9es au sud de la mer Rouge (Punt) et \u00e0 Ph\u00e9nicie.<\/p>\n<p>L&rsquo;agression de politique \u00e9trang\u00e8re a \u00e9t\u00e9 poursuivie par les premiers pharaons de la VIe dynastie (25e &#8211; milieu du 23e si\u00e8cle av. J.-C.) &#8211; Teti, Piopi I, Merenra, Piopi II. Cependant, sous eux, le pouvoir de la noblesse nome augmente, principalement en Haute-\u00c9gypte ; les positions des nomarques redeviennent h\u00e9r\u00e9ditaires ; les repr\u00e9sentants d&rsquo;un certain nombre de clans nomades occupent des postes \u00e9lev\u00e9s dans l&rsquo;appareil administratif central et entrent en parent\u00e9 avec la maison r\u00e9gnante (nomarques de Tina). Les nomarques ne sont plus enterr\u00e9s pr\u00e8s des tombeaux royaux, mais dans les nomes ; leurs tombes sont de plus en plus luxueuses. Le gouvernement central s&rsquo;affaiblit progressivement, ses opportunit\u00e9s \u00e9conomiques se r\u00e9tr\u00e9cissent : la pratique des immunit\u00e9s se r\u00e9pand, les nomarques prennent peu \u00e0 peu le contr\u00f4le des fermes tsaristes. Sous les derniers pharaons de la VIe dynastie, le pouvoir royal tomba en d\u00e9clin complet. La crise politique du milieu du 23e si\u00e8cle. AVANT JC. conduit \u00e0 sa chute et \u00e0 la d\u00e9sint\u00e9gration effective de l&rsquo;\u00c9tat en principaut\u00e9s ind\u00e9pendantes.<\/p>\n<h3>Premi\u00e8re p\u00e9riode de transition.<\/h3>\n<h3>Premi\u00e8re p\u00e9riode de transition (milieu du 23e &#8211; milieu du 21e si\u00e8cle)\u00a0: VII-X dynasties.<\/h3>\n<p>Sous le r\u00e8gne des VII et VIII dynasties, le pouvoir des pharaons de Memphis n&rsquo;\u00e9tait que nominal ; en Egypte, l&rsquo;anarchie politique r\u00e9gnait. La perte de l&rsquo;unit\u00e9 de l&rsquo;\u00c9tat \u00e9tait la raison de l&rsquo;effondrement du syst\u00e8me g\u00e9n\u00e9ral d&rsquo;irrigation \u00e9gyptien, qui a provoqu\u00e9 une crise \u00e9conomique et une famine de masse ; les provinces du nord \u00e9taient p\u00e9riodiquement attaqu\u00e9es par des nomades asiatiques et des Libyens. L&rsquo;incapacit\u00e9 des nomes \u00e0 faire face seuls aux difficult\u00e9s \u00e9conomiques a renforc\u00e9 la tendance unificatrice. Le premier pr\u00e9tendant au r\u00f4le de \u00ab cueilleur \u00bb des terres \u00e9gyptiennes fut H\u00e9racl\u00e9opolis, l&rsquo;une des plus grandes villes du nord de la Haute-\u00c9gypte. Ses dirigeants r\u00e9ussirent \u00e0 soumettre le delta et la r\u00e9gion de la Tina en haute Egypte, repoussant les invasions nomades et fortifiant les fronti\u00e8res nord ; \u00e0 partir d&rsquo;Akhtoy (Kheti), ils revendiquent le titre de rois de toute l&rsquo;Egypte (IX-X dynasties). Cependant, dans sa lutte pour l&rsquo;unification de l&rsquo;\u00c9gypte, le royaume d&rsquo;H\u00e9racl\u00e9opolis rencontra un rival en la personne du royaume th\u00e9bain form\u00e9 au sud, qui contr\u00f4lait la vall\u00e9e du Nil d&rsquo;Abydos jusqu&rsquo;au 1er seuil. Leur confrontation a pris fin \u00e0 la fin du 21e si\u00e8cle. AVANT JC. la victoire de Th\u00e8bes sous le pharaon Mentuhotep, qui fonda la XIe dynastie. L&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 de l&rsquo;\u00c9tat \u00e9gyptien a \u00e9t\u00e9 restaur\u00e9e.<\/p>\n<h3>Royaume du millieu.<\/h3>\n<h3>Empire du Milieu (2005-1715 av. J.-C.) : XI &#8211; XIII Dynasties.<\/h3>\n<p>La restauration d&rsquo;un \u00e9tat centralis\u00e9 fort a permis de restaurer un syst\u00e8me d&rsquo;irrigation unifi\u00e9, d&rsquo;assurer un certain progr\u00e8s \u00e9conomique (une charrue plus parfaite, une nouvelle race de mouton \u00e0 toison fine, les premiers outils en bronze, p\u00e2te de verre), reprendre les contacts commerciaux interrompus et commencer le d\u00e9veloppement des zones humides dans le delta et dans le bassin du Fayoum, devenu l&rsquo;oasis du Fayoum. La p\u00e9riode de la plus grande prosp\u00e9rit\u00e9 de l&rsquo;Empire du Milieu fut le r\u00e8gne de la XII dynastie (1963-1789 av. J.-C.). Son fondateur Amenemkhet I (1963-1943 av. J.-C.) a d\u00e9plac\u00e9 la capitale de Th\u00e8bes vers la ville d&rsquo;Ittaui (\u00ab\u00a0Connecter deux pays\u00a0\u00bb) qu&rsquo;il a construite \u00e0 la fronti\u00e8re de la Basse et de la Haute \u00c9gypte, \u00e9tablissant enfin l&rsquo;unit\u00e9 de l&rsquo;\u00c9tat. Cependant, dans leur politique de centralisation, Amenemhat I et ses plus proches successeurs Senusret I, Amenemhat II, Senusert II et Senusret III ont fait face \u00e0 l&rsquo;opposition de la noblesse nominale h\u00e9r\u00e9ditaire, qui a consid\u00e9rablement augment\u00e9 au cours de la premi\u00e8re p\u00e9riode de transition; elle s&rsquo;alignait \u00e9troitement sur le sacerdoce provincial et contr\u00f4lait les unit\u00e9s militaires locales et les biens de l&rsquo;\u00c9tat. Les pharaons ont restaur\u00e9 l&rsquo;appareil administratif pr\u00e9c\u00e9dent, mais la base \u00e9conomique de leur pouvoir \u00e9tait limit\u00e9e: en termes de taille, l&rsquo;\u00e9conomie tsariste du Moyen Empire \u00e9tait nettement inf\u00e9rieure \u00e0 l&rsquo;\u00e9conomie tsariste des \u00e9poques des III-VI dynasties. Dans sa lutte contre les nomarques, la XII dynastie a trouv\u00e9 un soutien dans les couches moyennes (\u00ab\u00a0petites\u00a0\u00bb), attirant activement leurs repr\u00e9sentants \u00e0 la fonction publique (dont, par exemple, la garde royale a \u00e9t\u00e9 recrut\u00e9e &#8211; \u00ab\u00a0accompagnant le souverain\u00a0\u00bb) et r\u00e9compensant eux avec des terres, des esclaves et des biens. Avec le soutien du \u00ab petit \u00bb Amenemhat III (1843-1798 av. J.-C.) r\u00e9ussit \u00e0 briser le pouvoir de l&rsquo;aristocratie nominale, \u00e9liminant le pouvoir h\u00e9r\u00e9ditaire dans les nomes ; Un symbole de triomphe sur le s\u00e9paratisme provincial \u00e9tait le Labyrinthe construit \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e de l&rsquo;oasis du Fayoum &#8211; le temple fun\u00e9raire royal, dans lequel \u00e9taient rassembl\u00e9es des statues de dieux nomades.<\/p>\n<p>Les pharaons de la XII dynastie reprirent une politique \u00e9trang\u00e8re active des souverains de l&rsquo;Ancien Empire. Amenemhat I et Senusret I ont envahi plusieurs fois la Nubie ; elle fut finalement conquise par Senusret III, qui fit des forteresses de Semne et de Kumme au deuxi\u00e8me seuil du Nil la fronti\u00e8re sud de l&rsquo;Egypte. P\u00e9riodiquement, des campagnes ont \u00e9t\u00e9 faites en Libye et en Asie. La p\u00e9ninsule du Sina\u00ef redevint une province \u00e9gyptienne ; le sud de la Palestine et une partie de la Ph\u00e9nicie tomb\u00e8rent sous la d\u00e9pendance de l&rsquo;\u00c9gypte.<\/p>\n<p>Le syst\u00e8me social de l&rsquo;Empire du Milieu se distingue de la p\u00e9riode pr\u00e9c\u00e9dente par une plus grande mobilit\u00e9 et un r\u00f4le particulier des couches moyennes : l&rsquo;\u00c9tat facilite le passage d&rsquo;un niveau de l&rsquo;\u00e9chelle sociale \u00e0 un autre. La composition de l&rsquo;\u00e9lite a consid\u00e9rablement chang\u00e9 : \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;aristocratie m\u00e9tropolitaine h\u00e9r\u00e9ditaire et nominale, une couche influente de la noblesse de service s&rsquo;est constitu\u00e9e. La d\u00e9tention conditionnelle de terres \u00e0 des fins de service s&rsquo;est g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e. Les propri\u00e9t\u00e9s moyennes ont commenc\u00e9 \u00e0 jouer un r\u00f4le de premier plan dans l&rsquo;\u00e9conomie. Le nombre de petits propri\u00e9taires terriens a \u00e9galement augment\u00e9. La population ouvri\u00e8re (\u00ab\u00a0peuple tsariste\u00a0\u00bb) \u00e9tait l&rsquo;objet de la politique de comptabilit\u00e9 d&rsquo;Etat et de r\u00e9gulation de la force de travail : \u00e0 un certain \u00e2ge, tout le \u00ab\u00a0peuple tsariste\u00a0\u00bb \u00e9tait r\u00e9\u00e9crit, r\u00e9parti par profession (agriculteurs, artisans, guerriers, etc. .) et les domaines royaux et des temples, et dans les domaines des grands et moyens fonctionnaires. Le nombre d&rsquo;esclaves augmente, dont la principale source reste les guerres. Ils \u00e9taient principalement utilis\u00e9s dans des exploitations priv\u00e9es de taille moyenne, dont les propri\u00e9taires b\u00e9n\u00e9ficiaient g\u00e9n\u00e9ralement peu de la r\u00e9partition centralis\u00e9e des ressources en main-d&rsquo;\u0153uvre.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 le renforcement du pouvoir royal sous la XII dynastie, des tensions sociales et politiques persistent dans la soci\u00e9t\u00e9 \u00e9gyptienne. De vives contradictions existent au sein de l&rsquo;\u00e9lite, entre le centre et les provinces, le m\u00e9contentement du \u00ab peuple tsariste \u00bb s&rsquo;approfondit ; L&rsquo;aristocratie organise p\u00e9riodiquement des complots contre les pharaons (Amenemkhet I et Amenemkhet II sont morts aux mains des conspirateurs), les nomarques se soul\u00e8vent (sous Amenemkhet I, Senusret I, Senusret II), l&rsquo;enqu\u00eate politique fait rage. Les premiers sympt\u00f4mes d&rsquo;un affaiblissement du pouvoir central se trouvaient d\u00e9j\u00e0 sous les derniers souverains de la XIIe dynastie (Amenemkhet IV et la reine Nefrusebek). Ce processus s&rsquo;intensifie au cours de la XIIIe dynastie, lorsque le tr\u00f4ne devient un jouet entre les mains des factions rivales de la noblesse ; n\u00e9anmoins, l&rsquo;Etat ne se d\u00e9sagr\u00e8ge pas, l&rsquo;appareil administratif continue de fonctionner, l&rsquo;Egypte garde la Nubie sous son contr\u00f4le. L&rsquo;instabilit\u00e9 politique et une situation \u00e9conomique qui se d\u00e9t\u00e9riore fortement entra\u00eenent cependant env. 1715 avant JC \u00e0 une explosion sociale &#8211; un soul\u00e8vement des classes inf\u00e9rieures : les rebelles ont saisi et d\u00e9truit la capitale, tu\u00e9 le pharaon, expropri\u00e9 les r\u00e9serves de c\u00e9r\u00e9ales de l&rsquo;\u00c9tat, d\u00e9truit les listes d&rsquo;imp\u00f4ts et les inventaires, et pers\u00e9cut\u00e9 les fonctionnaires et les juges. Ce mouvement, finalement r\u00e9prim\u00e9, porta un coup fatal \u00e0 l&rsquo;Empire du Milieu.<\/p>\n<h2>Deuxi\u00e8me p\u00e9riode de transition.<\/h2>\n<h3>Deuxi\u00e8me p\u00e9riode de transition (1715 &#8211; c. 1554 av. J.-C.)\u00a0: XIV-XVI dynasties.<\/h3>\n<p>Apr\u00e8s la chute de la XIII dynastie, l&rsquo;Egypte se d\u00e9sagr\u00e8ge en nomes ind\u00e9pendants. La XIV dynastie, se pr\u00e9tendant la dynastie g\u00e9n\u00e9rale \u00e9gyptienne, \u00e9tablie \u00e0 Xois, ne contr\u00f4le en r\u00e9alit\u00e9 qu&rsquo;une partie du Delta. D&rsquo;ACCORD. 1675 avant JC L&rsquo;Egypte est envahie par les Hyksos, qui ont cr\u00e9\u00e9 au milieu du 18\u00e8me si\u00e8cle. AVANT JC. vaste alliance tribale en Palestine et en Arabie du Nord, et lui a fait subir une terrible d\u00e9faite. Ils s&#8217;emparent du Delta et font de leur capitale la forteresse d&rsquo;Avaris dans sa partie orientale ; leur succ\u00e8s a \u00e9t\u00e9 facilit\u00e9 par le fait qu&rsquo;ils, contrairement aux \u00c9gyptiens, utilisaient des chevaux dans les affaires militaires. Les chefs Hyksos prennent le titre de Pharaon (XV-XVI dynasties). Cependant, ils ne parviennent pas \u00e0 r\u00e9aliser une v\u00e9ritable subordination de toute la vall\u00e9e du Nil ; seule la Basse-\u00c9gypte est actuellement sous leur domination. Bien que certains des nomarques de Haute-\u00c9gypte reconnaissent la domination des Hyksos, cette d\u00e9pendance reste assez formelle, et elle se limite au paiement d&rsquo;un tribut. Une principaut\u00e9 th\u00e9baine ind\u00e9pendante a \u00e9t\u00e9 form\u00e9e dans le sud de la Haute-\u00c9gypte. Seulement au d\u00e9but du XVIIe si\u00e8cle. AVANT JC. Hyksos Pharaon Kian parvient \u00e0 \u00e9tablir le contr\u00f4le sur toute la Haute-\u00c9gypte. Mais apr\u00e8s sa mort, Th\u00e8bes retrouve son ind\u00e9pendance, et les souverains th\u00e9bains se proclament pharaons (XVIIe dynastie). Son dernier repr\u00e9sentant &#8211; Kames &#8211; soumet le reste des nomes de Haute-Egypte et, malgr\u00e9 l&rsquo;opposition de la noblesse, entame, avec le soutien de simples soldats, une lutte pour l&rsquo;expulsion des Hyksos. Il fait un voyage r\u00e9ussi dans le Delta et les oblige \u00e0 se retirer \u00e0 Avaris. Un tournant d\u00e9cisif dans la guerre avec les \u00e9trangers est atteint par le fr\u00e8re et h\u00e9ritier de Kames, Ahmose I : il remporte plusieurs victoires et capture Avaris apr\u00e8s un si\u00e8ge de trois ans. L&rsquo;expulsion des Hyksos se termine par la capture de la forteresse de Sharuchen dans le sud de la Palestine c. 1554 avant JC.<\/p>\n<h2>Nouvel Empire.<\/h2>\n<h3>Nouvel Empire (vers 1554 &#8211; vers 1075 av. J.-C.)\u00a0: XVIII &#8211; XX Dynasties.<\/h3>\n<h3>La transformation de l&rsquo;Egypte en puissance mondiale.<\/h3>\n<p>Ahmose Ier, le fondateur de la XVIII dynastie, renforce son pouvoir en r\u00e9primant le soul\u00e8vement dans les nomes du sud, et r\u00e9tablit l&rsquo;\u00c9tat \u00e9gyptien au sein du Moyen Empire, en faisant une campagne en Nubie et en poussant la fronti\u00e8re sud jusqu&rsquo;au 2e seuil.<\/p>\n<p>Sous les premiers pharaons de la 18e dynastie (vers 1554-1306 av. un pilote et un archer) ; la marine a \u00e9t\u00e9 construite ; des types d&rsquo;armes plus avanc\u00e9s ont commenc\u00e9 \u00e0 \u00eatre utilis\u00e9s (\u00e9p\u00e9es \u00e0 d\u00e9couper massives, droites et l\u00e9g\u00e8res en forme de faucille, un puissant arc composite en couches, des fl\u00e8ches \u00e0 pointes en cuivre, une armure lamellaire); un nouveau syst\u00e8me de dotation de l&rsquo;arm\u00e9e a \u00e9t\u00e9 introduit (un soldat pour dix hommes) ; la proportion de mercenaires \u00e9trangers augmenta. Ces r\u00e9formes sont devenues la base d&rsquo;une expansion territoriale d&rsquo;une ampleur sans pr\u00e9c\u00e9dent.<\/p>\n<p>Le d\u00e9but d&rsquo;une politique active d&rsquo;agression \u00e9trang\u00e8re a \u00e9t\u00e9 pos\u00e9 par le troisi\u00e8me pharaon de la 18e dynastie, Thoutmosis I (Djehutimes), qui a r\u00e9gn\u00e9 dans la seconde moiti\u00e9 du 16e si\u00e8cle. AVANT JC. Thoutmosis I \u00e9tendit le territoire de l&rsquo;\u00c9gypte jusqu&rsquo;au 3e seuil. Il a \u00e9galement fait une campagne r\u00e9ussie en Syrie, atteignant l&rsquo;Euphrate, o\u00f9 il a vaincu les troupes du Mitanni, un \u00c9tat puissant du nord de la M\u00e9sopotamie. N\u00e9anmoins, la Syrie et la Palestine ne font pas partie du royaume \u00e9gyptien ; avec le soutien des Mitanniens, les dirigeants syriens et palestiniens ont form\u00e9 une coalition anti-\u00e9gyptienne dirig\u00e9e par le prince de Kadesh. Fils et h\u00e9ritier de Thoutmosis I, Thoutmosis II r\u00e9prima brutalement le soul\u00e8vement en Nubie et mena une lutte acharn\u00e9e contre les nomades asiatiques. Sous le r\u00e8gne de sa veuve Hatchepsout (1490-1469 av. J.-C.), il y eut un rejet temporaire de la politique de conqu\u00eate. Cependant, avec l&rsquo;accession au tr\u00f4ne de Thoutmosis III (1469-1436 av. J.-C.), l&rsquo;agression de la politique \u00e9trang\u00e8re \u00e9gyptienne atteignit son paroxysme. En 1468 av. Thoutmosis III a envahi la Syrie et la Palestine, a vaincu l&rsquo;arm\u00e9e unie des princes locaux \u00e0 Megiddo et, apr\u00e8s un si\u00e8ge de sept mois, a captur\u00e9 la ville. 1467 \u00e0 1448 avant JC il fit plus de quinze voyages sur ces terres. En 1457 av. Pharaon a travers\u00e9 l&rsquo;Euphrate et a ravag\u00e9 un certain nombre de forteresses mitanniennes, en 1455 avant JC. inflig\u00e9 une nouvelle d\u00e9faite aux Mitanniens. La campagne s&rsquo;est termin\u00e9e en 1448 av. la prise de Kadesh ; la coalition palestino-syrienne a cess\u00e9 d&rsquo;exister. Mitanni a reconnu la Syrie, la Ph\u00e9nicie et la Palestine comme la sph\u00e8re d&rsquo;influence de l&rsquo;\u00c9gypte. Carchemish sur l&rsquo;Euphrate est devenu la fronti\u00e8re nord de l&rsquo;\u00c9tat \u00e9gyptien. Dans le m\u00eame temps, \u00e0 la suite d&rsquo;une lutte victorieuse avec les tribus \u00e9thiopiennes, Thoutmosis III repousse la fronti\u00e8re sud jusqu&rsquo;au 4e seuil. Les terres conquises \u00e9taient plac\u00e9es sous le contr\u00f4le du \u00ab chef des pays du nord \u00bb et du \u00ab chef des pays du sud \u00bb ; le contr\u00f4le sur eux \u00e9tait assur\u00e9 par les garnisons \u00e9gyptiennes. Babylone, l&rsquo;Assyrie, l&rsquo;\u00c9tat hittite, craignant le pouvoir \u00e9gyptien, envoy\u00e8rent de riches cadeaux \u00e0 Thoutmosis III, qu&rsquo;il consid\u00e9rait comme un tribut.<\/p>\n<p>Son fils et successeur, Amenhotep II, a pass\u00e9 la majeure partie de son r\u00e8gne \u00e0 r\u00e9primer les soul\u00e8vements des dirigeants syriens et palestiniens ; sept d&rsquo;entre eux qu&rsquo;il a commis \u00e0 l&rsquo;ex\u00e9cution cruelle, plus de cent mille personnes ont \u00e9t\u00e9 vendues en esclavage. Son fils Thoutmosis IV fit plusieurs exp\u00e9ditions punitives en Palestine et en Syrie et punit s\u00e9v\u00e8rement les Nubiens rebelles. Pour renforcer sa position en M\u00e9diterran\u00e9e orientale, il s&rsquo;engage dans une voie de rapprochement avec le Mitanni et \u00e9pouse une princesse mitannienne. Sous son successeur Amenhotep III, le pouvoir de l&rsquo;Egypte sur la Syrie et la Palestine fut finalement \u00e9tabli ; une tentative des Hittites de provoquer une r\u00e9volte de certains des princes syriens s&rsquo;est sold\u00e9e par un \u00e9chec complet. Un nouveau soul\u00e8vement des Nubiens a \u00e9t\u00e9 facilement r\u00e9prim\u00e9. L&rsquo;\u00c9gypte est devenue l&rsquo;\u00c9tat le plus puissant d&rsquo;Asie occidentale.<\/p>\n<h3>Structure socio-\u00e9conomique et politique.<\/h3>\n<p>Des guerres r\u00e9ussies ont conduit \u00e0 une augmentation du niveau de vie de l&rsquo;ensemble de la population \u00e9gyptienne, mais principalement de l&rsquo;\u00e9lite. Non seulement l&rsquo;aristocratie militaire et de cour s&rsquo;enrichit, mais aussi le sacerdoce : les pharaons (notamment Thoutmosis III) allouent une part importante du butin aux temples. L&rsquo;afflux massif d&rsquo;esclaves (sources &#8211; captivit\u00e9, tribut) a contribu\u00e9 au renforcement de l&rsquo;\u00e9conomie esclavagiste. Presque tous les \u00c9gyptiens, m\u00eame les petits propri\u00e9taires terriens, avaient des esclaves. La prise de la Syrie a donn\u00e9 acc\u00e8s \u00e0 des mines d&rsquo;\u00e9tain, ce qui a entra\u00een\u00e9 une utilisation g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e d&rsquo;outils et d&rsquo;armes en bronze. L&rsquo;introduction d&rsquo;innovations techniques (soufflets \u00e0 pieds, m\u00e9tier \u00e0 tisser vertical, charrue \u00e0 manche tranchant, grues hydrauliques pour l&rsquo;arrosage des champs, marteaux sur long b\u00e2ton pour \u00e9craser les mottes de terre) et l&rsquo;enrichissement de la flore de production (lentilles, r\u00e9sineux odorants) et de la faune ( mules) ont conduit \u00e0 une hauteur \u00e9conomique importante. Les rendements ont augment\u00e9, la transformation des m\u00e9taux, le tissage, la fabrication du verre et la construction se sont d\u00e9velopp\u00e9s de mani\u00e8re intensive. Le commerce int\u00e9rieur et ext\u00e9rieur a augment\u00e9, bien que le secteur mon\u00e9taire soit rest\u00e9 faible ; il n&rsquo;y avait pas de pi\u00e8ce frapp\u00e9e, la mesure de la valeur \u00e9tait principalement des lingots d&rsquo;argent.<\/p>\n<p>Les succ\u00e8s militaires contribuent au renforcement du pouvoir du pharaon et \u00e0 la d\u00e9pendance de l&rsquo;aristocratie \u00e0 son \u00e9gard. La notion de \u00ab\u00a0maison personnelle\u00a0\u00bb est en train de dispara\u00eetre ; le r\u00f4le de la d\u00e9tention conditionnelle des terres \u00e0 des fins de service augmente encore plus. Les domaines de la noblesse paraissent modestes en comparaison des immenses domaines des nobles de l&rsquo;Ancien et des nomarques du Moyen Empire. L&rsquo;aristocratie n&rsquo;a pas le monopole h\u00e9r\u00e9ditaire de la fonction. Les pharaons s&rsquo;en remettent \u00e0 la noblesse de service, qui lui doit pleinement son statut social et patrimonial \u00e9lev\u00e9 ; le canal le plus important de promotion sociale est l&rsquo;arm\u00e9e, mais les \u00ab\u00a0nouveaux gens\u00a0\u00bb acc\u00e8dent \u00e9galement aux postes les plus \u00e9lev\u00e9s dans l&rsquo;administration centrale et nominale (au Nouvel Empire, seule une partie des nomarques re\u00e7oivent leurs postes par h\u00e9ritage). Des personnes issues de familles de petits et moyens propri\u00e9taires terriens et artisans p\u00e9n\u00e8trent activement \u00e0 tous les niveaux de l&rsquo;appareil administratif. Dans le m\u00eame temps, la population active (\u00ab\u00a0les enfants du peuple\u00a0\u00bb) reste l&rsquo;objet du syst\u00e8me d&rsquo;enregistrement et de r\u00e9partition de l&rsquo;Etat (\u00ab\u00a0revues\u00a0\u00bb). Quant aux esclaves, il y a des changements importants dans leur position : ils sont souvent plant\u00e9s en terre et transform\u00e9s en d\u00e9tenteurs d\u00e9pendants ; certains des prisonniers sont accept\u00e9s pour le service judiciaire (gardes du corps royaux-sherdans, coureurs nubiens) et le service militaire (par exemple, des tribus enti\u00e8res de Libyens, dirig\u00e9es par des chefs, gardent des forteresses frontali\u00e8res).<\/p>\n<p>La complexit\u00e9 croissante des fonctions administratives et l&rsquo;expansion du territoire n\u00e9cessitent une restructuration du syst\u00e8me bureaucratique. Le nombre des fonctionnaires augmente, leurs fonctions sont clairement r\u00e9glement\u00e9es, une hi\u00e9rarchie stricte est form\u00e9e, dirig\u00e9e par un dignitaire supr\u00eame. L&rsquo;appareil central se compose de d\u00e9partements dot\u00e9s d&rsquo;un personnel important : pour la perception des imp\u00f4ts, pour la surveillance des terres arables, pour la surveillance du b\u00e9tail, la justice, l&rsquo;arm\u00e9e, la chambre de r\u00e9ception, le tr\u00e9sor. Le pays est divis\u00e9 en quatre r\u00e9gions &#8211; Th\u00e9baine (capitale), Tinsky, Haute-\u00c9gypte et Basse-\u00c9gypte, dont les chefs sont nomm\u00e9s par le dignitaire supr\u00eame et lui rendent compte tous les quatre mois ; l&rsquo;appareil fonctionnant sous eux copie le central. Le haut dignitaire nomme \u00e9galement et contr\u00f4le \u00e9troitement les nomarques ; les grandes villes sont retir\u00e9es de leur sph\u00e8re de pouvoir, dont l&rsquo;administration est assur\u00e9e par des fonctionnaires nomm\u00e9s du centre. Les nomes sont divis\u00e9s en districts, compos\u00e9s de villages et de colonies.<\/p>\n<h3>La r\u00e9forme d&rsquo;Akhenaton et l&rsquo;affaiblissement de l&rsquo;Egypte.<\/h3>\n<p>Le fils d&rsquo;Amenhotep III Amenhotep IV (1365-1348 av. Pharaon proclama le culte supr\u00eame et unique du disque solaire d&rsquo;Aton ; le reste des divinit\u00e9s a \u00e9t\u00e9 soit annul\u00e9, soit transf\u00e9r\u00e9 au rang de serviteurs d&rsquo;Aton. Amenhotep IV a pris le nom \u00ab\u00a0Akhenaton\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0Bon pour Aton\u00a0\u00bb) et a d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 avec la cour de Th\u00e8bes \u00e0 la capitale nouvellement fond\u00e9e Akhetaton (El-Amarna) en Egypte centrale. Cependant, cette r\u00e9forme, que nombre de chercheurs consid\u00e8rent comme monoth\u00e9iste, a provoqu\u00e9 le rejet non seulement du sacerdoce th\u00e9bain, mais aussi de la population en g\u00e9n\u00e9ral, puisqu&rsquo;elle a ni\u00e9 les id\u00e9es religieuses ancr\u00e9es dans l&rsquo;esprit des \u00c9gyptiens (apparition anthropo- ou zoomorphe de Dieu , g\u00e9n\u00e9alogie divine, etc.). La r\u00e9forme a conduit \u00e0 une scission de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e9gyptienne et \u00e0 un affaiblissement de l&rsquo;\u00c9tat \u00e9gyptien. Concentrant ses efforts sur l&rsquo;\u00e9tablissement d&rsquo;une nouvelle religion, Akh\u00e9naton abandonne une politique \u00e9trang\u00e8re active et perd largement le contr\u00f4le des territoires saisis par ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs : il n&rsquo;essaie pas d&rsquo;organiser la r\u00e9sistance \u00e0 l&rsquo;assaut hittite sur la Syrie ; sous lui, la plupart des princes syriens et palestiniens ont obtenu de facto l&rsquo;ind\u00e9pendance de l&rsquo;\u00c9gypte. L&rsquo;h\u00e9g\u00e9monie \u00e9gyptienne au Moyen-Orient appartient au pass\u00e9.<\/p>\n<h3>Derniers Pharaons de la XVIII Dynastie.<\/h3>\n<p>Les successeurs d&rsquo;Akhenaton abandonn\u00e8rent progressivement sa politique. Son gendre et h\u00e9ritier Smenkhkar\u00ea restaura le culte d&rsquo;Amon, et son successeur Toutankhaton (un autre gendre d&rsquo;Akhenaton) priva le culte d&rsquo;Aton du statut d&rsquo;\u00c9tat, prit le nom de Toutankhamon et quitta Akhetaton, se d\u00e9pla\u00e7ant, cependant, pas \u00e0 Th\u00e8bes, mais \u00e0 Memphis. Il patronnait le sacerdoce et la noblesse locale qui lui \u00e9tait associ\u00e9e ; il a \u00e9galement essay\u00e9 de relancer la politique de conqu\u00eate pr\u00e9c\u00e9dente et de renforcer la position de l&rsquo;Egypte en Palestine et en Syrie. Apr\u00e8s la mort de Toutankhamon, sa veuve \u00e9pousa un prince hittite, mais il fut tu\u00e9 \u00e0 la suite d&rsquo;un complot de l&rsquo;aristocratie \u00e9gyptienne ; Pharaon \u00e9tait le chef de l&rsquo;arm\u00e9e de chars, Ey, membre de la XVIII dynastie. \u00c0 l&rsquo;appel de la veuve de Toutankhamon, les Hittites envahissent l&rsquo;\u00c9gypte et battent l&rsquo;arm\u00e9e \u00e9gyptienne, mais sont contraints de battre en retraite en raison du d\u00e9clenchement d&rsquo;une \u00e9pid\u00e9mie. Eyu fut remplac\u00e9 par le prot\u00e9g\u00e9 du sacerdoce th\u00e9bain, le chef militaire Horemheb (1334-1306 av. J.-C.), qui mena une s\u00e9rie de r\u00e9formes afin de renforcer la position int\u00e9rieure et ext\u00e9rieure de l&rsquo;\u00c9gypte. Il a rationalis\u00e9 la collecte des imp\u00f4ts, a lutt\u00e9 contre l&rsquo;arbitraire, les d\u00e9tournements de fonds et la corruption de fonctionnaires, a divis\u00e9 l&rsquo;arm\u00e9e en troupes du nord et du sud pour des op\u00e9rations militaires dans les directions asiatique et nubienne, a augment\u00e9 le nombre de mercenaires (principalement aux d\u00e9pens des Libyens), am\u00e9lior\u00e9 le syst\u00e8me d&rsquo;approvisionnement de l&rsquo;arm\u00e9e et am\u00e9lior\u00e9 sa structure de commandement &#8230; A l&rsquo;instar de ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs, Horemheb contribua \u00e0 la promotion de repr\u00e9sentants talentueux des couches ignorantes et habilement \u00e9quilibr\u00e9 entre les militaires et l&rsquo;aristocratie d\u00e9sign\u00e9e ; il dota g\u00e9n\u00e9reusement des temples, mais ne voulut pas retourner \u00e0 Th\u00e8bes, la citadelle du sacerdoce, et s&rsquo;installa \u00e0 Memphis. Un syst\u00e8me de deux capitales est n\u00e9 &#8211; Memphis est devenue le si\u00e8ge du pharaon, de la cour, de l&rsquo;administration supr\u00eame et du commandement militaire, Th\u00e8bes est rest\u00e9e le principal centre religieux.<\/p>\n<h3>XIX \u2013 XX dynasties.<\/h3>\n<p>La politique d&rsquo;Horemheb a pr\u00e9par\u00e9 le terrain pour la restauration du pouvoir de l&rsquo;\u00c9gypte au cours de la 19e dynastie (1306-1197 avant JC), fond\u00e9e par Rams\u00e8s I. Sous elle, une politique \u00e9trang\u00e8re active a \u00e9t\u00e9 reprise. Sa direction principale \u00e9tait la lutte pour la Syrie, la Palestine et la Ph\u00e9nicie ; dans cette lutte, le principal rival de l&rsquo;\u00c9gypte \u00e9tait l&rsquo;\u00c9tat hittite. Le fils et successeur de Rams\u00e8s Ier, Seti Ier, a r\u00e9ussi \u00e0 soumettre l&rsquo;\u00c9tat strat\u00e9giquement important d&rsquo;Amurra dans le sud-ouest de la Syrie, qui d\u00e9pendait auparavant des Hittites. Son successeur, Rams\u00e8s II (1290-1224 av. J.-C.) en 1286 av. fait un voyage en Syrie, au cours duquel le roi hittite Muwattalla l&rsquo;attire dans un pi\u00e8ge \u00e0 Kadesh ; ce n&rsquo;est qu&rsquo;avec de grandes difficult\u00e9s que le pharaon parvint \u00e0 \u00e9viter la d\u00e9faite. L&#8217;embarras \u00e0 Kadesh a provoqu\u00e9 un soul\u00e8vement presque g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 dans les villes syriennes et palestiniennes. Pendant seize ans (1286-1270 av. J.-C.), Rams\u00e8s II a men\u00e9 une lutte acharn\u00e9e avec les Hittites, qui \u00e9vitaient avec persistance les batailles ouvertes, et avec la population locale qui les soutenait. L&rsquo;\u00e9puisement mutuel des opposants les pousse \u00e0 se mettre d&rsquo;accord. En 1270 av. Pharaon conclut un accord avec le roi hittite Hattusili III sur le partage des territoires disput\u00e9s : les \u00c9gyptiens re\u00e7urent la Syrie du Sud, la Palestine et la Ph\u00e9nicie, tandis que les Hittites obtinrent l&rsquo;essentiel de la Syrie, dont l&rsquo;Amour ; les parties se sont engag\u00e9es \u00e0 r\u00e9soudre les conflits par des moyens diplomatiques et \u00e0 se soutenir militairement en cas d&rsquo;attaque d&rsquo;un tiers (c&rsquo;est-\u00e0-dire l&rsquo;Assyrie, devenue alors plus forte). Rams\u00e8s II \u00e9pousa une princesse hittite. Trait\u00e9 de 1270 av. &#8211; le premier document connu de ce genre dans l&rsquo;histoire des relations internationales.<\/p>\n<p>Sous Rams\u00e8s II, le contr\u00f4le complet de l&rsquo;\u00c9gypte sur la Nubie a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 restaur\u00e9. Dans les territoires conquis, il \u00e9rige de nombreuses forteresses et r\u00e9installe les colons \u00e9gyptiens. Avec des ressources importantes, le pharaon a r\u00e9alis\u00e9 des constructions \u00e0 grande \u00e9chelle, principalement des palais et des temples ; \u00e0 l&rsquo;est du delta, il fonda une nouvelle capitale &#8211; Per-Ramses (\u00ab\u00a0Maison de Rams\u00e8s\u00a0\u00bb). Sous lui, des travaux d&rsquo;irrigation \u00e0 grande \u00e9chelle ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s en Basse-\u00c9gypte, \u00e0 la suite desquels de nouvelles terres fertiles ont \u00e9t\u00e9 incluses dans la circulation \u00e9conomique. Le r\u00e8gne de Rams\u00e8s II fut une p\u00e9riode de prosp\u00e9rit\u00e9 \u00e9conomique et politique pour l&rsquo;\u00c9gypte.<\/p>\n<p>Son fils et successeur Merneptah (1224-1214 av. il a \u00e9galement r\u00e9prim\u00e9 le soul\u00e8vement en Syrie. Dans sa politique religieuse, Merneptah a soutenu le culte de Memphis du dieu Ptah et a montr\u00e9 du m\u00e9pris pour le culte d&rsquo;Amon, ce qui a d\u00e9plu au sacerdoce th\u00e9bain. Apr\u00e8s sa mort, commence une p\u00e9riode d&rsquo;affaiblissement de l&rsquo;autorit\u00e9 centrale : le saut sur le tr\u00f4ne s&rsquo;accompagne de la croissance du pouvoir des nomarques. La d\u00e9t\u00e9rioration de la situation \u00e9conomique de larges couches de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e9gyptienne est d&rsquo;env. 1200 avant JC un soul\u00e8vement massif men\u00e9 par un Irsu syrien. Il renverse la 19e dynastie et se proclame pharaon ; les nomarques deviennent compl\u00e8tement ind\u00e9pendants ; La Syrie, la Ph\u00e9nicie et la Palestine se d\u00e9barrassent de la domination \u00e9gyptienne ; Les \u00ab peuples de la mer \u00bb pillent syst\u00e9matiquement le delta oriental, et les Libyens commencent \u00e0 s&rsquo;installer dans les r\u00e9gions du nord-est de l&rsquo;\u00c9gypte. D&rsquo;ACCORD. 1197 avant JC le repr\u00e9sentant de l&rsquo;aristocratie \u00e9gyptienne Setnakht (1197-1190 avant JC) renverse Irsu, restaure l&rsquo;int\u00e9grit\u00e9 territoriale de l&rsquo;\u00c9gypte et fonde la XX dynastie (1197-1075 avant JC).<\/p>\n<p>Sous le r\u00e8gne de son fils et successeur Rams\u00e8s III (1190-1159 av. J.-C.), l&rsquo;Egypte conna\u00eet sa derni\u00e8re mont\u00e9e en puissance. Rams\u00e8s III proc\u00e9da \u00e0 une r\u00e9forme militaire : divisant toute la population en groupes de conscription, il les obligea \u00e0 fournir un certain nombre de soldats ; il a \u00e9galement augment\u00e9 le nombre de mercenaires, principalement des Libyens et des peuples de la mer. Ayant ainsi renforc\u00e9 l&rsquo;arm\u00e9e, le pharaon put remettre la Palestine, la Ph\u00e9nicie et la Syrie sous la domination \u00e9gyptienne et repousser plusieurs invasions (les Libyens en 1185 avant JC, les \u00ab peuples de la mer \u00bb en 1182 avant JC, les Maxies en 1179 avant JC) . ). Cependant, d\u00e9j\u00e0 sous lui, il y avait des signes d&rsquo;une aggravation de la situation politique interne. Le m\u00e9c\u00e9nat des temples et du sacerdoce (dons g\u00e9n\u00e9reux, exemption du service militaire) a conduit \u00e0 l&rsquo;\u00e9puisement du tr\u00e9sor ; Dans nombre de nomes, des troubles des classes populaires \u00e9clatent (gr\u00e8ve des artisans \u00e0 Th\u00e8bes en 1171 av. J.-C.), le m\u00e9contentement grandit parmi la noblesse de service. En 1159 av. Rams\u00e8s III est victime d&rsquo;un complot de son entourage.<\/p>\n<p>Sous ses successeurs (de Rams\u00e8s IV \u00e0 Rams\u00e8s XI), l&rsquo;\u00c9tat \u00e9gyptien d\u00e9clinait progressivement. L&rsquo;Egypte perd le contr\u00f4le de ses dominions asiatiques ; apr\u00e8s Rams\u00e8s VI, toute trace de la d\u00e9pendance de la Syrie et de la Palestine vis-\u00e0-vis des pharaons dispara\u00eet. Les Libyens continuent de s&rsquo;installer dans les r\u00e9gions du nord-ouest. Le pouvoir royal s&rsquo;affaiblit et l&rsquo;influence du sacerdoce th\u00e9bain et des nomarques augmente ; le gouvernement de la Haute-\u00c9gypte est actuellement aux mains des grands pr\u00eatres d&rsquo;Amon \u00e0 Th\u00e8bes, qui ont rendu leur charge h\u00e9r\u00e9ditaire ; sous Rams\u00e8s XI, le grand pr\u00eatre d&rsquo;Amon Herihor est \u00e0 la fois le dignitaire supr\u00eame, le chef militaire et le gouverneur de la Nubie. Avec la mort de Rams\u00e8s XI en 1075 av. la XX dynastie se termine, et l&rsquo;Egypte tombe en deux parties &#8211; la Haute Egypte avec la capitale Th\u00e8bes, o\u00f9 H\u00e9rihor prend le pouvoir, et la Basse Egypte avec le centre \u00e0 Tanis, o\u00f9 r\u00e8gne Nesubanebjed (Smend\u00e8s), le fondateur de la XXI dynastie.<\/p>\n<h2>Troisi\u00e8me p\u00e9riode de transition.<\/h2>\n<h3>Troisi\u00e8me p\u00e9riode de transition (1075-945 av. J.-C.)\u00a0: XXI dynastie.<\/h3>\n<p>La division de l&rsquo;\u00c9gypte a conduit \u00e0 la d\u00e9sint\u00e9gration d&rsquo;une \u00e9conomie tsariste unique, fondement de la centralisation de l&rsquo;\u00c9tat. Les domaines royaux dans les nomes sont entre les mains de la noblesse et du sacerdoce locaux. Les avoirs conditionnels des fonctionnaires deviennent leur propri\u00e9t\u00e9. L&rsquo;Egypte se transforme en une ar\u00e8ne de rivalit\u00e9 entre les groupes r\u00e9gionaux de l&rsquo;aristocratie. Partout, surtout dans le sud, le pouvoir des temples augmente. Il n&rsquo;y a plus de force capable de consolider les ressources de la soci\u00e9t\u00e9 pour une politique \u00e9trang\u00e8re active. L&rsquo;Egypte cesse d&rsquo;\u00eatre une grande puissance en M\u00e9diterran\u00e9e orientale et perd les derniers vestiges de ses possessions \u00e9trang\u00e8res ; le contr\u00f4le m\u00eame sur la Nubie fortement \u00e9gyptienne s&rsquo;affaiblit. La p\u00e9n\u00e9tration massive des Libyens en Basse-\u00c9gypte se poursuit : ils s&rsquo;y installent en tribus enti\u00e8res, forment l&rsquo;\u00e9pine dorsale de l&rsquo;arm\u00e9e \u00e9gyptienne, leurs chefs occupent de plus en plus les postes de nomarques et entrent en parent\u00e9 avec la noblesse la\u00efque et spirituelle locale.<\/p>\n<h3>Royaume post\u00e9rieur.<\/h3>\n<h3>Royaume post\u00e9rieur (945-525 av. J.-C.)\u00a0: XXII &#8211; XXVI dynasties.<\/h3>\n<h3>\u00c9gypte libyenne (945-712 av. J.-C.)\u00a0: XXII &#8211; XXIV dynasties.<\/h3>\n<p>La vie de la Basse Egypte s&rsquo;ach\u00e8ve naturellement avec l&rsquo;ascension en 945 av. au tr\u00f4ne du repr\u00e9sentant de l&rsquo;aristocratie libyenne Sheshonka I, fondateur de la XXIIe dynastie (libyenne) (945-722 av. Il l\u00e9gitime son pouvoir en mariant un fils \u00e0 la fille du dernier pharaon de la XXI dynastie, et subjugue la Haute-\u00c9gypte, faisant de l&rsquo;autre fils le grand pr\u00eatre d&rsquo;Amon \u00e0 Th\u00e8bes. La capitale est d\u00e9plac\u00e9e \u00e0 Bubast dans la partie sud-est du delta. Sheshonk I revient sur la politique \u00e9trang\u00e8re agressive des pharaons du Nouvel Empire : c. 930 avant JC il intervient dans la lutte entre les royaumes de Juda et d&rsquo;Isra\u00ebl aux c\u00f4t\u00e9s de ce dernier, envahit la Palestine et s&#8217;empare de J\u00e9rusalem. Il parvient \u00e9galement \u00e0 reprendre le contr\u00f4le de la Nubie. Des ressources importantes \u00e0 la disposition du pouvoir tsariste permettent \u00e0 Sheshonk I et \u00e0 ses plus proches successeurs de d\u00e9velopper la construction de palais et de temples. La XXIIe dynastie s&rsquo;appuie principalement sur l&rsquo;arm\u00e9e libyenne ; en outre, ses repr\u00e9sentants cherchent \u00e0 acqu\u00e9rir le soutien du sacerdoce, principalement dans le nord, accordant g\u00e9n\u00e9reusement aux temples des terres, des biens meubles et immeubles, des esclaves, divers privil\u00e8ges et faisant de riches sacrifices.<\/p>\n<p>Au IXe si\u00e8cle. AVANT JC. l&rsquo;affaiblissement du pouvoir des pharaons libyens commen\u00e7a. La noblesse libyenne a tellement renforc\u00e9 ses positions qu&rsquo;elle n&rsquo;a plus besoin du patronage du centre. La Basse-\u00c9gypte s&rsquo;est en fait d\u00e9sint\u00e9gr\u00e9e en de nombreuses petites possessions semi-ind\u00e9pendantes dirig\u00e9es par des nomarques et des chefs militaires libyens ; cela est facilit\u00e9 par les rivalit\u00e9s au sein de la dynastie r\u00e9gnante, dont les repr\u00e9sentants cr\u00e9ent les principaut\u00e9s les plus puissantes (H\u00e9racl\u00e9opolis, Memphis, Tanis). Le pouvoir sur la Haute-\u00c9gypte restait purement formel. Le r\u00e9tr\u00e9cissement des possibilit\u00e9s mat\u00e9rielles des pharaons de la XXIIe dynastie a conduit \u00e0 leur incapacit\u00e9 \u00e0 emp\u00eacher l&rsquo;agression assyrienne en Syrie et \u00e0 fournir une assistance efficace \u00e0 leur principal alli\u00e9 &#8211; le royaume de Damas\u00a0; en 840 av. il a \u00e9t\u00e9 vaincu. En 808 av. le souverain de Tanis refusa de reconna\u00eetre la supr\u00e9matie de la XXIIe dynastie et prit le titre de Pharaon, fondant la XXIIIe dynastie (808-730 av. Au VIIIe si\u00e8cle. AVANT JC. les rois de la XXIIe dynastie ne contr\u00f4laient en r\u00e9alit\u00e9 que la r\u00e9gion de Bubasta.<\/p>\n<p>Au milieu du VIIIe si\u00e8cle. AVANT JC. L&rsquo;Egypte a fait face \u00e0 un nouvel adversaire fort &#8211; le royaume de Napata (Kush), qui est n\u00e9 sur le territoire de la Nubie et a \u00e9tendu son pouvoir du 6e au 1er seuil du Nil. L&rsquo;influence koushite en Haute-\u00c9gypte a consid\u00e9rablement augment\u00e9 sous le roi de Kasht, qui a obtenu l&rsquo;\u00e9l\u00e9vation de sa fille au rang de grande pr\u00eatresse (\u00ab\u00a0\u00e9pouse d&rsquo;Amon\u00a0\u00bb) \u00e0 Th\u00e8bes. Son fils et successeur Pianhi, avec le soutien du sacerdoce th\u00e9bain, a soumis les r\u00e9gions du sud de l&rsquo;\u00c9gypte. La menace koushite a incit\u00e9 les princes libyens du Nord \u00e0 organiser une coalition dirig\u00e9e par Tefnacht, souverain de Sais et d&rsquo;Ision dans le delta occidental. Tefnacht a \u00e9tabli le contr\u00f4le sur l&rsquo;ouest de la Basse et du nord de la Haute-\u00c9gypte et a incit\u00e9 la principaut\u00e9 frontali\u00e8re d&rsquo;Hermopolis dans la partie centrale du pays \u00e0 se s\u00e9parer des Koushites. Mais en 730 av. Pianhi a vaincu les forces libyennes dans les batailles de Th\u00e8bes et d&rsquo;H\u00e9racl\u00e9opolis, a captur\u00e9 Hermopolis, a remport\u00e9 une victoire d\u00e9cisive \u00e0 Memphis et a pris cette ville. Les dirigeants de la Basse-\u00c9gypte, dont le pharaon de Bubastian Osorkon et Tefnakht lui-m\u00eame, ont d\u00fb reconna\u00eetre le pouvoir du roi de Napata.<\/p>\n<p>La domination koushite dans les r\u00e9gions du nord de l&rsquo;\u00c9gypte \u00e9tait cependant fragile : apr\u00e8s sa victoire, Pianhi retourna \u00e0 Napata, ne laissant aucune garnison koushite dans les villes de la Basse-\u00c9gypte. Vers 722 av. Delta \u00e9tait \u00e0 nouveau aux mains de Tefnakht, qui prit le titre de Pharaon (722-718 av. J.-C.) et fonda la 24e dynastie ; son fils Bakenranf (Bokhoris) (718-712 avant JC), a soumis les r\u00e9gions centrales du pays. Tefnacht et Buckenranf s&rsquo;appuyaient sur de simples guerriers libyens, ainsi que sur les couches moyennes et inf\u00e9rieures de la population \u00e9gyptienne. Dans un effort pour renforcer l&rsquo;arm\u00e9e et \u00e9largir l&rsquo;assiette fiscale, ils ont lutt\u00e9 contre l&rsquo;esclavage pour dettes et ont entrav\u00e9 la croissance de la grande propri\u00e9t\u00e9 fonci\u00e8re (lois contre le luxe, sur la responsabilit\u00e9 des d\u00e9biteurs de leur dette uniquement par leur propri\u00e9t\u00e9, sur la limitation des int\u00e9r\u00eats d&#8217;emprunt , sur l&rsquo;interdiction d&rsquo;asservir les indig\u00e8nes \u00e9gyptiens). Cette politique a \u00e9loign\u00e9 de la 24e dynastie le sacerdoce et l&rsquo;aristocratie, qui ont pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 soutenir les Koushites. En 712 av. le roi Napata Shabaka a vaincu Buckenranf et a pris possession du delta ; Buckenranff a \u00e9t\u00e9 captur\u00e9 et br\u00fbl\u00e9. Un seul royaume koushite-\u00e9gyptien a \u00e9t\u00e9 form\u00e9.<\/p>\n<h2>L&rsquo;Egypte Koushite Et La Conqu\u00eate Assyrienne.<\/h2>\n<h3>L&rsquo;\u00c9gypte koushite et la conqu\u00eate assyrienne (712-655 av. J.-C.)\u00a0: XXV dynastie.<\/h3>\n<p>Shabaka (712-697 avant JC) est devenu le fondateur de la XXV dynastie (\u00e9thiopienne) (712-664 avant JC). Il entreprit une alliance \u00e9troite avec le sacerdoce. Il d\u00e9m\u00e9nagea sa r\u00e9sidence de Napata \u00e0 Memphis, le centre du culte de Ptah, et pr\u00e9senta ses enfants au haut sacerdoce th\u00e9bain. Cependant, \u00e0 la fin du VIIIe si\u00e8cle. AVANT JC. menace accrue de l&rsquo;Assyrie, qui en 722 av. d\u00e9truit le royaume d&rsquo;Isra\u00ebl. En 701 av. le roi assyrien Sinacherib envahit la Jud\u00e9e ; Shabaka a essay\u00e9 d&rsquo;aider le roi juif \u00c9z\u00e9chias, mais l&rsquo;arm\u00e9e \u00e9gyptienne a \u00e9t\u00e9 vaincue \u00e0 Altak ; Les fils de Pharaon furent captur\u00e9s et \u00c9z\u00e9chias se soumit aux conqu\u00e9rants. Sous le deuxi\u00e8me successeur de Shabaka Taharqa (689-664 av. J.-C.), l&rsquo;\u00c9gypte est devenue la cible directe de l&rsquo;agression assyrienne. Taharqa a encourag\u00e9 les rois palestiniens et ph\u00e9niciens \u00e0 se s\u00e9parer de l&rsquo;Assyrie. En r\u00e9ponse, le roi assyrien Esarhaddon en 674 av. En 671 av. Esarhaddon envahit \u00e0 nouveau l&rsquo;\u00c9gypte, brisa la r\u00e9sistance de Taharqa, prit et pilla Memphis. Les Assyriens prirent possession du pays jusqu&rsquo;\u00e0 Th\u00e8bes et en firent une province ; ils plac\u00e8rent leurs garnisons dans les villes, impos\u00e8rent un grand tribut et introduisirent le culte du dieu Assur ; en m\u00eame temps, les dynastes du nord de la Libye, qui reconnaissaient l&rsquo;autorit\u00e9 de l&rsquo;Assyrie, conservaient leurs possessions. Esarhaddon prit le titre de roi d&rsquo;Egypte et de Koush.<\/p>\n<p>Bient\u00f4t Taharka, ayant rassembl\u00e9 des forces consid\u00e9rables dans le sud, expulsa les troupes assyriennes d&rsquo;\u00c9gypte et lib\u00e9ra Memphis ; cependant, les princes libyens ne l&rsquo;ont pas soutenu. Esarhaddon a d\u00e9plac\u00e9 ses troupes en \u00c9gypte et a vaincu l&rsquo;arm\u00e9e koushite \u00e0 la fronti\u00e8re palestinienne. Taharka, poursuivi par les Assyriens, s&rsquo;enfuit d&rsquo;abord \u00e0 Th\u00e8bes puis en Nubie. L&rsquo;Egypte \u00e9tait divis\u00e9e en vingt districts dirig\u00e9s par des nomarques de la noblesse locale sous le contr\u00f4le de l&rsquo;administration militaire et civile assyrienne.<\/p>\n<p>La lourde oppression assyrienne provoqua le m\u00e9contentement des couches les plus diverses de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e9gyptienne. En 667 av. un groupe de princes du nord dirig\u00e9 par Necho, souverain de Sais et de Memphis, forma une conspiration ramifi\u00e9e contre les conqu\u00e9rants. Necho a essay\u00e9 d&rsquo;\u00e9tablir le contact avec Taharka, mais ses messagers ont \u00e9t\u00e9 intercept\u00e9s par les Assyriens. Les villes rebelles ont \u00e9t\u00e9 brutalement r\u00e9prim\u00e9es, mais le nouveau roi assyrien Assurbanapal a graci\u00e9 les chefs de la conspiration ; il rendit Necho en sa possession et nomma son fils Psammetichus souverain d&rsquo;Atrib dans le sud du delta. Cela a permis aux Assyriens de renforcer leur position parmi la noblesse nominale libyenne.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la mort de Taharka en 664 av. son successeur Tanutamon d\u00e9cide de reconqu\u00e9rir l&rsquo;Egypte. En 663 av. avec l&rsquo;appui de la population et surtout du sacerdoce, il s&#8217;empare facilement de la Haute-Egypte, puis s&#8217;empare de Memphis. Mais il n&rsquo;a pas r\u00e9ussi \u00e0 soumettre les princes du nord, qui sont rest\u00e9s extr\u00eamement fid\u00e8les \u00e0 l&rsquo;Assyrie. Assurbanipal a march\u00e9 sur l&rsquo;Egypte avec une marche rapide. Tanutamon est incapable d&rsquo;organiser la r\u00e9sistance et s&rsquo;enfuit en Nubie. Les Assyriens soumettent Th\u00e8bes, principale alli\u00e9e des Cuschites, \u00e0 une terrible d\u00e9faite. Quelque temps plus tard, Tanutamon a repris le contr\u00f4le des r\u00e9gions m\u00e9ridionales de la Haute-\u00c9gypte et a restaur\u00e9 Th\u00e8bes, qui a cependant perdu \u00e0 jamais son ancienne signification politique, religieuse et culturelle.<\/p>\n<h2>Sais Egypte.<\/h2>\n<h3>Sais \u00c9gypte (655-525 av. J.-C.)\u00a0: XXVIe dynastie.<\/h3>\n<p>En 664 av. le souverain de Sais, le plus grand centre \u00e9conomique du Delta, est le fils de Neho Psammetich. Avec des ressources mat\u00e9rielles importantes, il a form\u00e9 une forte arm\u00e9e de mercenaires des Cariens et des Grecs d&rsquo;Asie Mineure, et au d\u00e9but des ann\u00e9es 650 av. uni sous son r\u00e8gne la Basse-\u00c9gypte, et en 656-655 av. soumet la Haute-\u00c9gypte et fait de sa fille la grande pr\u00eatresse d&rsquo;Amon \u00e0 Th\u00e8bes. Apr\u00e8s avoir restaur\u00e9 l&rsquo;unit\u00e9 de l&rsquo;\u00c9tat, Psammetichus I (664-610 BC) a expuls\u00e9 les garnisons assyriennes du pays et s&rsquo;est proclam\u00e9 pharaon, fondant la XXVIe dynastie (Sais) (655-525 BC). Son pilier \u00e9tait le sacerdoce du Nord, qui l&rsquo;a aid\u00e9 \u00e0 supprimer le s\u00e9paratisme des dynasties libyennes. Le patronage de Pharaon des mercenaires \u00e9trangers, \u00e0 qui il a fourni des terres pour la colonisation, a aggrav\u00e9 ses relations avec les soldats d&rsquo;origine libyco-\u00e9gyptienne. Il les priva d&rsquo;un certain nombre de privil\u00e8ges, ce qui provoqua une s\u00e9rie d&rsquo;\u00e9meutes et m\u00eame le d\u00e9part d&rsquo;une partie de l&rsquo;arm\u00e9e vers la Nubie.<\/p>\n<p>Psamm\u00e9tique I a dirig\u00e9 un cours pour la renaissance des anciennes coutumes et mode de vie. Parall\u00e8lement, il encourage le commerce avec d&rsquo;autres pays et soutient les marchands \u00e9trangers, principalement les Grecs, qu&rsquo;il autorise \u00e0 \u00e9tablir la colonie de Navcratis dans le delta occidental. Dans sa politique \u00e9trang\u00e8re, le pharaon en 650-630 av. concentr\u00e9 sur une alliance avec le royaume babylonien et Lydia, essayant d&#8217;emp\u00eacher la restauration de la domination assyrienne. Cependant, \u00e0 partir des ann\u00e9es 620 av. il commen\u00e7a \u00e0 soutenir l&rsquo;Assyrie qui s&rsquo;affaiblissait rapidement, qui ne retenait gu\u00e8re l&rsquo;assaut de la coalition babylono-m\u00e8de. Certes, il n&rsquo;a pas pu l&rsquo;aider lors de l&rsquo;invasion des nomades scythes en Asie occidentale, dont il a lui-m\u00eame \u00e9t\u00e9 contraint de payer. Psammetichus I a montr\u00e9 un grand souci pour le renforcement des fronti\u00e8res de l&rsquo;\u00c9gypte, en particulier celles du nord-est, o\u00f9 il a construit un certain nombre de fortes forteresses.<\/p>\n<p>Son fils et successeur Necho II (610-595 avant JC) a tent\u00e9 de sauver l&rsquo;Assyrie mourante. En 608 av. il envahit la Palestine, battit l&rsquo;alli\u00e9 babylonien, le roi juif Josias, \u00e0 Megiddo, \u00e9leva son prot\u00e9g\u00e9 Joachim sur le tr\u00f4ne juif et imposa un tribut \u00e0 son royaume, puis fit campagne sur l&rsquo;Euphrate. Mais en 605 av. Le prince babylonien Nabuchodonosor a vaincu les \u00c9gyptiens sous Karkemish et les a chass\u00e9s de Syrie, de Ph\u00e9nicie et de Palestine. La fronti\u00e8re avec le royaume babylonien passait le long de la ligne de Gaza &#8211; le golfe d&rsquo;Aqaba. D&rsquo;ACCORD. 600 avant JC Les marins ph\u00e9niciens au nom du pharaon ont fait une exp\u00e9dition autour de l&rsquo;Afrique. Sous lui, les travaux ont commenc\u00e9 sur la construction d&rsquo;un canal entre la M\u00e9diterran\u00e9e et la mer Rouge.<\/p>\n<p>Necho II a \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9 par son fils Psammetichus II (595-589 BC). Il organisa plusieurs raids pr\u00e9dateurs sur la Syrie, la Palestine et la Nubie et renfor\u00e7a son influence dans les r\u00e9gions m\u00e9ridionales de l&rsquo;\u00c9gypte, faisant de sa fille la grande pr\u00eatresse d&rsquo;Amon. Psamm\u00e9tichus II fut remplac\u00e9 sur le tr\u00f4ne par son fils Apriy (589-567 av. Aprius a soutenu le roi juif S\u00e9d\u00e9cias, qui s&rsquo;est rebell\u00e9 contre Babylone. Il remporta une victoire navale sur les Tyriens et les Chypriotes, alli\u00e9s des Babyloniens, fit une campagne contre Sidon, for\u00e7a l&rsquo;arm\u00e9e babylonienne \u00e0 lever le si\u00e8ge de J\u00e9rusalem, mais fut ensuite vaincu et contraint de se retirer de Ph\u00e9nicie et de Palestine. En 570 av. Aprius est entr\u00e9 en guerre avec l&rsquo;\u00c9tat grec de Cyr\u00e8ne (\u00e0 l&rsquo;ouest de l&rsquo;\u00c9gypte), mais son arm\u00e9e n&rsquo;a pas r\u00e9ussi; les guerriers libyens se sont rebell\u00e9s et ont proclam\u00e9 le dignitaire Ahmose (Amasis) comme Pharaon, qui a \u00e9t\u00e9 reconnu \u00e0 la fois en Haute et en Basse Egypte ; n\u00e9anmoins, Aprius, avec l&rsquo;aide de mercenaires, tint bon dans le Delta jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort en 567 av.<\/p>\n<p>Ahmose II (570-526 av. J.-C.) poursuit la politique pro-grecque de ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs : il est mari\u00e9 \u00e0 une femme grecque de Cyr\u00e8ne, dot\u00e9 g\u00e9n\u00e9reusement de temples grecs, accorde des privil\u00e8ges \u00e0 Navcratis, rapproche de lui des mercenaires grecs et forme un d\u00e9tachement de gardes du corps. d&rsquo;eux. Sous lui, il y a eu un renouveau important de l&rsquo;artisanat et du commerce. Pharaon a allou\u00e9 de grosses sommes pour la construction. Il a abaiss\u00e9 l&rsquo;imp\u00f4t foncier et les taxes en faveur des temples, a \u00e9tabli un contr\u00f4le sur leurs revenus, qui se sont disput\u00e9s avec le sacerdoce. Le m\u00e9contentement a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 exprim\u00e9 par la partie libyco-\u00e9gyptienne de l&rsquo;arm\u00e9e et les partisans aristocratiques d&rsquo;Aprius, qui consid\u00e9raient Ahmose II comme un usurpateur. Les conflits internes ont affaibli l&rsquo;\u00c9gypte face aux menaces ext\u00e9rieures.<\/p>\n<p>En 568-567 av. Ahmose II repoussa l&rsquo;invasion du roi babylonien Nabuchodonosor II. Profitant d&rsquo;un r\u00e9pit paisible, il a cr\u00e9\u00e9 une marine forte, avec l&rsquo;aide de laquelle il a soumis Chypre; il a \u00e9galement fait des voyages r\u00e9ussis en Arabie et en Nubie. Cependant, en 550 av. un nouveau danger est n\u00e9 du pouvoir agressif ach\u00e9m\u00e9nide (la Perse), qui a incit\u00e9 le pharaon \u00e0 rejoindre une coalition anti-perse avec la Lydie, les \u00c9tats grecs de Sparte et de Samos et son vieil ennemi Babylone. La d\u00e9faite de Lydie par les Perses en 546 av. et Babylone en 539 av. consid\u00e9rablement aggrav\u00e9 la position de politique \u00e9trang\u00e8re de l&rsquo;\u00c9gypte, qui restait le seul adversaire de la Perse au Moyen-Orient.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la mort d&rsquo;Ahmose II en 526 av. le tr\u00f4ne a \u00e9t\u00e9 pris par son fils Psammetichus III (526-525 BC). Quelques mois plus tard, le roi perse Cambyse (529-522 av. une victoire d\u00e9cisive sur Psamm\u00e9tique III \u00e0 P\u00e9lusie. L&rsquo;arm\u00e9e s&rsquo;est retir\u00e9e \u00e0 Memphis, mais le commandant de la flotte \u00e9gyptienne Ujagorresnet a rendu Sais aux Perses sans combat et a permis \u00e0 l&rsquo;escadre ennemie de p\u00e9n\u00e9trer profond\u00e9ment dans le delta, ce qui a conduit \u00e0 la reddition des troupes \u00e9gyptiennes et \u00e0 la chute de Memphis ; Pharaon et sa famille ont \u00e9t\u00e9 captur\u00e9s. Tout le pays, jusqu&rsquo;au premier seuil, \u00e9tait sous la domination des Perses. Le soul\u00e8vement qui \u00e9clata en Egypte en 524 av. apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9chec des tentatives de Cambyse pour conqu\u00e9rir Cyr\u00e8ne et la Nubie, il est brutalement r\u00e9prim\u00e9 : le roi perse fait ex\u00e9cuter Psamm\u00e8te III et d\u00e9truit les temples, dont les pr\u00eatres soutiennent les rebelles.<\/p>\n<h3>L&rsquo;Egypte \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque ach\u00e9m\u00e9nide.<\/h3>\n<h3>L&rsquo;\u00c9gypte \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque ach\u00e9m\u00e9nide (525-332 av. J.-C.)\u00a0: XXVII \u2013 XXX dynasties.<\/h3>\n<h3>P\u00e9riode du premier dominion persan (525-404 av. J.-C.)\u00a0: XXVIIe dynastie (persane).<\/h3>\n<p>Dans les premi\u00e8res d\u00e9cennies de la domination perse (sous Cambyse et Darius Ier), l&rsquo;\u00c9gypte occupait une position privil\u00e9gi\u00e9e au sein de l&rsquo;\u00c9tat ach\u00e9m\u00e9nide. Le pouvoir des Perses sur l&rsquo;Egypte \u00e9tait de la nature d&rsquo;une union personnelle : en ao\u00fbt 525 av. Cambyse prit le titre de Pharaon ; Les Ach\u00e9m\u00e9nides devinrent la XXVIIe dynastie \u00e9gyptienne. Les rois perses \u00e9taient couronn\u00e9s de la couronne \u00e9gyptienne et utilisaient la datation \u00e9gyptienne traditionnelle des r\u00e8gnes. Les Perses ont permis aux Egyptiens de garder leur religion et leurs coutumes. Bien que le gouvernement du pays soit concentr\u00e9 entre les mains d&rsquo;un satrape persan r\u00e9sidant \u00e0 Memphis et que des garnisons perses soient situ\u00e9es dans les principales villes, un certain nombre de postes plus \u00e9lev\u00e9s sont rest\u00e9s aux \u00c9gyptiens. Cambyse indemnisa les temples des dommages caus\u00e9s par les Perses lors de la conqu\u00eate. Darius I (522-486 av. J.-C.) a r\u00e9alis\u00e9 une construction intensive de temples ; sous lui, la construction d&rsquo;un canal entre la M\u00e9diterran\u00e9e et la mer Rouge fut achev\u00e9e. Cette politique \u00e9tait largement dict\u00e9e par la valeur strat\u00e9gique et \u00e9conomique de l&rsquo;\u00c9gypte pour les Perses : c&rsquo;\u00e9tait l&rsquo;une des satrapies les plus rentables &#8211; le montant des imp\u00f4ts qu&rsquo;elle recevait annuellement s&rsquo;\u00e9levait \u00e0 sept cents talents d&rsquo;argent.<\/p>\n<p>Jusqu&rsquo;au milieu des ann\u00e9es 480 av. L&rsquo;\u00c9gypte est rest\u00e9e fid\u00e8le, \u00e0 l&rsquo;exception du soul\u00e8vement s\u00e9paratiste du satrape Ariand pendant la p\u00e9riode de guerre civile dynastique en Perse en 522-521 av. Cependant, une augmentation des imp\u00f4ts \u00e0 la fin du r\u00e8gne de Darius Ier et le d\u00e9tournement d&rsquo;artisans \u00e9gyptiens vers la Perse pour la construction de palais royaux \u00e0 Suse et \u00e0 Pers\u00e9polis provoquent en octobre 486 av. soul\u00e8vement de masse, que le nouveau roi perse Xerx\u00e8s (486-465 av. J.-C.) n&rsquo;a r\u00e9ussi \u00e0 r\u00e9primer qu&rsquo;en janvier 484 av. Xerx\u00e8s a durement trait\u00e9 les rebelles et a radicalement chang\u00e9 sa politique envers l&rsquo;\u00c9gypte : il n&rsquo;a pas accept\u00e9 le titre de Pharaon, annulant ainsi l&rsquo;union personnelle, a proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 de vastes confiscations des biens du temple et a abandonn\u00e9 la pratique de nommer des \u00c9gyptiens \u00e0 des postes administratifs. Cela a provoqu\u00e9 une augmentation du sentiment anti-perse.<\/p>\n<p>En 461 av. l&rsquo;un des princes libyens du delta occidental, Inar, s&rsquo;est rebell\u00e9 contre la domination perse ; il a re\u00e7u l&rsquo;aide militaire des Grecs qui ont combattu avec les Perses, men\u00e9s par les Ath\u00e9niens. L&rsquo;arm\u00e9e combin\u00e9e gr\u00e9co-\u00e9gyptienne a gagn\u00e9 en 459 av. victoire sur les Perses \u00e0 Papremis, prend Memphis et s&#8217;empare de la majeure partie de la vall\u00e9e du Nil. Mais en 455 av. L&rsquo;Egypte est envahie par une trois cent milli\u00e8me arm\u00e9e perse sous le commandement de Megabyz, appuy\u00e9e par une flotte puissante (trois cents navires), et vainc les forces alli\u00e9es. Les troupes grecques et \u00e9gyptiennes ont pris des d\u00e9fenses sur l&rsquo;\u00eele. Prosopitis dans le delta, cependant Megabyzus a r\u00e9ussi en juin 454 BC. p\u00e9n\u00e9trer dans l&rsquo;\u00eele et les d\u00e9truire\u00a0; l&rsquo;escadre ath\u00e9nienne qui est arriv\u00e9e pour aider les d\u00e9fenseurs a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truite dans la branche mend\u00e9sienne du Nil. Les restes des Ath\u00e9niens s&rsquo;enfuirent \u00e0 Cyr\u00e8ne. Inar a \u00e9t\u00e9 captur\u00e9 et mis \u00e0 ex\u00e9cution douloureuse.<\/p>\n<p>Commenc\u00e9 dans la seconde moiti\u00e9 du Ve si\u00e8cle. AVANT JC. le processus d&rsquo;affaiblissement de l&rsquo;\u00c9tat ach\u00e9m\u00e9nide s&rsquo;accompagne du renforcement du mouvement s\u00e9paratiste en \u00c9gypte. En 405 av. Amirtei, le souverain de Sais, s&rsquo;est rebell\u00e9. Il remporte plusieurs victoires sur les Perses et prend le contr\u00f4le du Delta. En raison de la guerre intestine qui a \u00e9clat\u00e9 en Perse entre le roi Artaxerx\u00e8s II et son fr\u00e8re Cyrus le Jeune, les Perses n&rsquo;ont pas pu envoyer de grandes forces pour r\u00e9primer le soul\u00e8vement et Amirtei au d\u00e9but du 5\u00e8me si\u00e8cle. AVANT JC. lib\u00e9r\u00e9 toute l&rsquo;Egypte.<\/p>\n<h2>P\u00e9riode de l&rsquo;ind\u00e9pendance \u00e9gyptienne.<\/h2>\n<h3>P\u00e9riode d&rsquo;ind\u00e9pendance de l&rsquo;\u00c9gypte (405-342 av. J.-C.)\u00a0: XXVIII &#8211; XXX dynasties.<\/h3>\n<p>Amirtei (405-398 av. J.-C.), bien qu&rsquo;il ait fond\u00e9 la XXVIIIe dynastie (Sais), s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9 \u00eatre son seul repr\u00e9sentant. Elle a \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9e par la XXIXe dynastie (398-380 av. J.-C.), originaire de Mend\u00e8s dans le delta oriental. Apr\u00e8s la p\u00e9riode de toute-puissance du temple et de la noblesse s\u00e9culi\u00e8re (398-393 av. J.-C.), satur\u00e9e de coups de palais, Akoris (393-380 av. Akoris a cr\u00e9\u00e9 une ligne d\u00e9fensive \u00e0 la fronti\u00e8re nord-est, a conclu une alliance anti-perse avec Cyr\u00e8ne, Barca, Pisidie \u200b\u200bet Chypre et a \u00e9tendu son influence \u00e0 la Palestine et \u00e0 la Ph\u00e9nicie. En 385-382 av. il repoussa avec succ\u00e8s l&rsquo;invasion persane.<\/p>\n<p>En 380 av. le tr\u00f4ne a \u00e9t\u00e9 usurp\u00e9 par Nehtnebef (Nectaneb) de Sevennite dans le delta oriental, qui a fond\u00e9 la XXX dynastie (380-342 avant JC). Nehtheneb I (380-363 av. J.-C.) g\u00e9r\u00e9 en 373 av. contrecarrer une nouvelle tentative des Perses pour reprendre le contr\u00f4le de l&rsquo;\u00c9gypte ; il y fut aid\u00e9 par la d\u00e9fense h\u00e9ro\u00efque de P\u00e9lusius, la m\u00e9diocrit\u00e9 du commandant persan et la crue du Nil. R\u00e9alisant les limites de ses capacit\u00e9s militaires, il a conclu un accord d&rsquo;alliance avec les \u00c9tats grecs les plus puissants &#8211; Ath\u00e8nes et Sparte. En politique int\u00e9rieure, Nehtkheneb Ier a patronn\u00e9 la pr\u00eatrise de toutes les mani\u00e8res possibles : il a g\u00e9n\u00e9reusement dot\u00e9 les \u00e9glises, leur a fourni des avantages fiscaux, a attir\u00e9 les pr\u00eatres pour r\u00e9soudre les affaires de l&rsquo;\u00c9tat et n&rsquo;a pas \u00e9pargn\u00e9 d&rsquo;argent pour la construction de temples. Son fils et h\u00e9ritier Tach (363-361 av. J.-C.) abandonna le cours sacerdotal de son p\u00e8re. Ayant besoin de fonds pour une politique \u00e9trang\u00e8re active, il oblige les temples \u00e0 lui accorder un emprunt important, provoquant un vif m\u00e9contentement dans les milieux religieux. Il a \u00e9galement augment\u00e9 les anciennes taxes d&rsquo;urgence et a introduit de nouvelles taxes et a forc\u00e9 toute la population \u00e0 remettre tout l&rsquo;or et l&rsquo;argent au tr\u00e9sor contre de futures taxes. Cela lui a permis de lever une \u00e9norme arm\u00e9e (quatre-vingt mille \u00e9gyptiens et onze mille mercenaires grecs). Profitant de la r\u00e9bellion des satrapes d&rsquo;Asie Mineure contre le roi perse Artaxerx\u00e8s II, Tach envahit la Ph\u00e9nicie et la Syrie, mais un soul\u00e8vement \u00e9clate en \u00c9gypte, dont le succ\u00e8s est facilit\u00e9 par l&rsquo;hostilit\u00e9 de diverses couches sociales \u00e0 la politique du pharaon et le soutien des Spartiates ; son parent Nekhtgorheb (Nektaneb II) a \u00e9t\u00e9 proclam\u00e9 le nouveau roi; Tahu a d\u00fb fuir \u00e0 la cour du roi perse.<\/p>\n<p>Nehtgorheb (361-342 av. J.-C.) a compl\u00e8tement rompu avec le cours de son pr\u00e9d\u00e9cesseur : il a retir\u00e9 l&rsquo;arm\u00e9e \u00e9gyptienne de Syrie et a commenc\u00e9 \u00e0 patronner le sacerdoce de toutes les mani\u00e8res possibles (construction de temples dans toutes les r\u00e9gions du pays, riches cadeaux et sacrifices). Sous lui, il y avait un affaiblissement militaire de l&rsquo;Egypte, ce qui a facilit\u00e9 l&rsquo;agression perse. La campagne des Perses en 350 av. il se brisa non \u00e0 cause de la r\u00e9sistance des \u00c9gyptiens, mais \u00e0 cause des actions ineptes des guides lors du passage de l&rsquo;arm\u00e9e \u00e0 travers le d\u00e9sert et \u00e0 cause de la crue du Nil. En 345 av. Nehtgorkheb envoya des troupes pour aider Sidon, qui s&rsquo;\u00e9tait \u00e9cart\u00e9 des Perses, mais les mercenaires pass\u00e8rent du c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;ennemi. En hiver 343\/342 av. le roi perse Artaxerx\u00e8s III envahit l&rsquo;Egypte. Pharaon concentre des forces importantes \u00e0 P\u00e9lusius (soixante mille \u00c9gyptiens et quarante mille mercenaires libyens et grecs), mais la flotte perse parvient \u00e0 p\u00e9n\u00e9trer dans le delta et se retrouve \u00e0 l&rsquo;arri\u00e8re \u00e0 Nehtgorheb ; Pharaon a d\u00fb se retirer \u00e0 Memphis. Dans l&rsquo;arm\u00e9e, les querelles s&rsquo;intensifient entre soldats \u00e9gyptiens et mercenaires ; les Grecs commenc\u00e8rent \u00e0 se ranger du c\u00f4t\u00e9 des Perses et leur c\u00e9d\u00e8rent les forteresses les plus importantes. Dans cette situation, Nehtgorkheb, sans livrer une seule bataille, s&rsquo;enfuit vers le sud ; \u00e0 la fin de 342 av. Artaxerx\u00e8s III s&#8217;empara de la Basse et d&rsquo;une partie de la Haute Egypte ; Pharaon ne conserva que quelques r\u00e9gions m\u00e9ridionales.<\/p>\n<h2>Deuxi\u00e8me p\u00e9riode de domination persane.<\/h2>\n<h3>Deuxi\u00e8me p\u00e9riode de domination perse (342-332 avant JC).<\/h3>\n<p>La restauration de la domination perse en \u00c9gypte s&rsquo;accompagna de r\u00e9pressions brutales contre la population locale : les Perses d\u00e9truisirent un certain nombre de villes, confisqu\u00e8rent une partie importante des tr\u00e9sors des temples et outrag\u00e8rent les sanctuaires religieux. Apr\u00e8s la mort de Nehtgorheb en 341 av. ils ont soumis la partie m\u00e9ridionale de l&rsquo;\u00c9gypte, mais leur pouvoir \u00e9tait tr\u00e8s fragile. D\u00e9j\u00e0 env. 337 avant JC un certain Habbach se r\u00e9volta, s&#8217;empara de Memphis, expulsa les Perses et prit le titre de Pharaon. Bien qu&rsquo;en 335 av. le nouveau roi perse Darius III a r\u00e9tabli le pouvoir sur l&rsquo;\u00c9gypte, trois ans plus tard, la domination perse s&rsquo;est finalement effondr\u00e9e, d\u00e8s que le nouveau conqu\u00e9rant &#8211; Alexandre le Grand &#8211; s&rsquo;est approch\u00e9 des rives du Nil. A partir de la fin de 332 av. L&rsquo;Egypte est devenue une partie de la puissance mac\u00e9donienne mondiale. La p\u00e9riode hell\u00e9nistique de son histoire commence.<\/p>\n<h2>Culture.<\/h2>\n<p>Pendant des mill\u00e9naires, la culture \u00e9gyptienne ancienne se distinguait par un isolement relatif et une autosuffisance, et \u00e9tait peu sujette aux influences ext\u00e9rieures. Elle \u00e9tait caract\u00e9ris\u00e9e par un profond conservatisme et une loyaut\u00e9 des temps anciens aux principes \u00e9tablis; les nouvelles tendances se heurtent invariablement \u00e0 une forte r\u00e9sistance. \u00c0 la base, il incarnait la peur humaine d&rsquo;un \u00e9l\u00e9ment naturel incontr\u00f4lable et l&rsquo;admiration pour le pouvoir du pharaon en tant qu&rsquo;organisateur et gardien de l&rsquo;ordre mondial. L&rsquo;image principale de la culture \u00e9gyptienne \u00e9tait l&rsquo;image du Grand Fleuve &#8211; le Nil &#8211; et son id\u00e9e principale \u00e9tait l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;\u00e9ternit\u00e9. Le concept de temps fig\u00e9 et d&rsquo;espace fig\u00e9 a \u00e9t\u00e9 exprim\u00e9 sous sa forme parfaite dans les monuments les plus c\u00e9l\u00e8bres du g\u00e9nie \u00e9gyptien &#8211; les pyramides.<\/p>\n<h2>Religion.<\/h2>\n<p>La religion \u00e9gyptienne est difficile \u00e0 pr\u00e9senter sous une forme syst\u00e9matique, car son essence ne r\u00e9side pas dans la th\u00e9ologie, mais dans le culte. C&rsquo;est extr\u00eamement diversifi\u00e9; la th\u00e9ologie ne pouvait avoir sur elle une influence unificatrice d\u00e9cisive.<\/p>\n<p>Les croyances populaires et les cultes existaient bien avant l&rsquo;\u00e9mergence de l&rsquo;\u00c9tat, leurs traces se retrouvent dans 6-4 mille. AVANT JC. La forme primitive de la religion \u00e9gyptienne se caract\u00e9rise par la d\u00e9ification du monde environnant et de tous ses \u00e9l\u00e9ments (arbres, animaux, habitations, forces de la nature, etc.) et la vitalit\u00e9 particuli\u00e8re du culte animal. Initialement, les \u00c9gyptiens v\u00e9n\u00e9raient les animaux eux-m\u00eames, les dotant de propri\u00e9t\u00e9s magiques : le culte du faucon et du chat \u00e9tait r\u00e9pandu, dans certaines r\u00e9gions ils v\u00e9n\u00e9raient le crocodile et l&rsquo;hippopotame. Plus tard, les animaux ont commenc\u00e9 \u00e0 voir l&rsquo;incarnation de certains dieux : le taureau noir \u00e0 taches blanches personnifiait le dieu de la fertilit\u00e9 Apis (Memphis), le crocodile &#8211; le dieu de l&rsquo;eau et du d\u00e9luge du Nil Sebek (Fayoum), l&rsquo;ibis &#8211; le dieu de la sagesse Thot (Hermopolis), la lionne &#8211; la d\u00e9esse de la guerre et du soleil br\u00fblant Sekhmet (Memphis), le chat &#8211; la d\u00e9esse de la joie et du plaisir Bast (Bubast), le faucon &#8211; le dieu de la chasse Horus (Behdet) , etc. Peu \u00e0 peu le panth\u00e9on s&rsquo;anthropomorphise, cependant, les traits zoomorphes, en r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, sont rest\u00e9s et coexistaient avec les anthropomorphes : il est pass\u00e9 d&rsquo;un ibis \u00e0 un homme \u00e0 t\u00eate d&rsquo;ibis, Bast d&rsquo;un chat \u00e0 une femme \u00e0 t\u00eate de chat, Horus d&rsquo;un faucon \u00e0 un homme \u00e0 t\u00eate de faucon, etc. Le taureau et le serpent rev\u00eataient une importance particuli\u00e8re. On croyait qu&rsquo;au d\u00e9but du commencement, tous les dieux et d\u00e9esses \u00e9taient des taureaux et des vaches de diff\u00e9rentes couleurs. Dans l&rsquo;Antiquit\u00e9, le culte du taureau \u00e9tait associ\u00e9 \u00e0 la v\u00e9n\u00e9ration du chef de la tribu et, apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9mergence de l&rsquo;\u00c9tat, il s&rsquo;unit au culte du pharaon: par exemple, lors de la f\u00eate en l&rsquo;honneur des trente ans de son r\u00e8gne, le pharaon est apparu dans des v\u00eatements avec une queue de b\u0153uf attach\u00e9e par derri\u00e8re. Le serpent personnifiait \u00e0 la fois le mal (Apop, l&rsquo;ennemi du soleil) et le bien (la d\u00e9esse de la fertilit\u00e9 Renenutet, la d\u00e9esse de la Basse Egypte, Uto).<\/p>\n<p>Au fil du temps, chaque communaut\u00e9 d\u00e9veloppe son propre panth\u00e9on de dieux locaux, incarn\u00e9s dans des corps c\u00e9lestes, des pierres, des animaux, des plantes, etc. Parmi eux, le dieu est le chef du panth\u00e9on local, le cr\u00e9ateur de ce territoire et des personnes qui y vivent , leur seigneur et patron &#8211; divinit\u00e9s solaires Atoum (H\u00e9liopolis) et Horus (Edfou), les dieux de l&rsquo;agriculture et de la fertilit\u00e9 Set (Delta oriental), Amon (Th\u00e8bes), Min (Coptos), etc. Puis un culte sp\u00e9cial du dieu de l&rsquo;enterrement surgit, le seigneur de la \u00ab\u00a0ville des morts\u00a0\u00bb (n\u00e9cropole) &#8211; Sokar \u00e0 Memphis, Anubis \u00e0 Siut, Heniamenti \u00e0 Abydos. Plus tard, des dieux \u00e9gyptiens g\u00e9n\u00e9raux apparaissent, non associ\u00e9s \u00e0 une zone sp\u00e9cifique &#8211; Ra (Soleil), Ah (Lune), Nut (Ciel), Geb (Terre), Hapi (Nil).<\/p>\n<p>Dans le m\u00eame temps, certains cultes locaux s&rsquo;\u00e9tendent au-del\u00e0 de leurs communaut\u00e9s : gr\u00e2ce aux migrations et aux conqu\u00eates, les dieux suivent leurs adorateurs vers de nouveaux territoires, o\u00f9 ils sont identifi\u00e9s ou li\u00e9s par parent\u00e9 aux dieux locaux. En cons\u00e9quence, des triades divines sont cr\u00e9\u00e9es : \u00e0 Th\u00e8bes, au couple mari\u00e9 du dieu de la terre et de la fertilit\u00e9 Amon et de la d\u00e9esse de l&rsquo;enterrement Meritseger, le dieu de la guerre Mentu de la ville voisine d&rsquo;Hermont est ajout\u00e9 comme fils, puis Meritseger est remplac\u00e9 par la d\u00e9esse de la partie orientale du district th\u00e9bain de Mout, et Mentu est remplac\u00e9 par le dieu de la lune Khonsou d&rsquo;une autre r\u00e9gion adjacente \u00e0 Th\u00e8bes (triade th\u00e9baine) ; \u00e0 Memphis, le dieu de la terre Ptah se confond avec le dieu fun\u00e9raire Sokar, puis acquiert un \u00e9poux en la personne de la d\u00e9esse de la guerre Sekhmet du Latopol voisin, qui se transforme en d\u00e9esse du ciel, et son fils, le dieu de la v\u00e9g\u00e9tation Nefertoum, devient leur fils commun (triade Memphis). L&rsquo;exemple le plus frappant de l&rsquo;absorption de certains dieux par d&rsquo;autres avec l&rsquo;usurpation de fonctions qui l&rsquo;accompagne est Osiris, le dieu patron de la ville de Busiris, qui s&rsquo;assimile au dieu Busiris Dedu, au dieu du Nil de Mend\u00e8s voisin et au Abydos dieu des s\u00e9pultures Heniamenti ; en cons\u00e9quence, il est devenu la divinit\u00e9 du Nil, les forces productives de la nature et de l&rsquo;au-del\u00e0 ; le centre de son culte s&rsquo;installe \u00e0 Abydos.<\/p>\n<p>A l&rsquo;\u00e9tape suivante, les dieux \u00e9gyptiens communs convergent avec les dieux locaux apparent\u00e9s les plus influents : Ra est identifi\u00e9 aux divinit\u00e9s solaires Atoum et Horus, Ah &#8211; avec le dieu lunaire Thot, Nout &#8211; avec la divinit\u00e9 c\u00e9leste Hathor, et Hapi &#8211; avec Osiris . Avec l&rsquo;unification de l&rsquo;\u00c9tat, na\u00eet le culte du dieu supr\u00eame, qui devient la divinit\u00e9 principale de la capitale ou ville natale de la dynastie r\u00e9gnante. Dans le m\u00eame temps, l&rsquo;importance des divinit\u00e9s des plus grands centres &#8211; le Memphis Ptah, l&rsquo;Abydos Osiris, l&rsquo;H\u00e9liopolis Atum &#8211; grandit.<\/p>\n<p>Avec l&rsquo;av\u00e8nement de la V dynastie, originaire d&rsquo;H\u00e9liopolis, Atoum-R\u00ea est proclam\u00e9e principale divinit\u00e9 \u00e9gyptienne, et le culte solaire se r\u00e9pand dans toute la vall\u00e9e du Nil, bien qu&rsquo;il ne r\u00e9ussisse pas \u00e0 supprimer tous les cultes locaux, notamment dans les provinces du centre et du sud. . Le premier concept th\u00e9ologique est cr\u00e9\u00e9, dont le but est de transformer autant de dieux que possible en dieux solaires et de les identifier \u00e0 Ra. Ce sort est arriv\u00e9 aux dieux de la terre et de la fertilit\u00e9 Ptah, Mina, les dieux du Nil Osiris et Khnoum. Un syst\u00e8me semi-monoth\u00e9iste appara\u00eet, dans lequel diff\u00e9rentes divinit\u00e9s sont diff\u00e9rentes fonctions ou diff\u00e9rentes \u00e9tapes de l&rsquo;existence d&rsquo;un seul dieu, myst\u00e9rieux et inaccessible : Ra-p\u00e8re &#8211; le soleil d&rsquo;hier, Ra-son &#8211; aujourd&rsquo;hui ; le scarab\u00e9e divin Khepera &#8211; matin, Ra &#8211; midi, Atoum &#8211; soir, Osiris &#8211; cach\u00e9 \u00e0 l&rsquo;ouest (d\u00e9c\u00e9d\u00e9). Un cycle de mythes solaires se forme, liant l&rsquo;acte de cr\u00e9ation \u00e0 la naissance du soleil d&rsquo;une fleur de lotus ou d&rsquo;une \u00e9norme vache c\u00e9leste ; le soleil est consid\u00e9r\u00e9 comme un d\u00e9miurge: les premiers dieux Shu (air) et Tefnout (humidit\u00e9) apparaissent \u00e0 la suite de l&rsquo;autof\u00e9condation du soleil, qui a aval\u00e9 sa propre graine, et des gens &#8211; de ses larmes. Les premi\u00e8res g\u00e9n\u00e9rations des dieux forment l&rsquo;Enn\u00e9ade de Geleopolis (neuf), qui est v\u00e9n\u00e9r\u00e9e dans toute l&rsquo;Egypte. Un cycle de mythes sur les dieux solaires surgit, qui refl\u00e8te des id\u00e9es sur le changement des saisons et des jours (le mythe du d\u00e9part et du retour de la fille de Ra Tefnout en Egypte, marquant le d\u00e9but et la fin de la s\u00e9cheresse, le mythe de la naissance et de la d\u00e9glutition quotidiennes du soleil par la d\u00e9esse du ciel, etc.) et la lutte du soleil avec les t\u00e9n\u00e8bres et le mal (le mythe de la victoire de R\u00e2 sur le serpent Apophis). Des sanctuaires de Ra sont \u00e9rig\u00e9s partout, autour desquels se concentrent un grand nombre de pr\u00eatres.<\/p>\n<p>A l&rsquo;\u00e9poque du Moyen Empire, le culte solaire a conquis avec succ\u00e8s la Haute Egypte : le Fayoum Sebek se transforme en Sebek-Ra, le Th\u00e9bain Amon &#8211; en Amon-Ra. Le culte d&rsquo;Amon-R\u00ea prend une importance particuli\u00e8re en raison du r\u00f4le politique et \u00e9conomique accru de Th\u00e8bes. A l&rsquo;\u00e8re du Nouvel Empire, elle atteint son apog\u00e9e, que m\u00eame les r\u00e9formes religieuses d&rsquo;Akhenaton ne peuvent emp\u00eacher. Amon-Ra est vu \u00e0 cette \u00e9poque comme un d\u00e9miurge et comme le roi des dieux ; le pharaon r\u00e9gnant est consid\u00e9r\u00e9 comme son fils. Dans les r\u00e9gions m\u00e9ridionales, le sacerdoce th\u00e9bain cr\u00e9e un v\u00e9ritable r\u00e9gime th\u00e9ocratique.<\/p>\n<p>Parall\u00e8lement, \u00e0 partir de la p\u00e9riode du Moyen Empire, le culte d&rsquo;Osiris en tant que dieu de la nature ressuscit\u00e9e et mourante et en tant que souverain de l&rsquo;au-del\u00e0 commen\u00e7a \u00e0 rivaliser avec les cultes solaires ; un cycle de mythes sur lui, sur sa femme Isis et son fils Horus se r\u00e9pand (le meurtre d&rsquo;Osiris par son fr\u00e8re Seth, le dieu mal\u00e9fique du d\u00e9sert, la recherche et le deuil d&rsquo;Isis pour le corps de son mari, la victoire d&rsquo;Horus sur Seth et sa r\u00e9surrection de son p\u00e8re par lui). Au d\u00e9but du IIe mill\u00e9naire av. le culte d&rsquo;Osiris devient le centre de toutes les croyances fun\u00e9raires. Si \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de l&rsquo;ancien royaume, seul le pharaon d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e9tait identifi\u00e9 \u00e0 Osiris, alors dans l&rsquo;Empire du Milieu &#8211; chaque \u00c9gyptien d\u00e9c\u00e9d\u00e9.<\/p>\n<p>La mythologie d&rsquo;Osiris se refl\u00e8te dans de nombreux rituels. Au d\u00e9but du printemps, les myst\u00e8res d&rsquo;Osiris sont mis en sc\u00e8ne, reproduisant sous une forme dramatique les principaux \u00e9pisodes de son histoire mythique ; dans la finale, un pilier sp\u00e9cial \u00ab\u00a0jed\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 \u00e9rig\u00e9, symbolisant la renaissance de Dieu et de toute la nature. La c\u00e9r\u00e9monie du couronnement \u00e9tait programm\u00e9e en fonction de ces myst\u00e8res, au cours desquels le jeune pharaon jouait le r\u00f4le d&rsquo;Horus, et le d\u00e9funt \u00e9tait repr\u00e9sent\u00e9 comme Osiris assis sur le tr\u00f4ne. Personnification d&rsquo;Osiris dans sa fonction de dieu de la fertilit\u00e9, le pharaon accomplissait les principaux rituels agricoles : il jeta un rouleau dans le Nil avec ordre de faire d\u00e9border le fleuve, il fut le premier \u00e0 ameublir le sol pour semer avec un houe, coupa la premi\u00e8re gerbe \u00e0 la f\u00eate des moissons, \u00e0 la fin des travaux des champs, il apporta un sacrifice reconnaissant \u00e0 la d\u00e9esse Renenutet.<\/p>\n<h2>Vues de l&rsquo;au-del\u00e0.<\/h2>\n<p>Les \u00c9gyptiens consid\u00e9raient l&rsquo;au-del\u00e0 comme une continuation directe de la vie terrestre. Selon eux, une personne se composait d&rsquo;un corps (het), d&rsquo;une \u00e2me (ba), d&rsquo;une ombre (haybet), d&rsquo;un nom (ren) et d&rsquo;un double invisible (ka). La plus ancienne \u00e9tait l&rsquo;id\u00e9e de ka, qui naissait avec une personne, la suivait sans rel\u00e2che partout, faisait partie int\u00e9grante de son \u00eatre et de sa personnalit\u00e9, mais ne disparaissait pas avec sa mort et pouvait continuer la vie dans la tombe, selon le degr\u00e9 de conservation du corps. C&rsquo;est cette derni\u00e8re conviction qui est \u00e0 la base de tous les rites fun\u00e9raires : afin de prot\u00e9ger le corps de la pourriture et de pr\u00e9server le ka, il est transform\u00e9 en momie \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;un embaumement et est cach\u00e9 dans la salle ferm\u00e9e du tombeau ; \u00e0 c\u00f4t\u00e9, des statues du d\u00e9funt \u00e9taient install\u00e9es, dans lesquelles le ka pouvait se d\u00e9placer en cas de destruction impr\u00e9vue de la momie ; de terribles sorts \u00e9taient cens\u00e9s la prot\u00e9ger des serpents et des scorpions. Croyant que ka pouvait mourir de faim et de soif, ou quitter la tombe et se venger des vivants, les proches ont rempli la tombe de provisions, ont sculpt\u00e9 des images de nourriture et de v\u00eatements sur ses murs, ont apport\u00e9 des cadeaux fun\u00e9raires et des sacrifices et ont prononc\u00e9 des sorts magiques. pour le don de tout ce qui est n\u00e9cessaire au d\u00e9funt. La f\u00e9licit\u00e9 du d\u00e9funt d\u00e9pendait aussi de la pr\u00e9servation de son nom (ren) dans la m\u00e9moire des descendants, c&rsquo;est pourquoi il \u00e9tait grav\u00e9 sur les murs du tombeau ; effacer le nom \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme un grand sacril\u00e8ge. L&rsquo;\u00e2me (ba) \u00e9tait repr\u00e9sent\u00e9e sous la forme d&rsquo;un oiseau ou d&rsquo;une sauterelle ; elle n&rsquo;\u00e9tait pas associ\u00e9e \u00e0 une existence fun\u00e9raire et pouvait librement laisser un cadavre, monter au ciel et y vivre parmi les dieux. Plus tard, la croyance aux p\u00e9r\u00e9grinations du ba sur terre et dans le monde souterrain est n\u00e9e ; pour la prot\u00e9ger de toutes sortes de monstres souterrains, il y avait des pri\u00e8res et des sorts sp\u00e9ciaux. Quant \u00e0 l&rsquo;ombre (highbet), il y a tr\u00e8s peu de mentions.<\/p>\n<p>En Egypte, il n&rsquo;y avait pas une seule id\u00e9e de l&rsquo;au-del\u00e0. Selon la version la plus courante d&rsquo;Abydos, le royaume des morts est le royaume d&rsquo;Osiris, o\u00f9 une personne va apr\u00e8s la mort pour rena\u00eetre \u00e0 la vie. L\u00e0, parmi les champs fertiles sur lesquels poussent d&rsquo;\u00e9normes c\u00e9r\u00e9ales, il sert Osiris, comme il a servi Pharaon sur terre. Pour faciliter son travail, de nombreuses figures d&rsquo;ouvriers ont \u00e9t\u00e9 plac\u00e9es dans la tombe, \u00e0 partir de l&rsquo;\u00e9poque du Moyen Empire, qui, gr\u00e2ce aux sortil\u00e8ges \u00e9crits dessus, pouvaient remplacer le d\u00e9funt. Ce royaume se trouvait dans les \u00ab\u00a0champs d&rsquo;Earu\u00a0\u00bb, que les \u00c9gyptiens pla\u00e7aient soit dans des terres inexplor\u00e9es (zones non am\u00e9nag\u00e9es de la vall\u00e9e du Nil, en Ph\u00e9nicie), soit dans le ciel (terre c\u00e9leste du nord-est). Pour y entrer, il fallait soit traverser la rivi\u00e8re des morts sur le bac des dieux, soit s&rsquo;envoler dans le ciel comme un oiseau, soit traverser une fissure dans les montagnes de l&rsquo;ouest.<\/p>\n<p>Selon la version de Memphis, le royaume des morts &#8211; le pays du sommeil et des t\u00e9n\u00e8bres, gouvern\u00e9 par le dieu Sokar &#8211; \u00e9tait une immense grotte ou carri\u00e8re situ\u00e9e dans les profondeurs du d\u00e9sert libyen. La tradition solaire d&rsquo;H\u00e9liopolis consid\u00e9rait le bateau Ra comme le meilleur endroit pour les morts, dans lequel ils peuvent \u00e9viter les dangers et profiter d&rsquo;un bonheur complet, m\u00eame pendant ses voyages nocturnes \u00e0 travers le monde souterrain (duat), s\u00e9par\u00e9 de la vall\u00e9e du Nil par de hautes montagnes.<\/p>\n<p>A l&rsquo;\u00e8re du Nouvel Empire, une tentative est faite de syst\u00e9matiser la doctrine du royaume des morts, combinant les traditions d&rsquo;Abydos et d&rsquo;H\u00e9liopolis sur la base de la th\u00e9ologie d&rsquo;Amon-R\u00ea. Ses auteurs rejettent l&rsquo;id\u00e9e que l&rsquo;\u00e2me soit sur terre et identifient l&rsquo;au-del\u00e0 avec le monde souterrain. Il se compose de douze zones-pi\u00e8ces, dont les portes sont gard\u00e9es par de gigantesques serpents ; chacun d&rsquo;eux est gouvern\u00e9 par l&rsquo;un des anciens dieux fun\u00e9raires (Sokar, Osiris, etc.). Le souverain supr\u00eame de tout le royaume est Amon-Ra, qui traverse le duat chaque nuit sur son bateau et apporte ainsi une grande consolation \u00e0 ses habitants.<\/p>\n<p>Depuis l&rsquo;Antiquit\u00e9, les \u00c9gyptiens croyaient que le d\u00e9funt pouvait tout accomplir \u00e0 l&rsquo;aide de la magie (entrer dans le royaume des morts, se d\u00e9barrasser de la faim et de la soif), c&rsquo;est-\u00e0-dire son sort ne d\u00e9pend en aucune fa\u00e7on de son existence terrestre. Mais plus tard surgit l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;un jugement apr\u00e8s la mort (chapitre 125 du Livre des Morts) : face \u00e0 Osiris, assis sur le tr\u00f4ne, Horus et son assistant Anubis p\u00e8sent le c\u0153ur du d\u00e9funt sur une balance \u00e9quilibr\u00e9e par la v\u00e9rit\u00e9 (l&rsquo;image de la d\u00e9esse de la justice Maat), et Thot \u00e9crit le r\u00e9sultat sur les planches ; le juste est r\u00e9compens\u00e9 par une vie heureuse dans les champs d&rsquo;Earu, et le p\u00e9cheur est d\u00e9vor\u00e9 par le monstre Amt (un lion \u00e0 t\u00eate de crocodile). Seuls ceux qui sur terre \u00e9taient soumis et patients \u00e9taient reconnus comme justes, \u00ab qui n&rsquo;ont pas vol\u00e9, n&rsquo;ont pas empi\u00e9t\u00e9 sur les biens du temple, ne se sont pas rebell\u00e9s, n&rsquo;ont pas dit du mal contre le roi \u00bb.<\/p>\n<h2>C\u00e9r\u00e9monie fun\u00e9raire.<\/h2>\n<p>a commenc\u00e9 par la momification. L&rsquo;int\u00e9rieur du d\u00e9funt \u00e9tait retir\u00e9 et plac\u00e9 dans des r\u00e9cipients sp\u00e9ciaux (canopes), qui \u00e9taient remis \u00e0 la protection des dieux. Au lieu d&rsquo;un c\u0153ur, un scarab\u00e9e de pierre a \u00e9t\u00e9 ins\u00e9r\u00e9. Le corps \u00e9tait frott\u00e9 avec de la soude et de l&rsquo;asphalte, emmaillot\u00e9 dans des toiles et plac\u00e9 dans un cercueil en pierre ou en bois (parfois dans deux cercueils), qui \u00e9tait recouvert d&rsquo;images et d&rsquo;inscriptions magiques. Puis, accompagn\u00e9 de parents, d&rsquo;amis, de pr\u00eatres et de personnes en deuil, il fut transport\u00e9 sur la rive ouest du Nil, o\u00f9 se trouvait habituellement la n\u00e9cropole. La c\u00e9r\u00e9monie principale se d\u00e9roulait devant le tombeau ou \u00e0 son entr\u00e9e. L\u00e0 se jouait le myst\u00e8re d&rsquo;Osiris, au cours duquel les pr\u00eatres accomplissaient le rite de purification d&rsquo;une momie ou d&rsquo;une statue du d\u00e9funt ; ils tu\u00e8rent deux taureaux, dont ils pr\u00e9sent\u00e8rent les cuisses et le c\u0153ur en cadeau au d\u00e9funt. Ceci a \u00e9t\u00e9 suivi par la c\u00e9r\u00e9monie d&rsquo;ouvrir la bouche et les yeux ; ainsi, le d\u00e9funt avait la possibilit\u00e9 d&rsquo;utiliser les cadeaux qui lui \u00e9taient apport\u00e9s. Ensuite, le cercueil fut conduit dans la salle int\u00e9rieure du tombeau ; l&rsquo;entr\u00e9e \u00e9tait mur\u00e9e. Dans la partie avant, se tenait une f\u00eate \u00e0 laquelle, croyait-on, le d\u00e9funt lui-m\u00eame participait.<\/p>\n<h2>Langue et \u00e9criture.<\/h2>\n<p>La langue des anciens \u00c9gyptiens appartenait \u00e0 la famille des langues s\u00e9mitico-hamitiques. Dans son d\u00e9veloppement, il est pass\u00e9 par plusieurs \u00e9tapes : l&rsquo;\u00e9gyptien antique (la p\u00e9riode de l&rsquo;Ancien Empire), le moyen \u00e9gyptien (classique), le nouvel \u00e9gyptien (16-8 si\u00e8cles av. J.-C.), le d\u00e9motique (8 av. Langue copte (3e-7e si\u00e8cles apr\u00e8s JC). Il \u00e9tait parl\u00e9 par la population indig\u00e8ne de la vall\u00e9e du Nil et ne s&rsquo;est pratiquement pas r\u00e9pandu au-del\u00e0 de ses fronti\u00e8res.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9criture trouve son origine \u00e0 la fin du IVe mill\u00e9naire av. Sa naissance pr\u00e9coce est associ\u00e9e \u00e0 des besoins \u00e9conomiques et au travail de bureau du gouvernement, avec un besoin urgent de rendre compte de toutes les ressources mat\u00e9rielles de la soci\u00e9t\u00e9. Il a finalement pris forme \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de l&rsquo;Empire du Milieu. Sa forme originale \u00e9tait une lettre de dessin (pictographie), qui s&rsquo;est ensuite transform\u00e9e en hi\u00e9roglyphe, r\u00e9sultat d&rsquo;une simplification des signes de dessin et de la perte de leur lien direct avec celui repr\u00e9sent\u00e9. L&rsquo;\u00e9criture hi\u00e9roglyphique (\u00ab\u00a0sculpture sacr\u00e9e\u00a0\u00bb) comprenait des signes verbaux (id\u00e9ogrammes) indiquant des objets ou des concepts\u00a0; signes phon\u00e9tiques qui transmettent des syllabes, des combinaisons de sons (g\u00e9n\u00e9ralement deux ou trois) et exclusivement des consonnes, ou (beaucoup moins souvent) des sons individuels\u00a0; 3) des dessins stylis\u00e9s expliquant le sens des mots et des concepts (d\u00e9terminatifs). Le nombre total de hi\u00e9roglyphes a atteint trois mille; plus fr\u00e9quent au milieu du IIe mill\u00e9naire av. il y en avait environ sept cents. Les images hi\u00e9roglyphiques couvraient tout le monde vivant et objectif des anciens \u00c9gyptiens : les principales parties de l&rsquo;univers (ciel, terre, eau), hommes et femmes, parties du corps humain, animaux domestiques et sauvages, oiseaux, reptiles, poissons, insectes , plantes, b\u00e2timents, navires et leurs objets, meubles et ustensiles de m\u00e9nage, v\u00eatements et ornements, armes, outils, ustensiles d&rsquo;\u00e9criture, instruments de musique, etc. L&rsquo;\u00e9criture hi\u00e9roglyphique a \u00e9t\u00e9 d\u00e9chiffr\u00e9e en 1822 par l&rsquo;\u00e9gyptologue fran\u00e7ais J.-F. Champollion (1790-1832).<\/p>\n<p>Les hi\u00e9roglyphes se lisaient de droite \u00e0 gauche. Ils ont \u00e9t\u00e9 appliqu\u00e9s sur une surface de pierre (cisel\u00e9e ou, moins souvent, peinte avec des peintures), sur des planches de bois et parfois sur des rouleaux de cuir, ainsi qu&rsquo;\u00e0 partir du d\u00e9but du IIe mill\u00e9naire avant notre \u00e8re. sur le papyrus. Le papyrus \u00e9tait fabriqu\u00e9 \u00e0 partir de la plante fibreuse du m\u00eame nom des backwaters du Nil, dont les tiges \u00e9taient coup\u00e9es le long, dispos\u00e9es en rang\u00e9es bord \u00e0 bord, \u00e9tal\u00e9es sur la premi\u00e8re couche et press\u00e9es ; les couches \u00e9taient coll\u00e9es avec la s\u00e8ve de la plante elle-m\u00eame. Le papyrus \u00e9tait tr\u00e8s cher ; il \u00e9tait utilis\u00e9 avec parcimonie, souvent l&rsquo;ancienne inscription \u00e9tait effac\u00e9e et une nouvelle \u00e9tait appliqu\u00e9e dessus (palimpseste). Ils \u00e9crivaient dessus avec un b\u00e2ton fait d&rsquo;une tige de calamus (plante des marais) avec une extr\u00e9mit\u00e9 fourchue ; l&rsquo;encre \u00e9tait organique ; le texte principal \u00e9tait dessin\u00e9 en noir, et le d\u00e9but d&rsquo;une ligne et parfois une phrase en rouge. les mots n&rsquo;\u00e9taient pas s\u00e9par\u00e9s les uns des autres.<\/p>\n<p>Les \u00c9gyptiens \u00e9taient des amoureux passionn\u00e9s de l&rsquo;\u00e9criture. Ils couvraient de hi\u00e9roglyphes les parois int\u00e9rieures et ext\u00e9rieures des tombes et des temples, des ob\u00e9lisques, des st\u00e8les, des statues, des images de dieux, des sarcophages, des r\u00e9cipients et m\u00eame des instruments d&rsquo;\u00e9criture et des b\u00e2tons. Le m\u00e9tier du scribe \u00e9tait hautement cynique ; des \u00e9coles sp\u00e9ciales existaient pour leur pr\u00e9paration.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9criture hi\u00e9roglyphique laborieuse d\u00e9j\u00e0 \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de l&rsquo;Ancien Empire ne pouvait pas satisfaire les besoins \u00e9conomiques et culturels croissants de la soci\u00e9t\u00e9. Cela a contribu\u00e9 \u00e0 la simplification des signes et \u00e0 l&rsquo;apparition de hi\u00e9roglyphes sch\u00e9matiques. Un nouveau type d&rsquo;\u00e9criture est apparu &#8211; la cursive hi\u00e9roglyphique (premier livre, puis les affaires), appel\u00e9e hi\u00e9ratique (\u00ab\u00a0sacr\u00e9e\u00a0\u00bb), bien que non seulement sacr\u00e9e, mais aussi la plupart des textes profanes aient \u00e9t\u00e9 \u00e9crites avec elle. Au Moyen Empire, l&rsquo;\u00e9criture hi\u00e9roglyphique classique n&rsquo;\u00e9tait utilis\u00e9e que pour les inscriptions sur pierre, tandis que le hi\u00e9ratique accaparait les papyrus. Le processus de r\u00e9duction et de simplification suppl\u00e9mentaires des signes a abouti au 8\u00e8me si\u00e8cle. AVANT JC. \u00e0 la naissance, sur la base de l&rsquo;\u00e9criture cursive commerciale, l&rsquo;\u00e9criture d\u00e9motique (\u00ab\u00a0folk\u00a0\u00bb) destin\u00e9e \u00e0 un usage quotidien : plusieurs caract\u00e8res se confondent en un seul ; ils perdent enfin leur caract\u00e8re pittoresque ; plus de vingt signes simples apparaissent, d\u00e9signant des consonnes individuelles &#8211; l&#8217;embryon de l&rsquo;alphabet; n\u00e9anmoins, les hi\u00e9roglyphes restent une partie importante de l&rsquo;\u00e9criture d\u00e9motique. Les pharaons de la XVIe dynastie ont tent\u00e9 de faire revivre l&rsquo;ancienne \u00e9criture hi\u00e9roglyphique. Cependant, avec le d\u00e9clin du culte religieux \u00e9gyptien antique et la disparition de la caste sacerdotale, elle fut oubli\u00e9e au d\u00e9but de notre \u00e8re. Aux 2-3 si\u00e8cles. UN D en \u00c9gypte, un type d&rsquo;\u00e9criture alphab\u00e9tique a \u00e9t\u00e9 form\u00e9 &#8211; le copte. L&rsquo;alphabet copte se composait de vingt-quatre lettres de l&rsquo;alphabet grec classique et de sept lettres de l&rsquo;alphabet d\u00e9motique.<\/p>\n<h2>Litt\u00e9rature.<\/h2>\n<p>La plupart des monuments de la litt\u00e9rature \u00e9gyptienne ont \u00e9t\u00e9 perdus, car le papyrus, sur lequel les textes litt\u00e9raires \u00e9taient g\u00e9n\u00e9ralement appliqu\u00e9s, \u00e9tait un mat\u00e9riau de tr\u00e8s courte dur\u00e9e.<\/p>\n<p>La litt\u00e9rature \u00e9gyptienne se caract\u00e9rise par une stricte permutation des genres. Il refl\u00e9tait les caract\u00e9ristiques essentielles de la mentalit\u00e9 \u00e9gyptienne &#8211; l&rsquo;id\u00e9e du pouvoir absolu des dieux et du pharaon, la d\u00e9pendance et l&rsquo;absence de d\u00e9fense de l&rsquo;homme face \u00e0 eux, le lien entre la vie terrestre et l&rsquo;au-del\u00e0. Elle a toujours connu une forte influence de la religion, mais elle ne s&rsquo;est jamais limit\u00e9e \u00e0 la th\u00e9ologie et a d\u00e9velopp\u00e9 une grande vari\u00e9t\u00e9 de genres. L&rsquo;enrichissement de son syst\u00e8me symbolique et figuratif a \u00e9t\u00e9 facilit\u00e9 par l&rsquo;utilisation de l&rsquo;\u00e9criture hi\u00e9roglyphique et son lien avec les repr\u00e9sentations th\u00e9\u00e2trales cultuelles. Il n&rsquo;y avait pratiquement aucun concept de paternit\u00e9 en elle, \u00e0 l&rsquo;exception de la litt\u00e9rature didactique, qui \u00e9tait le genre le plus respect\u00e9.<\/p>\n<p>La litt\u00e9rature \u00e9gyptienne \u00e9crite est n\u00e9e au IVe mill\u00e9naire av. Elle portait une forte base folklorique (chansons du travail, paraboles, dictons, contes de f\u00e9es). Les premiers monuments survivants remontent \u00e0 la p\u00e9riode de l&rsquo;Ancien Empire. Parmi eux se trouvent les Textes des Pyramides, la plus ancienne collection de formules et de dictons magiques de l&rsquo;histoire, dont les racines remontent \u00e0 l&rsquo;\u00e8re pr\u00e9-dynastique ; ils sont impr\u00e9gn\u00e9s du d\u00e9sir d&rsquo;immortalit\u00e9 des mortels. Un genre biographique se d\u00e9gage : il s&rsquo;agit d&rsquo;abord d&rsquo;inscriptions sur pierre tombale destin\u00e9es \u00e0 perp\u00e9tuer le nom du d\u00e9funt et contenant initialement une simple \u00e9num\u00e9ration de ses titres, fonctions et dons sacrificiels, progressivement (\u00e0 l&rsquo;\u00e9poque des Ve-VIe dynasties) se transforment en v\u00e9ritables histoires de vie. Au cours des III-V dynasties, la litt\u00e9rature didactique est n\u00e9e, repr\u00e9sent\u00e9e par le genre des enseignements (L&rsquo;Enseignement de Ptahotep, conserv\u00e9 dans le manuscrit de la p\u00e9riode du Moyen Empire). Un cycle de contes sur le pharaon Kh\u00e9ops et les sorciers est associ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque des dynasties IV-V. La routine survivante de la performance du temple de Memphis parle de l&rsquo;existence d&rsquo;un genre proto-dramatique. Le monument le plus important de la po\u00e9sie religieuse de cette \u00e9poque est l&rsquo;hymne en l&rsquo;honneur de la d\u00e9esse du ciel Nout.<\/p>\n<p>L&rsquo;apog\u00e9e de la litt\u00e9rature \u00e9gyptienne tombe sur la p\u00e9riode de l&rsquo;Empire du Milieu. Le genre didactique est largement r\u00e9pandu : Les Enseignements du roi d&rsquo;H\u00e9racl\u00e9opolis \u00e0 son fils Merikar, datant de la Premi\u00e8re P\u00e9riode de Transition, et les Enseignements d&rsquo;Amenemkhet I (XIIe dynastie) sont de v\u00e9ritables trait\u00e9s politiques sur l&rsquo;art de gouverner. Des instructions \u00e0 caract\u00e8re social et professionnel sont \u00e9galement en cours de r\u00e9daction (enseignement d&rsquo;Akhtoy sur la sup\u00e9riorit\u00e9 du m\u00e9tier de scribe sur tous les autres). Le genre de la proph\u00e9tie politique(La\u00e9mergeProph\u00e9tie de N\u00e9ferti). Lespo\u00e9tiquesappartiennent \u00e0 la litt\u00e9rature politique et journalistique Discoursd&rsquo;Ipuser (un appel accusateur au pharaon sur les calamit\u00e9s de l&rsquo;Egypte). Le genre autobiographique culmine dans le Conte de Sinuhet , une histoire hautement artistique de la vie d&rsquo;un noble du d\u00e9but de la 12e dynastie. Dans le domaine de la litt\u00e9rature fabuleuse, un nouveau type de contes de f\u00e9es sur les voyages \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger est en train de se cr\u00e9er (Le Conte d&rsquo;un naufrag\u00e9). Une histoire de m\u00e9nage est n\u00e9e (L&rsquo;histoire d&rsquo;un paysan \u00e9loquent). Un genre de dialogue philosophique appara\u00eet &#8211; la Conversation du D\u00e9\u00e7u avec son \u00c2me, o\u00f9 le sujet des doutes sur les bienfaits de l&rsquo;au-del\u00e0 est entendu : une personne, dit l&rsquo;\u00c2me, devrait profiter de chaque instant de son existence terrestre. Ce motif s&rsquo;exprime encore plus vivement dans le Song of the Harper, l&rsquo;\u0153uvre po\u00e9tique la plus remarquable de cette \u00e9poque. Parmi les plus beaux exemples de po\u00e9sie religieuse figurent les hymnes au dieu du Nil Happi et Osiris. Le genre des sortil\u00e8ges est repr\u00e9sent\u00e9 par les Textes des sarcophages.<\/p>\n<p>La litt\u00e9rature du Nouvel Empire perp\u00e9tue les traditions artistiques du Milieu.contes de f\u00e9es apparaissent en grand nombre,particulier pendant les dynasties XIX-XX(l&rsquo;histoirede deuxfr\u00e8res,l&rsquo;Histoire dev\u00e9rit\u00e9 etKrivda,le conte du princeDoomed,le conte du roi th\u00e9bain Sekenenra et le roi HyksosApepi),tousjours instructions (Amenemope, Enseignement d&rsquo;Enseignement d&rsquo;Ani), vocabulaire en l&rsquo;honneur des rois, de la nouvelle capitale, etc. Les paroles d&rsquo;amour et la po\u00e9sie religieuse avec son chef-d&rsquo;\u0153uvre, l&rsquo;hymne \u00e0 Aton, atteignent un niveau \u00e9lev\u00e9. L&rsquo;historiographie (Annales de Thoutmosis III) et la po\u00e9sie \u00e9pique (Chant de la bataille de Kadeshjour) voient le. Tous les sorts magiques connus des \u00e9poques pr\u00e9c\u00e9dentes sont rassembl\u00e9s dans le c\u00e9l\u00e8bre Livre des Morts, sorte de guide de l&rsquo;au-del\u00e0.<\/p>\n<p>De la fin du royaume, des contes fantastiques (un cycle de contes de f\u00e9es sur le pr\u00eatre Hasmuas), des instructions (Instruction d&rsquo;ont \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9sAnkhsheshonk), un po\u00e8me \u00e9pique sur le pharaon Petubast; la litt\u00e9rature religieuse est repr\u00e9sent\u00e9e par le Livre des Soupirs (une liste de conspirations avec lesquelles Isis a ressuscit\u00e9 Osiris), le Livre du passage de l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9, le Livre du renversement d&rsquo; et les ApophisChants plaintifs d&rsquo;Isis et de Nephthys (pour les myst\u00e8res). Durant cette p\u00e9riode, divers types de prose historique se d\u00e9veloppent : chronique politique (St\u00e8le de Pianhi, Chronique d&rsquo;Osorkon, Chronique d\u00e9motique), chronique familiale (Le Conte de Peteis III), r\u00e9cits de voyage (Voyage d&rsquo;Unuamon \u00e0 la Bible). Un genre de fables est n\u00e9, o\u00f9 agissent exclusivement des personnages animaliers.<\/p>\n<h2>La science.<\/h2>\n<h2>Astronomie.<\/h2>\n<p>Les \u00c9gyptiens font des observations astronomiques depuis longtemps. Ils ont regroup\u00e9 les \u00e9toiles en douze constellations du zodiaque, en leur donnant les noms de ces animaux dont les contours ressemblaient \u00e0 leurs contours (chat, chacal, serpent, scarab\u00e9e, \u00e2ne, lion, ch\u00e8vre, vache, faucon, babouin, ibis, crocodile) ; divis\u00e9 l&rsquo;\u00e9quateur c\u00e9leste tout entier en trente-six parties, compil\u00e9 des tables des positions des \u00e9toiles \u00e0 chaque heure de la nuit pendant des p\u00e9riodes de quinze jours. Les \u00c9gyptiens ont \u00e9t\u00e9 les premiers dans l&rsquo;histoire \u00e0 cr\u00e9er un calendrier solaire. Le d\u00e9but de l&rsquo;ann\u00e9e \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme le jour de la premi\u00e8re apparition de l&rsquo;\u00e9toile Sothis, ou Sirius (le premier jour du mois de Thot), qui, selon les \u00c9gyptiens, \u00e9tait \u00e0 l&rsquo;origine de la crue du Nil. Les Egyptiens comptaient l&rsquo;ann\u00e9e en trois cent soixante-cinq jours et la divisaient en trois saisons (inondation, semis, r\u00e9colte) de quatre mois chacune (that, faofi, atyr, hoyak &#8211; tibi, mehir, famenot, farmuti &#8211; pakhon, paini , \u00e9piphy, mesori ); un mois consistait en trois d\u00e9cades de dix jours. Une \u00ab ann\u00e9e mineure \u00bb de cinq jours suppl\u00e9mentaires a \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9e au dernier mois. La journ\u00e9e \u00e9tait divis\u00e9e en vingt-quatre heures, dont la dur\u00e9e n&rsquo;\u00e9tait pas constante &#8211; elle d\u00e9pendait de la saison : courtes heures de jour et longues heures de nuit en hiver et longues heures de jour et courtes heures de nuit en \u00e9t\u00e9. La chronologie a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e selon les ann\u00e9es du r\u00e8gne de chaque pharaon.<\/p>\n<h2>Math\u00e9matiques.<\/h2>\n<p>La naissance pr\u00e9coce des math\u00e9matiques a \u00e9t\u00e9 associ\u00e9e \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 de mesurer soigneusement le niveau de mont\u00e9e des eaux du Nil et de prendre en compte les ressources disponibles. Son d\u00e9veloppement est d\u00fb en grande partie aux progr\u00e8s de la construction monumentale (pyramides, temples).<\/p>\n<p>Le syst\u00e8me de comptage \u00e9tait essentiellement d\u00e9cimal. Les \u00c9gyptiens connaissaient les fractions, mais seulement celles avec un au num\u00e9rateur. La division fut remplac\u00e9e par des soustractions successives, et multipli\u00e9es seulement par 2. Ils savaient \u00e9lever \u00e0 une puissance et extraire la racine carr\u00e9e. En g\u00e9om\u00e9trie, ils ont pu d\u00e9terminer avec une relative pr\u00e9cision l&rsquo;aire d&rsquo;un cercle (comme un carr\u00e9 8\/9 de son diam\u00e8tre), cependant, ils ont mesur\u00e9 tous les quadrangles et triangles comme des rectangles.<\/p>\n<h2>M\u00e9dicament.<\/h2>\n<p>L&rsquo;art de gu\u00e9rir \u00e9gyptien \u00e9tait particuli\u00e8rement c\u00e9l\u00e8bre en M\u00e9diterran\u00e9e orientale et a eu une grande influence sur la m\u00e9decine grecque et arabe. Les m\u00e9decins \u00e9gyptiens attribuaient les maladies \u00e0 des causes somatiques et n&rsquo;associaient les maladies \u00e9pid\u00e9miques qu&rsquo;\u00e0 la volont\u00e9 des dieux. Les sympt\u00f4mes, en r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, \u00e9taient pris par eux pour les maladies elles-m\u00eames et la th\u00e9rapie visait \u00e0 combattre les sympt\u00f4mes individuels; ce n&rsquo;est que dans de rares cas que le diagnostic a \u00e9t\u00e9 pos\u00e9 sur la base d&rsquo;une combinaison de sympt\u00f4mes. Les principaux moyens de d\u00e9terminer la maladie \u00e9taient l&rsquo;examen, la palpation et l&rsquo;\u00e9coute. La m\u00e9decine \u00e9gyptienne se distinguait par un degr\u00e9 de sp\u00e9cialisation important. Elle a obtenu un succ\u00e8s particulier en gyn\u00e9cologie et en ophtalmologie. La dentisterie \u00e9tait \u00e9galement bien d\u00e9velopp\u00e9e, comme en t\u00e9moignent le bon \u00e9tat des dents des momies et la pr\u00e9sence de plaques d&rsquo;or sur les dents ab\u00eem\u00e9es. L&rsquo;art chirurgical \u00e9tait \u00e9galement \u00e0 un niveau \u00e9lev\u00e9, comme le montrent les instruments chirurgicaux d\u00e9couverts et le trait\u00e9 de chirurgie survivant. Gr\u00e2ce \u00e0 la momification, les m\u00e9decins avaient une connaissance anatomique assez profonde. Ils ont d\u00e9velopp\u00e9 la doctrine de la circulation sanguine et du c\u0153ur comme son centre principal. Les cosm\u00e9tiques et la pharmacologie faisaient partie int\u00e9grante de la m\u00e9decine ; les m\u00e9dicaments \u00e9taient fabriqu\u00e9s principalement dans des laboratoires sp\u00e9ciaux dans les temples; la plupart d&rsquo;entre eux \u00e9taient des \u00e9m\u00e9tiques et des laxatifs. Toutes ces avanc\u00e9es n&rsquo;ont cependant pas emp\u00each\u00e9 les m\u00e9decins de recourir \u00e0 la magie et aux sortil\u00e8ges.<\/p>\n<h2>G\u00e9ographie Et Ethnographie.<\/h2>\n<p>Existant dans l&rsquo;espace confin\u00e9 de la vall\u00e9e du Nil, les \u00c9gyptiens connaissaient mal le monde qui les entourait, bien qu&rsquo;ils aient pu dresser d&rsquo;excellents plans topographiques de la r\u00e9gion qui leur \u00e9tait famili\u00e8re. Ils avaient les id\u00e9es les plus fantastiques sur les pays en dehors de l&rsquo;Oronte et du seuil du 4e Nil. L&rsquo;univers leur semblait \u00eatre une terre plate sur laquelle le ciel reposait sur quatre supports (montagnes du monde) ; le monde souterrain \u00e9tait situ\u00e9 sous terre, l&rsquo;oc\u00e9an mondial s&rsquo;\u00e9tendait autour de lui et l&rsquo;\u00c9gypte \u00e9tait en son centre. La terre enti\u00e8re \u00e9tait divis\u00e9e en deux grands syst\u00e8mes fluviaux : la M\u00e9diterran\u00e9e avec le Nil et l&rsquo;\u00c9rythr\u00e9e avec l&rsquo;Euphrate, et l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment eau &#8211; en trois mers : Verte (rouge moderne), Noire (lacs sal\u00e9s de l&rsquo;isthme de Suez) et Okruzhnoe ( M\u00e9diterran\u00e9en). Le Nil coulait de deux \u00e9normes trous \u00e0 \u00c9l\u00e9phantine. Les Egyptiens croyaient que l&rsquo;humanit\u00e9 se compose de quatre races : rouge (Egyptiens, ou \u00ab\u00a0peuple\u00a0\u00bb), jaune (Asiatiques), blanc (Libyens) et noir (N\u00e8gres) ; plus tard, ils ont inclus les Hittites et les Grecs myc\u00e9niens dans ce syst\u00e8me.<\/p>\n<h2>De l&rsquo;art.<\/h2>\n<p>L&rsquo;art dans l&rsquo;\u00c9gypte ancienne \u00e9tait \u00e9troitement associ\u00e9 \u00e0 un culte religieux et avait donc une signification sacr\u00e9e particuli\u00e8re. Le travail de l&rsquo;artiste \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9 comme un rite sacr\u00e9. Toutes les formes d&rsquo;art \u00e9taient soumises \u00e0 des canons stricts qui ne permettaient pas la libert\u00e9 de cr\u00e9ativit\u00e9. Toute forme artistique cherchait \u00e0 exprimer l&rsquo;unit\u00e9 harmonieuse du monde cosmique et terrestre, du monde divin et du monde humain.<\/p>\n<h2>Architecture.<\/h2>\n<p>L&rsquo;architecture \u00e9tait le domaine phare de l&rsquo;art \u00e9gyptien. Le temps n&rsquo;a pas \u00e9pargn\u00e9 la plupart des monuments de l&rsquo;architecture \u00e9gyptienne ; principalement des \u00e9difices religieux &#8211; tombeaux et temples &#8211; nous ont surv\u00e9cu.<\/p>\n<p>La forme la plus ancienne de la tombe, le mastaba (banc de pierre), \u00e9tait une structure rectangulaire massive avec des murs inclin\u00e9s vers le centre ; dans la partie souterraine (profondeur de quinze \u00e0 trente m\u00e8tres) il y avait une chambre fun\u00e9raire avec une momie, dans la partie a\u00e9rienne il y avait plusieurs salles de culte, dont (du c\u00f4t\u00e9 est) une chapelle, et des salles de visites ; il y avait aussi des statues du d\u00e9funt ; les murs \u00e9taient recouverts de reliefs et de peintures qui avaient une signification informative (glorification du d\u00e9funt) ou magique (assurer son existence apr\u00e8s la mort). Au cours des 1re-2e dynasties, les mastabs servaient de lieu de repos aux pharaons et \u00e0 la noblesse, pendant les 3e-6e dynasties &#8211; uniquement la noblesse.<\/p>\n<p>Mastaba est devenu la base structurelle d&rsquo;une nouvelle forme de s\u00e9pulture royale qui est apparue au cours de la 3e dynastie &#8211; la pyramide. La pyramide exprimait un nouveau concept du roi en tant que dieu dominant tous les autres peuples. La t\u00e2che de cr\u00e9er une s\u00e9pulture royale grandiose a \u00e9t\u00e9 r\u00e9solue en l&rsquo;augmentant verticalement. La pyramide \u00e9tait constitu\u00e9e de blocs de pierre \u00e9troitement ajust\u00e9s les uns aux autres et orient\u00e9s vers les points cardinaux ; l&rsquo;entr\u00e9e est dans la partie nord; les chambres d&rsquo;enfouissement et de d\u00e9charge \u00e9taient situ\u00e9es \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur (pour une r\u00e9partition uniforme de la pression). Le premier type de pyramide \u00e9tait la pyramide \u00e0 degr\u00e9s &#8211; la pyramide de Dj\u00e9ser \u00e0 Sakkarah, haute de 60 m, \u00e9rig\u00e9e par l&rsquo;architecte Imhotep. Il se composait de six mastabas, empil\u00e9s les uns sur les autres, diminuant vers le haut. Au cours de la 4e dynastie, les constructeurs ont commenc\u00e9 \u00e0 combler les vides entre les marches, entra\u00eenant la formation d&rsquo;un type classique de pyramide &#8211; une pyramide en pente. La premi\u00e8re pyramide de ce type \u00e9tait la pyramide Sneferu \u00e0 Dashur (plus de 100 m). Ses successeurs sont les plus hautes structures en pierre de l&rsquo;histoire de l&rsquo;humanit\u00e9 &#8211; les pyramides de Kh\u00e9ops (146,5 m) et de Khafra (143 m) \u00e0 Gizeh. La pyramide royale \u00e9tait le centre d&rsquo;un vaste ensemble architectural fun\u00e9raire entour\u00e9 d&rsquo;un mur : elle comprenait un temple comm\u00e9moratif, de petites pyramides de reines, des mastabas de courtisans et de nomarques. A V \u2013 VI, la taille des pyramides diminuait significativement (pas plus de 70 m).<\/p>\n<p>Dans la p\u00e9riode initiale du Moyen Empire (XIe dynastie), une nouvelle forme de s\u00e9pulture royale est apparue &#8211; une tombe rupestre situ\u00e9e sous une salle couverte \u00e0 colonnes, devant laquelle se trouvait un temple comm\u00e9moratif (la tombe des Mentuhoteps). Cependant, les pharaons des XII dynasties reprirent la construction des pyramides. Ils \u00e9taient de taille moyenne (la pyramide de Senusret I atteignait 61 m) et ne diff\u00e9raient pas par une grande r\u00e9sistance en raison de la nouvelle m\u00e9thode de ma\u00e7onnerie : sa base \u00e9tait huit murs de pierre divergeant du centre aux coins et au milieu de chaque c\u00f4t\u00e9 de la pyramide; huit autres murs s&rsquo;\u00e9tendaient de ces murs \u00e0 un angle de 45 degr\u00e9s; l&rsquo;espace entre les murs \u00e9tait recouvert de sable et de gravats.<\/p>\n<p>Au Nouvel Empire, la tradition d&rsquo;enterrer les rois dans des tombeaux rupestres secrets de la Vall\u00e9e des Rois pr\u00e8s de Th\u00e8bes a de nouveau pr\u00e9valu. Pour plus de s\u00e9curit\u00e9, ils ont \u00e9t\u00e9 sculpt\u00e9s, en r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, dans des zones montagneuses recul\u00e9es. A partir de la XVIII dynastie, le tombeau a commenc\u00e9 \u00e0 \u00eatre s\u00e9par\u00e9 du temple fun\u00e9raire (id\u00e9e de l&rsquo;architecte Ineni).<\/p>\n<p>La forme dominante de l&rsquo;architecture des temples \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de l&rsquo;Ancien Empire \u00e9tait le temple fun\u00e9raire, qui faisait partie int\u00e9grante du complexe fun\u00e9raire. Il jouxtait la pyramide par l&rsquo;est et \u00e9tait un rectangle avec un toit plat fait de blocs massifs de calcaire. Au centre, il y avait une salle avec des piliers monolithiques \u00e0 quatre c\u00f4t\u00e9s et deux salles \u00e9troites pour les statues du tsar pour les morts ; la salle passait dans une cour ouverte, derri\u00e8re laquelle se trouvaient des chapelles (un temple \u00e0 la pyramide de Khafr\u00e9). Au cours des 5e-6e dynasties, l&rsquo;importance du temple dans l&rsquo;ensemble fun\u00e9raire augmente ; sa taille augmente ; la d\u00e9coration architecturale se complique ; pour la premi\u00e8re fois, des colonnes en forme de palmier et des colonnes en forme de faisceaux de papyrus non souffl\u00e9s sont utilis\u00e9es; les murs sont recouverts de reliefs color\u00e9s. Plus tard, un autre type de colonne appara\u00eet &#8211; sous la forme d&rsquo;un faisceau de boutons de lotus. Au cours de la 5\u00e8me dynastie, une nouvelle forme de temple est apparue &#8211; un temple solaire : son \u00e9l\u00e9ment principal est un ob\u00e9lisque de pierre colossal, dont le sommet est recouvert de cuivre (le rayon fossilis\u00e9 de Ra) ; il se tient sur une estrade ; devant eux se trouve un immense autel.<\/p>\n<p>Au cours de la XIe dynastie, le temple fun\u00e9raire devient l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment central de l&rsquo;ensemble fun\u00e9raire ; il se compose de deux terrasses, encadr\u00e9es de portiques et couronn\u00e9es d&rsquo;une pyramide dont la base est un rocher naturel (le tombeau des Mentuhoteps). Sous la XII dynastie, malgr\u00e9 la reprise de la construction des pyramides monumentales, il conserve n\u00e9anmoins son importance \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur (l&rsquo;ensemble fun\u00e9raire d&rsquo;Amenemkhet III). Le temple devient enfin le centre du culte national du pharaon. Il se distingue par sa taille impressionnante, un grand nombre de pi\u00e8ces et une abondance de sculptures et de reliefs. Dans la construction des temples, une colonnade avec une nouvelle forme de colonne (d\u00e9cor\u00e9e de chapiteaux avec des t\u00eates en relief de la d\u00e9esse Hathor) et un pyl\u00f4ne (une porte en forme de deux tours avec un passage \u00e9troit) ont commenc\u00e9 \u00e0 \u00eatre largement utilis\u00e9es. Il existe une coutume d&rsquo;\u00e9riger des statues colossales ou des ob\u00e9lisques avec des sommets cuivr\u00e9s devant le temple.<\/p>\n<p>Au cours de la XVIII dynastie, le type classique du temple \u00e9gyptien terrestre s&rsquo;est \u00e9tabli (temples de Karnak et de Louxor \u00e0 Th\u00e8bes). En plan, c&rsquo;est un rectangle allong\u00e9 orient\u00e9 d&rsquo;est en ouest ; sa fa\u00e7ade fait face au Nil, d&rsquo;o\u00f9 y conduit une route encadr\u00e9e de sphinx (avenue des sphinx). L&rsquo;entr\u00e9e du temple se fait sous la forme d&rsquo;un pyl\u00f4ne, devant lequel se trouvent deux ob\u00e9lisques et des statues colossales du pharaon. Derri\u00e8re le pyl\u00f4ne se trouve une cour ouverte entour\u00e9e d&rsquo;une colonnade (p\u00e9ristyle), qui bute contre un autre pyl\u00f4ne plus petit qui m\u00e8ne \u00e0 la deuxi\u00e8me cour, qui est enti\u00e8rement recouverte de colonnes et de statues du pharaon (hypostyle). L&rsquo;hypostyle jouxte directement le b\u00e2timent principal du temple, qui se compose d&rsquo;une ou plusieurs salles \u00e0 colonnes, d&rsquo;un sanctuaire avec des statues de dieux et de pi\u00e8ces annexes (tr\u00e9sorerie, biblioth\u00e8que, celliers). Les multiples transitions d&rsquo;un espace architectural \u00e0 un autre (l&rsquo;ensemble de Karnak fait plus de 1 km de long) porte l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;une lente approche progressive du croyant vers la divinit\u00e9. Puisque le temple \u00e9gyptien n&rsquo;\u00e9tait pas un tout complet et existait comme un ensemble de parties s\u00e9par\u00e9es, il pouvait \u00eatre \u00ab\u00a0continu\u00e9\u00a0\u00bb sans rompre l&rsquo;harmonie, compl\u00e9t\u00e9 par de nouvelles structures. Contrairement \u00e0 la d\u00e9coration int\u00e9rieure vari\u00e9e, dans son expression ext\u00e9rieure, il a d\u00e9montr\u00e9 la simplicit\u00e9 des lignes qui correspondaient au paysage monotone; il n&rsquo;\u00e9tait perturb\u00e9 que par la peinture murale et les couleurs claires.<\/p>\n<p>Au fil du temps, les temples fun\u00e9raires royaux se sont transform\u00e9s en structures monumentales ind\u00e9pendantes avec des pyl\u00f4nes massifs et des avenues de sphinx (le temple d&rsquo;Amenhotep III avec deux \u00e9normes statues du pharaon &#8211; les colosses de Memnon). Le temple comm\u00e9moratif de la reine Hatchepsout \u00e0 Deir el-Bahri (architecte Senmut), qui perp\u00e9tue les traditions architecturales de la XIe dynastie, se d\u00e9marque. Il se compose de trois terrasses avec des salles creus\u00e9es dans la roche, dont les fa\u00e7ades sont encadr\u00e9es de colonnades ; les terrasses sont reli\u00e9es par des rampes.<\/p>\n<p>Des changements importants dans la construction du temple ont eu lieu pendant le r\u00e8gne d&rsquo;Akhenaton. Les architectes rejettent la monumentalit\u00e9 et les salles \u00e0 colonnes ; les colonnades ne sont utilis\u00e9es que pour la construction de pavillons devant les pyl\u00f4nes. Cependant, la 19e dynastie revient aux traditions architecturales pr\u00e9-ehnatoniennes ; le d\u00e9sir de grandeur atteint son apog\u00e9e &#8211; pyl\u00f4nes g\u00e9ants, colonnes et statues de rois, d\u00e9cor excessif de l&rsquo;int\u00e9rieur (le temple d&rsquo;Amon \u00e0 Karnak, les temples de Rams\u00e8s II \u00e0 Tanis). Le type de temple taill\u00e9 dans la roche est r\u00e9pandu; le plus c\u00e9l\u00e8bre est le temple fun\u00e9raire de Rams\u00e8s II \u00e0 Abou Simbel (Ramesseum), taill\u00e9 dans la roche \u00e0 55 m de profondeur : la fa\u00e7ade du temple est con\u00e7ue sous la forme de la paroi frontale d&rsquo;un immense pyl\u00f4ne d&rsquo;env. 30 m et une largeur d&rsquo;env. 40 m\u00e8tres ; devant lui, quatre gigantesques statues assises du pharaon de plus de 20 m de haut ; l&rsquo;organisation de l&rsquo;espace int\u00e9rieur reproduit l&rsquo;ordre de l&rsquo;agencement des locaux d&rsquo;un temple de sol classique.<\/p>\n<p>Les derniers monuments de construction de temples monumentaux \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque du Nouvel Empire sont le temple du dieu Khonsou \u00e0 Karnak, \u00e9rig\u00e9 sous Rams\u00e8s III, et le grandiose temple fun\u00e9raire de ce pharaon \u00e0 M\u00e9dinet Abou, r\u00e9uni avec le palais royal en un seul complexe . Dans la p\u00e9riode suivante, une telle construction est abandonn\u00e9e. Son \u00e9claboussement final ne se produit qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de Sais (le temple de la d\u00e9esse Neith \u00e0 Sais avec des colonnades en forme de palmier et des statues colossales des pharaons).<\/p>\n<p>On sait tr\u00e8s peu de choses sur l&rsquo;architecture s\u00e9culaire de l&rsquo;\u00c9gypte ancienne. L&rsquo;architecture du palais ne peut \u00eatre jug\u00e9e que par la r\u00e9sidence royale d&rsquo;Akhenaton \u00e0 Akhetaton; les palais des p\u00e9riodes pr\u00e9c\u00e9dentes n&rsquo;ont pas surv\u00e9cu. Le palais d&rsquo;Akhenaton \u00e9tait orient\u00e9 du nord au sud et se composait de deux parties, reli\u00e9es par une passerelle couverte &#8211; officielle (pour les r\u00e9ceptions et les c\u00e9r\u00e9monies) et priv\u00e9e (quartiers d&rsquo;habitation). L&rsquo;entr\u00e9e principale \u00e9tait du c\u00f4t\u00e9 nord et donnait sur une grande cour, autour de laquelle se trouvaient des statues et qui s&rsquo;appuyait contre la fa\u00e7ade du palais ; au centre de la fa\u00e7ade il y avait un pavillon avec des colonnes, et sur les c\u00f4t\u00e9s il y avait des rampes. Le hall \u00e0 colonnes avant du palais \u00e9tait jouxt\u00e9 par des salles de loisirs, des cours et des jardins avec des \u00e9tangs.<\/p>\n<p>En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale, la maison d&rsquo;un noble \u00e9gyptien \u00e9tait situ\u00e9e au milieu d&rsquo;une zone fortifi\u00e9e avec deux entr\u00e9es &#8211; la principale et celle de service. A l&rsquo;\u00e9poque du Moyen Empire, il se distinguait par sa taille importante (60 \u0491 40 m) et pouvait compter jusqu&rsquo;\u00e0 soixante-dix pi\u00e8ces regroup\u00e9es autour d&rsquo;un hall central \u00e0 quatre colonnes (un habitat \u00e0 Kakhun). A l&rsquo;\u00e9poque du Nouvel Empire, \u00e0 en juger par les fouilles d&rsquo;Akhetaton, la maison d&rsquo;un noble \u00e9tait de taille plus modeste (22 \u0491 22 m). Il \u00e9tait divis\u00e9 en la partie avant droite (hall et pi\u00e8ces de r\u00e9ception) et la partie s\u00e9jour gauche (chambre avec lavabo, pi\u00e8ces pour femmes, d\u00e9barras). Toutes les pi\u00e8ces avaient des fen\u00eatres juste en dessous du plafond, de sorte que le hall principal a \u00e9t\u00e9 construit plus haut que le reste des pi\u00e8ces. Les murs et les sols \u00e9taient recouverts de peintures. Autour de la maison il y avait des cours, un puits, des d\u00e9pendances, un jardin avec un \u00e9tang et des belv\u00e9d\u00e8res. La maison d&rsquo;un roturier du Moyen et du Nouvel Empire \u00e9tait une petite structure qui comprenait une salle commune, une chambre et une cuisine ; une petite cour la jouxtait. Les mat\u00e9riaux de construction \u00e9taient le roseau, le bois, l&rsquo;argile ou la brique crue.<\/p>\n<h2>Sculpture.<\/h2>\n<p>L&rsquo;art plastique de l&rsquo;Egypte ancienne \u00e9tait indissociable de l&rsquo;architecture ; la sculpture \u00e9tait une partie organique des tombes, des temples et des palais. Les \u0153uvres des sculpteurs \u00e9gyptiens attestent d&rsquo;un haut degr\u00e9 de technicit\u00e9 ; leur travail a demand\u00e9 beaucoup d&rsquo;efforts &#8211; ils ont sculpt\u00e9, fini et poli des statues avec soin dans les types de pierre les plus durs (granit, porphyre, etc.). En m\u00eame temps, ils traduisaient de mani\u00e8re assez fiable les formes du corps humain; ils r\u00e9ussissaient moins bien \u00e0 dessiner les muscles et les tendons. L&rsquo;objet principal de la cr\u00e9ativit\u00e9 des sculpteurs \u00e9tait un souverain terrestre ou un noble, moins souvent un roturier. L&rsquo;image de la divinit\u00e9 n&rsquo;\u00e9tait pas centrale ; g\u00e9n\u00e9ralement, les dieux \u00e9taient repr\u00e9sent\u00e9s de mani\u00e8re assez sch\u00e9matique, souvent avec des t\u00eates d&rsquo;oiseaux ou d&rsquo;animaux.<\/p>\n<p>D\u00e9j\u00e0 \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de l&rsquo;Ancien Empire, se formaient les types canoniques de statues de dignitaires: 1) debout (la figure est tendue, frontale, la t\u00eate haute, la jambe gauche fait un pas en avant, les bras sont abaiss\u00e9s et press\u00e9 contre le corps); 2) assis sur un tr\u00f4ne (les mains sont plac\u00e9es sym\u00e9triquement sur les genoux ou un bras est pli\u00e9 au coude) ou assis sur le sol avec les jambes crois\u00e9es. Toutes donnent l&rsquo;impression d&rsquo;une monumentalit\u00e9 solennelle et d&rsquo;une s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 stricte ; ils se caract\u00e9risent par une raideur de la posture, une expression faciale impassible, des muscles forts et forts (statue du noble Ranofer); devant nous se trouve un type social g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 qui incarne le pouvoir et le pouvoir. Dans une certaine mesure, ces caract\u00e9ristiques sont inh\u00e9rentes aux \u00e9normes statues de pharaons avec un torse exag\u00e9r\u00e9ment puissant et un calme majestueux des poses (statues de Djoser, Khafr); dans son expression maximale, l&rsquo;id\u00e9e du pouvoir royal divin est pr\u00e9sent\u00e9e dans des sphinx de pierre g\u00e9ants &#8211; des lions \u00e0 t\u00eate de pharaon (les premi\u00e8res statues royales en dehors des temples). Dans le m\u00eame temps, le lien entre l&rsquo;image sculpturale et le culte fun\u00e9raire exige sa ressemblance avec l&rsquo;original, ce qui conduit \u00e0 l&rsquo;apparition pr\u00e9coce d&rsquo;un portrait sculptural traduisant l&rsquo;originalit\u00e9 individuelle du mod\u00e8le et son caract\u00e8re (statues de l&rsquo;architecte Khemiun, scribe Kai, prince Kaaper, buste du prince Anhaf). Ainsi, dans la sculpture \u00e9gyptienne, la froide arrogance de l&rsquo;apparence et la posture solennelle se conjuguent \u00e0 un rendu r\u00e9aliste du visage et du corps ; il portait l&rsquo;id\u00e9e de la finalit\u00e9 sociale d&rsquo;une personne et, en m\u00eame temps, l&rsquo;id\u00e9e de son existence individuelle. La sculpture de petites formes s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9e moins canonique, puisque son objet pourrait \u00eatre des repr\u00e9sentants des couches inf\u00e9rieures (figurines de serviteurs et d&rsquo;esclaves en train de travailler).<\/p>\n<p>A l&rsquo;\u00e9poque de l&rsquo;Empire du Milieu, l&rsquo;\u00e9cole th\u00e9baine occupait les premi\u00e8res places des arts plastiques. Si elle suit d&rsquo;abord les principes de sch\u00e9matisation et d&rsquo;id\u00e9alisation (la statue de Senusret I de Lisht), alors le sens r\u00e9aliste s&rsquo;y renforce : la statue royale, glorifiant le pouvoir du pharaon, doit en m\u00eame temps consolider son aspect sp\u00e9cifique. dans l&rsquo;esprit des gens. A cette fin, les sculpteurs utilisent de nouvelles techniques &#8211; le contraste entre l&rsquo;immobilit\u00e9 de la pose et l&rsquo;expressivit\u00e9 vive d&rsquo;un visage soigneusement travaill\u00e9 (yeux profond\u00e9ment ancr\u00e9s dans les orbites, muscles faciaux trac\u00e9s et plis cutan\u00e9s) et un jeu aigu de clair-obscur ( statues de S\u00e9nousret III et Amenemhat III). Les sc\u00e8nes de genre sont populaires dans la sculpture populaire en bois : un laboureur avec des taureaux, un bateau avec des rameurs, un d\u00e9tachement de soldats ; ils se distinguent par la spontan\u00e9it\u00e9 et la v\u00e9racit\u00e9.<\/p>\n<p>Au d\u00e9but du Nouvel Empire, on s&rsquo;\u00e9loigne des innovations plastiques de l&rsquo;\u00e9poque pr\u00e9c\u00e9dente : avec une id\u00e9alisation maximale, seule la ressemblance de portrait la plus g\u00e9n\u00e9rale est conserv\u00e9e (statues de la reine Hatchepsout et Thoutmosis III ; il existe une coutume de reproduire le caract\u00e9ristiques du pharaon r\u00e9gnant dans les images sculpturales de la noblesse. Mais, \u00e0 partir du r\u00e8gne de Thoutmosis IV, les sculpteurs abandonnent l&rsquo;aust\u00e9rit\u00e9 canonique des formes au profit d&rsquo;une d\u00e9coration exquise : la surface autrefois lisse de la statue est maintenant recouverte de fines lignes fluides des v\u00eatements et des boucles de perruques et est anim\u00e9 par des jeux d&rsquo;ombre et de lumi\u00e8re. Le r\u00e9alisme est caract\u00e9ristique principalement des statues de personnes priv\u00e9es (une statue d&rsquo;un couple mari\u00e9 de l&rsquo;\u00e9poque d&rsquo;Amenhotep III, une t\u00eate d&rsquo;homme du Birmingham Museum). la tendance atteint son apog\u00e9e sous Akh\u00e9naton, en rupture totale avec le canon ; l&rsquo;id\u00e9alisation est m\u00eame abandonn\u00e9e lorsqu&rsquo;il repr\u00e9sente le roi et la reine. Les sculpteurs se sont donn\u00e9 pour mission de transmettre l&rsquo;univers int\u00e9rieur du personnage (les t\u00eates de portrait d&rsquo;Akhenaton et de N\u00e9fertiti), ainsi que de r\u00e9aliser une image r\u00e9aliste du corps humain (figurines de quatre d\u00e9esses de la tombe de Toutankhamon).<\/p>\n<p>Pendant la p\u00e9riode de r\u00e9action anti-ehnatonique, on essaie de revenir aux anciennes m\u00e9thodes antir\u00e9alistes. La tendance \u00e0 l&rsquo;id\u00e9alisation, caract\u00e9ristique avant tout de l&rsquo;\u00e9cole de Memphis (statues de Per-Rams\u00e8s), redevient dominante. Cependant, dans l&rsquo;art plastique des XIXe-XXe dynasties, la direction r\u00e9aliste n&rsquo;abandonne pas non plus ses positions, ce qui se manifeste principalement dans le portrait royal : il n&rsquo;y a plus de muscles hyperbolis\u00e9s, une pose anormalement droite, un regard fig\u00e9 dirig\u00e9 vers la distance; Pharaon appara\u00eet sous la forme d&rsquo;un guerrier fort, mais ordinaire, non pas en c\u00e9r\u00e9monie, mais en tenue de tous les jours. L&rsquo;image la\u00efque du roi est affirm\u00e9e &#8211; non pas un dieu, mais un v\u00e9ritable souverain terrestre (statue de Rams\u00e8s II).<\/p>\n<p>Dans la p\u00e9riode initiale de la fin du Royaume, l&rsquo;art plastique \u00e9tait en d\u00e9clin. Aux XI-IX si\u00e8cles. AVANT JC. la sculpture monumentale laisse place aux petites formes (petites figurines en bronze). Fin IXe &#8211; d\u00e9but VIIIe si\u00e8cles. AVANT JC. un portrait sculptural r\u00e9aliste est repris (statuettes de Taharka, princesses koushites, statue du maire th\u00e9bain Montuemkhet). Aux \u00e9poques sa&rsquo;is et persane, la direction r\u00e9aliste rivalise avec une tendance traditionaliste renaissante.<\/p>\n<h2>Art et peinture en relief.<\/h2>\n<p>Le relief \u00e9tait une composante importante de l&rsquo;art \u00e9gyptien antique. A l&rsquo;\u00e9poque de l&rsquo;Ancien Empire, deux types principaux de relief \u00e9gyptien s&rsquo;\u00e9taient d\u00e9velopp\u00e9s &#8211; un bas-relief ordinaire et un relief en profondeur (coup\u00e9) (la surface de la pierre, qui servait de fond, restait intacte, et les contours de l&rsquo;image ont \u00e9t\u00e9 coup\u00e9s). Dans le m\u00eame temps, un syst\u00e8me strict d&rsquo;agencement des sc\u00e8nes et des compositions enti\u00e8res sur les murs des tombes a \u00e9t\u00e9 mis en place. Les reliefs des tombeaux royaux remplissaient trois t\u00e2ches : glorifier le pharaon en tant que souverain terrestre (sc\u00e8nes de guerre et de chasse), souligner son statut divin (le pharaon entour\u00e9 des dieux) et lui offrir une existence heureuse dans l&rsquo;au-del\u00e0 (nourriture, vaisselle, v\u00eatements divers, armes, etc.) &#8230; Les reliefs des tombeaux de la noblesse \u00e9taient divis\u00e9s en deux cat\u00e9gories : certains louaient les m\u00e9rites et les actes du d\u00e9funt au service du pharaon, d&rsquo;autres repr\u00e9sentaient tout ce qui \u00e9tait n\u00e9cessaire \u00e0 une autre vie.<\/p>\n<p>M\u00eame \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque du Premier Empire, les principes de base de l&rsquo;image en relief (la plaque de Narmer) ont \u00e9t\u00e9 form\u00e9s : 1) la disposition en ceinture des sc\u00e8nes (l&rsquo;une au-dessus de l&rsquo;autre) ; 2) caract\u00e8re planaire g\u00e9n\u00e9ral\u00a0; 3) conventionnalit\u00e9 et sch\u00e9matisation, en partie dues \u00e0 la croyance au caract\u00e8re magique de l&rsquo;image : le transfert de statut social par la taille de la figure (la figure du pharaon est sup\u00e9rieure \u00e0 toutes les autres, les figures des nobles sont l\u00e9g\u00e8rement les gens plus petits et ordinaires sont presque des pygm\u00e9es), une combinaison de diff\u00e9rentes perspectives (la t\u00eate et les jambes d&rsquo;une personne sont donn\u00e9es de profil, et les yeux, les \u00e9paules et les bras sont tourn\u00e9s face \u00e0 face), montrant un objet en fixant sch\u00e9matiquement son des parties individuelles (un sabot au lieu d&rsquo;un cheval, une t\u00eate de b\u00e9lier au lieu d&rsquo;un b\u00e9lier lui-m\u00eame), attribuant certaines poses \u00e0 certaines cat\u00e9gories de personnes (les ennemis sont invariablement d\u00e9peints comme vaincus, etc.)\u00a0); 4) ressemblance maximale du portrait du personnage principal\u00a0; 5) l&rsquo;opposition du personnage principal au reste des participants \u00e0 la sc\u00e8ne, avec lesquels il contraste avec son calme et son immobilit\u00e9 ; cependant, il reste toujours hors de combat. Les reliefs \u00e9taient peints sans d\u00e9grad\u00e9 de nuances, les figures \u00e9taient esquiss\u00e9es avec des contours.<\/p>\n<p>Ces principes picturaux ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9s dans la peinture murale, qui \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de l&rsquo;Ancien Empire \u00e9tait \u00e9troitement associ\u00e9e \u00e0 l&rsquo;art du relief. C&rsquo;est \u00e0 cette \u00e9poque que se r\u00e9pandent deux grands types de techniques de peinture murale : la d\u00e9trempe sur une surface s\u00e8che et l&rsquo;incrustation de p\u00e2tes color\u00e9es dans des \u00e9videments pr\u00e9fabriqu\u00e9s. Seules des peintures min\u00e9rales ont \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9es.<\/p>\n<p>Pendant la p\u00e9riode du Moyen Empire, deux directions ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9termin\u00e9es &#8211; la m\u00e9tropolitaine, qui se concentre sur la stricte reproduction des \u00e9chantillons pr\u00e9c\u00e9dents (les tombeaux des pharaons et des courtisans), et la provinciale, qui essaie de surmonter un certain nombre de canons et cherche de nouveaux techniques artistiques (les tombeaux des nomarques \u00e0 Beni Hasan) ; ce dernier se caract\u00e9rise par des poses plus naturelles des personnages, le rejet de la disproportion dans la repr\u00e9sentation des participants principaux et secondaires des sc\u00e8nes, un plus grand r\u00e9alisme dans la repr\u00e9sentation des roturiers et des animaux, la richesse des couleurs, la juxtaposition audacieuse des points lumineux. Cependant, avec le d\u00e9clin de l&rsquo;ind\u00e9pendance des nomes au cours de la XIIe dynastie, cette tendance s&rsquo;est progressivement estomp\u00e9e.<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;\u00e9poque du Nouvel Empire, la peinture en relief et la peinture murale se sont s\u00e9par\u00e9es l&rsquo;une de l&rsquo;autre, devenant des types d&rsquo;art ind\u00e9pendants. L&rsquo;importance de la peinture murale augmente. Les peintures murales sont ex\u00e9cut\u00e9es sur du pl\u00e2tre blanc lisse qui recouvrait les murs de calcaire et se distinguent par la diversit\u00e9 stylistique et parcellaire (peinture murale th\u00e9baine); les reliefs sont sculpt\u00e9s beaucoup moins souvent et uniquement dans les tombes rupestres taill\u00e9es dans du calcaire de haute qualit\u00e9. Il existe un livre de peinture proche du graphisme (illustrations pour le Livre des Morts).<\/p>\n<p>Au cours de la XVIIIe dynastie, l&rsquo;art du relief et de la peinture subit des changements tant sur le plan th\u00e9matique que visuel (\u00e9cole th\u00e9baine). De nouveaux th\u00e8mes apparaissent (diverses sc\u00e8nes de guerre, sc\u00e8nes de f\u00eate) ; On essaie de rendre le mouvement et le volume des figures, de les montrer de dos, de plein visage ou de plein profil ; les compositions de groupe acqui\u00e8rent une tridimensionnalit\u00e9; la coloration devient plus naturelle. Le point culminant de cette \u00e9volution est l&rsquo;\u00e8re d&rsquo;Akhenaton et de Toutankhamon, o\u00f9 le rejet des canons pr\u00e9c\u00e9dents permet aux artistes d&rsquo;interpr\u00e9ter des sujets jusqu&rsquo;alors interdits (le roi dans la vie de tous les jours &#8211; au d\u00eener, avec sa famille), de pr\u00eater plus d&rsquo;attention \u00e0 l&rsquo;environnement (jardins , palais, temples), transf\u00e9rez les figures dans des poses libres et dynamiques sans tour d&rsquo;\u00e9paule frontal conditionnel.<\/p>\n<p>Sous les derniers pharaons du XVIII et \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de la XIX dynastie, la diversit\u00e9 de l&rsquo;intrigue et de la composition, l&rsquo;int\u00e9r\u00eat pour le paysage, le d\u00e9sir de pr\u00e9cision du portrait et de modelage soign\u00e9 du corps ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9serv\u00e9s. Dans le m\u00eame temps, il y a un retour aux principes traditionnels de composition, d&rsquo;id\u00e9alisation des images, de disproportion des images figur\u00e9es, en particulier dans les bas-reliefs des temples \u00e0 contenu cultuel. Apr\u00e8s Rams\u00e8s III, cette tendance l&#8217;emporte compl\u00e8tement ; dans l&rsquo;art th\u00e9bain, la tendance r\u00e9aliste se meurt ; les th\u00e8mes religieux suppriment les th\u00e8mes s\u00e9culaires.<\/p>\n<h2>V\u00eatements et nourriture.<\/h2>\n<p>Depuis l&rsquo;Antiquit\u00e9, le v\u00eatement principal des hommes est un tablier, un pagne ou une jupe courte. Les tissus et les tailles variaient selon le statut social : pour les roturiers et les esclaves, il s&rsquo;agissait d&rsquo;un simple morceau de cuir ou de papier qui correspondait aux cuisses, pour les nobles, un morceau de tissu oblong \u00e9troitement enroul\u00e9 autour de la taille et du haut de la jambe et attach\u00e9 avec un ceinture. Petit \u00e0 petit, le tablier et la jupe se sont allong\u00e9s, il est devenu \u00e0 la mode d&rsquo;enfiler un autre tablier ou jupe plus long et plus large, parfois en tissu transparent. Les hommes nobles couvraient \u00e9galement la partie sup\u00e9rieure du corps. Au d\u00e9but, une cape \u00e9troite \u00e9tait utilis\u00e9e pour cela, qui \u00e9tait jet\u00e9e sur les \u00e9paules, ou une peau de tigre (l\u00e9opard) taill\u00e9e qui prot\u00e9geait le dos; il \u00e9tait pass\u00e9 sous les bras et nou\u00e9 avec des ceintures sur les \u00e9paules. \u00c0 l&rsquo;\u00e8re du Nouvel Empire, une robe en tissu co\u00fbteux, comme une chemise ou une cape, s&rsquo;est r\u00e9pandue.<\/p>\n<p>Contrairement aux hommes, les femmes devaient se couvrir le corps. Leurs v\u00eatements les plus anciens \u00e9taient une robe tiss\u00e9e qui s&rsquo;ajustait au corps de la poitrine aux pieds et tenait sur des bretelles, parfois avec des manches courtes et \u00e9troites ; au fil du temps, ils ont commenc\u00e9 \u00e0 le d\u00e9corer avec des motifs multicolores. Plus tard, les femmes nobles ont commenc\u00e9 \u00e0 leur jeter de minces couvre-lits transparents. Le costume d&rsquo;une noble femme \u00e9gyptienne \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque des XVIIIe et XXe dynasties se composait d&rsquo;une large chemise, d&rsquo;une jupe courte et d&rsquo;un grand manteau aux bords arrondis.<\/p>\n<p>La coutume de se couvrir la t\u00eate et de porter des chaussures ne s&rsquo;est r\u00e9pandue en Egypte qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9poque du Nouvel Empire. Les hommes et les femmes portaient des chaussures et des sandales en cuir ou en lani\u00e8res \u00e9troites de papyrus ; des sandales \u00e9taient attach\u00e9es \u00e0 la jambe avec des sangles. Les chaussures n&rsquo;\u00e9taient port\u00e9es qu&rsquo;en quittant la maison. La coiffure traditionnelle des hommes \u00e9tait un chapeau rond et moulant fait de cuir ou de tissu en papier, parfois de feuilles et de tiges. Les pharaons et les dignitaires pr\u00e9f\u00e9raient une sorte de bonnet \u00e0 longues \u00ab\u00a0oreilles\u00a0\u00bb et avec une \u00ab\u00a0faux\u00a0\u00bb tordue en chignon \u00e0 l&rsquo;arri\u00e8re. Les femmes jetaient sur leur t\u00eate un grand foulard, rassembl\u00e9 en plis et couvrant leurs cheveux comme une couverture.<\/p>\n<p>Au d\u00e9but, les hommes portaient les cheveux courts et les femmes les cheveux longs et luxuriants. Plus tard, il est devenu habituel pour les hommes de se raser les cheveux et la barbe, et cette mode s&rsquo;est r\u00e9pandue parmi les femmes nobles. Dans le m\u00eame temps, les aristocrates ont commenc\u00e9 \u00e0 utiliser de fausses barbes et des perruques, g\u00e9n\u00e9ralement boucl\u00e9es.<\/p>\n<p>La nourriture principale \u00e9tait des g\u00e2teaux d&rsquo;orge, de la bouillie d&#8217;emmer, du poisson (principalement s\u00e9ch\u00e9) et des l\u00e9gumes, la boisson principale \u00e9tait la bi\u00e8re d&rsquo;orge. Le r\u00e9gime alimentaire des nobles comprenait \u00e9galement de la viande, des fruits et du vin de raisin. Il n&rsquo;y avait pas de fourchettes. Pendant le repas, ils n&rsquo;utilisaient pas de couteaux : la nourriture \u00e9tait servie sur des plateaux, d\u00e9j\u00e0 coup\u00e9s en morceaux, que l&rsquo;on prenait avec les doigts de la main droite. La nourriture liquide \u00e9tait mang\u00e9e avec des cuill\u00e8res; ils buvaient dans des verres et des tasses. La partie principale des ustensiles de cuisine consistait en une vari\u00e9t\u00e9 de r\u00e9cipients, louches et cruches. Les tables \u00e9taient \u00e0 l&rsquo;origine une planche ronde ou rectangulaire sur une base basse; de vraies tables et chaises de salle \u00e0 manger sont venues plus tard.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>L&rsquo;\u00e9gyptologie.<\/h2>\n<p>Jusqu&rsquo;\u00e0 la fin du XVIIIe si\u00e8cle. ils ne s&rsquo;int\u00e9ressaient pratiquement pas \u00e0 l&rsquo;histoire de l&rsquo;\u00c9gypte ancienne. Le pays \u00e9tait sous domination turque et restait inaccessible aux Europ\u00e9ens ; en outre, la connaissance de l&rsquo;\u00e9criture \u00e9gyptienne ancienne a \u00e9t\u00e9 perdue. La situation a chang\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 la campagne de Napol\u00e9on Ier en Egypte en 1798-1801, \u00e0 laquelle un groupe de scientifiques fran\u00e7ais a particip\u00e9 \u00e0 la collecte et au catalogage des antiquit\u00e9s \u00e9gyptiennes. Le r\u00e9sultat de leur travail fut lavolumes Description en plusieursde l&rsquo;Egypte (1809-1828). La pierre de Rosette, qu&rsquo;ils apport\u00e8rent en Europe, avec le texte inscrit en lettres hi\u00e9roglyphiques, d\u00e9motiques et grecques, permit \u00e0 J.-F.Champollon (1790-1832) de trouver en 1822 une m\u00e9thode de d\u00e9codage de l&rsquo;\u00e9criture hi\u00e9roglyphique ; il r\u00e9digea la premi\u00e8re grammaire et le premier dictionnaire de la langue \u00e9gyptienne antique. La d\u00e9couverte de J.-F. Champollion marque la naissance de l&rsquo;\u00e9gyptologie.<\/p>\n<p>Au premier stade du d\u00e9veloppement de l&rsquo;\u00e9gyptologie (jusqu&rsquo;au d\u00e9but des ann\u00e9es 1880), les fouilles \u00e9taient pour la plupart inorganis\u00e9es ; En raison du manque de qualifications de nombreux arch\u00e9ologues-aventuriers, des dommages irr\u00e9parables ont \u00e9t\u00e9 caus\u00e9s \u00e0 un certain nombre de monuments pr\u00e9cieux. Dans le m\u00eame temps, des recherches arch\u00e9ologiques syst\u00e9matiques ont commenc\u00e9, principalement par des scientifiques allemands et fran\u00e7ais. Le Fran\u00e7ais DE Mariette (1821-1881) y joua un r\u00f4le important, qui effectua des fouilles \u00e0 Th\u00e8bes, Abydos et Memphis ; en 1858, il fonde le Mus\u00e9e \u00e9gyptien du Caire. Le d\u00e9chiffrement de l&rsquo;\u00e9criture hi\u00e9roglyphique a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 achev\u00e9 (R. Lepsius et G. Brugsch), un \u00e9norme travail a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 pour collecter, syst\u00e9matiser et publier les inscriptions et les mat\u00e9riaux d\u00e9couverts. L&rsquo;\u00e9cole allemande fond\u00e9e par R. Lepsius a commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9tudier l&rsquo;histoire et la chronologie de l&rsquo;\u00c9gypte ancienne.<\/p>\n<p>Au cours de la deuxi\u00e8me \u00e9tape (d\u00e9but des ann\u00e9es 1880 &#8211; ann\u00e9es 1920), les recherches arch\u00e9ologiques ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es sur une base scientifique rigoureuse et sous le contr\u00f4le du Service des antiquit\u00e9s de l&rsquo;\u00c9tat \u00e9gyptien au Caire. Le scientifique anglais W.M. Flinders Petrie (1853-1942) a d\u00e9velopp\u00e9 une m\u00e9thode pour d\u00e9terminer l&rsquo;\u00e2ge relatif des objets et l&rsquo;a utilis\u00e9e avec succ\u00e8s lors de fouilles \u00e0 Negada, Abydos, Memphis et El-Amarna. Les travaux des exp\u00e9ditions fran\u00e7aises sont coordonn\u00e9s par l&rsquo;Institut d&rsquo;arch\u00e9ologie orientale, fond\u00e9 en 1881. Depuis le d\u00e9but du XXe si\u00e8cle. Les arch\u00e9ologues europ\u00e9ens ont \u00e9t\u00e9 rejoints par leurs coll\u00e8gues des \u00c9tats-Unis, dont les activit\u00e9s \u00e9taient supervis\u00e9es par le Metropolitan Museum of Art de New York, le Boston Museum of Fine Arts et les universit\u00e9s de Chicago et de Californie.<\/p>\n<p>Au cours de cette p\u00e9riode, un grand succ\u00e8s a \u00e9t\u00e9 obtenu dans le domaine de la publication scientifique des monuments de l&rsquo;\u00e9criture \u00e9gyptienne ancienne et des mat\u00e9riaux arch\u00e9ologiques (Catalogue g\u00e9n\u00e9ral des antiquit\u00e9s \u00e9gyptiennes du mus\u00e9e du Caire, Monuments de l&rsquo;Egypte ancienne, Sources primaires des antiquit\u00e9s \u00e9gyptiennes). Le d\u00e9veloppement d&rsquo;une grande vari\u00e9t\u00e9 d&rsquo;aspects de l&rsquo;histoire \u00e9gyptienne antique a commenc\u00e9. Un int\u00e9r\u00eat particulier a \u00e9t\u00e9 port\u00e9 au pass\u00e9 militaire et politique de l&rsquo;Egypte, sa religion et sa culture. Les premiers ouvrages g\u00e9n\u00e9ralisateurs sont apparus &#8211; l&rsquo; Histoire de l&rsquo;Egypte depuis les premiers temps de W.M. Flinders Petrie, l&rsquo; Histoire de l&rsquo;Egypte de l&rsquo; Am\u00e9ricain J.J. Brasted (1865-1935), Au temps des Pharaons et des Rois et Dieux d&rsquo;Egypte A. Moret (1868-1938). Le concept du r\u00f4le pr\u00e9pond\u00e9rant de la civilisation \u00e9gyptienne dans le monde antique a \u00e9t\u00e9 \u00e9tabli ; ses principaux adh\u00e9rents \u00e9taient le Fran\u00e7ais G. Maspero (1846-1916), l&rsquo;auteur de l&rsquo; Histoire ancienne des peuples de l&rsquo;Orient classique (1895-1899), et l&rsquo;Allemand E. Meyer (1855-1930), l&rsquo;auteur de la Histoire de l&rsquo;Antiquit\u00e9 (1884-1910).<\/p>\n<p>\u00c0 la troisi\u00e8me \u00e9tape (ann\u00e9es 1920 &#8211; ann\u00e9es 1950), les arch\u00e9ologues se sont tourn\u00e9s vers une \u00e9tude s\u00e9rieuse des p\u00e9riodes pr\u00e9-dynastiques et des premi\u00e8res p\u00e9riodes dynastiques. L&rsquo;\u00e9v\u00e9nement le plus sensationnel fut l&rsquo;ouverture en 1922 par l&rsquo;Anglais H. Carter (1873-1939) de la tombe de Toutankhamon. Se posait le probl\u00e8me de l&rsquo;origine de la civilisation \u00e9gyptienne et de ses relations avec les cultures voisines (nubienne, libyenne, syrienne et palestinienne). Les philologues ont fait des progr\u00e8s significatifs : les scientifiques allemands A. Erman et H. Grapov ont compil\u00e9 un nouveau dictionnaire de la langue \u00e9gyptienne ancienne, l&rsquo;\u00e9gyptologue anglais A.H. Gardiner a publi\u00e9 une grammaire de la langue \u00e9gyptienne classique. La publication active de textes se poursuit : les papyrus de Vilbour, les documents administratifs de l&rsquo;\u00e9poque ramesside, l&rsquo;onomastique \u00e9gyptienne , etc. La plupart des savants rejettent l&rsquo;id\u00e9e de la domination de l&rsquo;\u00c9gypte dans l&rsquo;Orient antique (histoire antique de Cambridge). Dans les ann\u00e9es 1940, l&rsquo;\u00e9cole \u00e9gyptienne des \u00e9gyptologues voit le jour (A. Kamal, S. Hasan, Z. Goneim, A. Bakir).<\/p>\n<p>Depuis les ann\u00e9es 1960 (quatri\u00e8me \u00e9tape) et surtout au cours des derni\u00e8res d\u00e9cennies, l&rsquo;\u00e9ventail des probl\u00e8mes et des outils m\u00e9thodologiques de l&rsquo;\u00e9gyptologie s&rsquo;est consid\u00e9rablement \u00e9largi. Tout en maintenant l&rsquo;int\u00e9r\u00eat traditionnel pour l&rsquo;histoire politique, la culture et la religion, ils ont souvent commenc\u00e9 \u00e0 \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s sous un nouvel angle. Le probl\u00e8me de la corr\u00e9lation entre id\u00e9ologie politique et pratique politique (E. Hornung) a \u00e9t\u00e9 pos\u00e9, le concept \u00e9gyptien de monarchie a \u00e9t\u00e9 repens\u00e9 (E. Spalinger). Une approche s\u00e9miotique a commenc\u00e9 \u00e0 \u00eatre appliqu\u00e9e dans l&rsquo;\u00e9tude de divers aspects de la mentalit\u00e9 \u00e9gyptienne antique : les id\u00e9es sur le temps (E. Otto), la guerre et la paix (I. Hafeman et I. Foos), l&rsquo;image de l&rsquo;\u00e9tranger (G. Kees ). Une attention consid\u00e9rable a commenc\u00e9 \u00e0 \u00eatre accord\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude de la conscience historique (E. Otto, M. Werner, I. von Beckerat). L&rsquo;int\u00e9r\u00eat pour les structures \u00e9conomiques et sociales (V. Helk, B. Kemp), aux liens de l&rsquo;Egypte avec la civilisation grecque primitive (W. Helk), avec les cultures africaines (J. Leclan) et de Jud\u00e9e (A. Malamat), \u00e0 la p\u00e9riode jusqu&rsquo;alors peu \u00e9tudi\u00e9e XI-VIII si\u00e8cles. AVANT JC. (K. Cuisine).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le terme \u00ab\u00a0Egypte\u00a0\u00bb (Aigyptos) vient du ph\u00e9nicien \u00ab\u00a0Hikupta\u00a0\u00bb &#8211; un \u00e9gyptien d\u00e9form\u00e9 \u00ab\u00a0Hatkapta\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0Temple de Ptah\u00a0\u00bb), le nom de l&rsquo;ancienne capitale \u00e9gyptienne de Memphis. Les \u00c9gyptiens eux-m\u00eames appelaient leur pays \u00ab\u00a0Kemet\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0Terre noire\u00a0\u00bb) en fonction de la couleur du sol noir de la vall\u00e9e du Nil, par opposition \u00e0 \u00ab\u00a0Terre rouge\u00a0\u00bb (d\u00e9sert).<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":478,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"neve_meta_sidebar":"","neve_meta_container":"","neve_meta_enable_content_width":"off","neve_meta_content_width":70,"neve_meta_title_alignment":"","neve_meta_author_avatar":"","neve_post_elements_order":"","neve_meta_disable_header":"","neve_meta_disable_footer":"","neve_meta_disable_title":"","neve_meta_reading_time":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[151,52],"tags":[],"class_list":["post-483","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-histoire","category-all-articles-fr"],"yoast_head":"\n<title>L&#039;Egypte ancienne. 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